Mardi 26 mai 2009

A PARAITRE EN JUILLET 2009

  

« L’ADIEU A LA MODERNITE »

 

Prolégomènes à la Maâtisation du Monde

 

 

Par

 

JP. KAYA

 

 

PRESENTATION

 

 

            La Modernité[1] est un concept engendré par une époque historique déterminée, appartenant à l’histoire de l’Europe occidentale. Cette époque va de la prise de Constantinople par les Turcs à la Révolution française[2]. Soit de 1453 à 1789. C'est-à-dire plus de trois siècles, qui ont vu se transformer radicalement la civilisation européenne sur tous les plans : intellectuel, artistique, social, économique, politique, juridique et religieux. Cependant, bien que la périodisation historique voie dans la Révolution française la fin de cette époque extraordinaire pour l’Europe, en réalité, la période contemporaine demeure totalement imprégnée par l’héritage de la Modernité. Elle est non seulement son prolongement, mais aussi sa routinisation.

            Or, il semble que cette culture moderne soit aujourd’hui sur le déclin, car parvenue au bout de ses ressources mentales. On considère ainsi désormais  la Postmodernité comme une alternative pour la dépasser. Ainsi, en occident même, la critique de la Modernité a déjà été ouverte[3]. Même si, cette critique n’est pas allée jusqu’à répudier la Modernité,  dans la civilisation occidentale actuelle, nous allons montrer que l’analyse objective de cette culture met en lumière sa responsabilité fondamentale dans les  dysfonctionnements les plus dangereux de la société néolibérale. La crise financière actuelle que traverse le capitalisme, est une crise sociétale et systémique, dont la genèse doit être recherchée dans l’identité de la Modernité. L'équilibre même de notre biosphère est mis en danger par le mode de consommation engendré par les valeurs de la Modernité. Loin de proposer un dépassement de la Modernité, la Postmodernité n’est que l’hypertrophie de cette dernière, que Lipotvesky définit comme un procès de la personnalisation[4], autrement dit un surdéveloppement de l’ego, une transformation de l’individualisme en égoïsme comme le craignait déjà du Durkheim.

            Quoique A. Touraine, ait proposé la meilleure définition de la Modernité, comme étant l’action que toute société est capable d’exercer sur elle-même pour échapper à la caducité, nous affirmons que chaque société est en mesure de trouver cette capacité dans son propre code culturel, sans pour autant s’occidentaliser, autrement dit s’aliéner en adoptant l'individualisme comme idéologie. Aussi, est-il pertinent de poser aux élites africaines, qui ne jurent que par la Modernité, laquelle leur apparaît comme le salut même de l’Afrique, une question d’honnêteté intellectuelle. Que faire de la Modernité, alors qu’il est question pour l’Humanité d’en sortir dès maintenant ?
            Nous prenons donc la responsabilité de dire adieu à la modernité. Elle n'a pas démerité, mais elle ne représentait qu'une époque de l'Histoire humaine. Un nouveau paradigme est prêt à la supplanter et dépasser ses lacunes: c'est la maâtisation, qui donnera naissance à la Société Initiatique.

 

 

TABLE DES MATIERES

 

PREFACE

 

INTRODUCTION

 

CHAPITRE I. FONDEMENTS NORMATIFS DE LA MODERNITE

 

1-      Antécédents historiques

2-      L’individualisme

3-      Le capitalisme

4-      Le triomphe de la Raison

5-      Le renouveau de la pensée et des Formes artistiques

6-      L’invention du modèle libéral

 

CHAPITRE II. LE CONCEPT DE LA MODERNITE : LA RATIONNALISATION DU MONDE

 

1-      Une économie en expansion permanente

2-      Une société atomisée et un Homme solitaire

3-      Une société fondée sur le travail et l’efficacité

4-      La foi dans la puissance de la rationalité et les pouvoirs de la science

5-      Le procès de la personnalisation

 

CHAPITRE III. CRITIQUE DE LA MODERNITE : LE DESENCHANTEMENT DU MONDE

 

1-      Critique du droit

2-      Critique de l’Etat

3-      Critique de l’économie politique

4-      Critique de la pensée scientifique

5-      Critique de la religion

6-      Critique de la démocratie

 

CHAPITRE IV. SORTIE DE LA MODERNITE : A LA RECHERCHE DU PARADIGME PERDU. INTRODUCTION  A LA MAATISATION DU MONDE

 

1-      La vanité d’être un « Moderne »

2-      « C’est quoi même être primitif ? »

3-      Le problème posé à l’Etre par la Société Moderne

4-      « Le bûcher des vanités » ou la dernière crise du capitalisme

5-      Principes de base du processus de maâtisation appliqué

 à la société et au Monde

 

CONCLUSION

 

POSTFACE

 

 

 

 

 



[1] LEFEBVRE (H) ; « Introduction à la Modernité » ; Editions de Minuit, Paris, 1962.

[2] CHENAUX (J) ; « De la Modernité » ; Maspero/La Découverte, Paris 1983.

[3] TOURAINE (A) ; « Critique de la Modernité » ; Grasset, Paris, 1992.

[4] LIPOTVESKY (…) ; « L’ère du vide. Essai sur l’individualisme contemporain »

Par JP KAYA - Publié dans : Publications
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