Introduction à la Révolution

Que seraient devenues les sociétés africaines si les traites négrières et les colonisations européennes n'avaient pas eu lieu ?

Cette question angoisse et térrorise intellectuellement les Africains, en même temps, qu'elle permet aux occidentaux de prétendre garder sur les Africains une supériorité morale. En effet, personne dans la communauté africaine n'a jamais osé répondre à cette question, sous prétexte qu'il est impossible de reconstituer une histoire qui n'a jamais eu lieu. Or justement ce travail est faisable. La théorie politique le permet. Cette discipline qui a été fondée sur la base de la 11è thèse de MARX sur FEUERBACH, affrirme la volonté de transformer le monde, au lieu de passer son temps à essayer de l'interpréter.
En l'absence d'une intervention extérieure traumatisante, les sociétés africaines auraient pu expérimenter une trajectoire de développement qui est propre à la société africaine. Nous avons appelé cette trajectoire:"Schéma conceptuel de développement du système communautaire"
Le moteur de cette trajectoire est l'Initiation ou MAAT sa version pharaonique. L'Egypte des pharaons, pour atteindre le haut niveau de civilisation qui étonne toute l'humanité aujourd'hui encore, n'a fait que reproduire ce schéma, qui est le code culturel de la civlisation africaine elle même.
La MAAT, s'avère ainsi être non seulement le moteur de développement de la société africaine, mais aussi la réponse à la crise actuelle de la société postcoloniale, qui contrairement à ce que les africanistes affirment est loin d'être un retard de dévéloppement, mais une crise de la personnalité africaine, conséquence des traumatismes et des violences subies par les sociétés africaines durant des siècles. Cette crise, dans la mesure où elle concerne le psychisme humain, s'inscrit donc de ce fait dans le domaine de compétence de l'Initiation, le psychisme humain.

La réponse initiatique à cette crise, donnera donc naissance à la SOCIETE INITIATIQUE, le contenu le plus pertinent de la RENAISSANCE AFRICAINE.


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Dimanche 24 août 2008

POURQUOI PAS DEUX ETATS EN AFRIQUE ?

 

Par

 

 JP. KAYA

 

 

            L’expérience nous a appris que les Maghrébins sont intimement convaincus que leur religion et leur culture sont intrinsèquement supérieures à celles de l’Afrique Noire. Ainsi dans le cadre d’une Union politique africaine, associant l’Afrique subsaharienne et le Maghreb, il faudra s’attendre à une attitude agressive de la part des Maghrébins de vouloir islamiser et arabiser l’Afrique Noire, perçue par eux comme une région non civilisée. C’est pourquoi, il est urgent de lever l’ambiguïté et le malentendu que cache la volonté de KHADAFI de vouloir construire un Etat Africain, en prenant tout le monde de vitesse. Après des siècles d’asservissement et de domination, auxquels les Arabes ont été partie prenante, les Africains sont aujourd’hui allergiques à l’idée de subir même de façon homéopathique une influence d’un peuple étranger à la communauté africaine. Malheureusement, l’activisme politique d’un KHADAFI qui espère devenir le sauveur des Noirs, ne lui a pas permis de prendre la mesure de cet état d’esprit qui habite silencieusement l’élite africaine, et qui gagnera inexorablement les masses africaines. De nos jours, la communauté africaine, aspire à une Renaissance, qui s’entend être un retour au contenu positif de l’héritage de la civilisation africaine. Le paradigme, qui théorise ce retour est l’Afrocentricté. Idée partagée par l’Afrique et toutes ses diasporas. Le contenu de l’Héritage universel de la civilisation africaine se ramène à un concept puissant engendré par l’antiquité africaine : la MAAT. J’ai démontré dans la  « Théorie de la Révolution Africaine », que la MAAT, n’est rien d’autre que l’expression achevée de l’idéologie de la société africaine : l’Initiation.  La Renaissance Africaine sera ainsi le résultat de la pratique et de l’intériorisation de la MAAT, qui conférera alors à chaque Serviteur de la MAAT, la mentalité pharaonique. C’est pourquoi le développement politique de l’Afrique doit nécessairement aboutir à la création de deux Etats distincts, qui puiseront chacun leurs ressources institutionnelles dans deux univers culturels et historiques différents pour pouvoir fonctionner de façon optimale : Une Union politique du Maghreb d’un côté et un Etat Africain de l’autre. Si par une ruse de l’Histoire, un Etat Fédéral Africain qui ne respecte pas cet impératif est créé avant qu’une véritable Renaissance Africaine ne se soit produite, celui-ci sera condamné à l’auto-destruction sur le modèle de la défunte Union Soviétique. Car l’aspiration qui anime toute la communauté africaine aujourd’hui, ne peut être assouvie, que par la naissance d’une puissance africaine au niveau mondial sur une base culturelle authentiquement africaine. C’est cette puissance africaine qui permettra à la communauté africaine de se guérir des traumatismes qu’elle a subis dans l’Histoire.

             

            C’est pour cette raison que notre Maître C. A. DIOP, qui était pourtant musulman, avait clairement dimensionné le futur Etat Fédéral Africain, à l’Afrique Noire, et non pas à toute l’Afrique (Cf. ; « Les Fondements économiques, et culturels d’un futur Etat Fédéral d’Afrique Noire » ; Présence Africaine, 1960.

 

 

 

 

 

 

 

I. ETHNOGENESE DE L’ETAT

 

            L’Etat est une forme de pouvoir politique qui pour fonctionner a besoin d’enraciner ses institutions dans une mythologie, une histoire, des représentations, et des croyances communes à un peuple. Depuis les indépendances, les pays d’Afrique Noire se sont engagés dans un processus de construction d’un Etat sur des bases légales rationnelles. C'est-à-dire un pouvoir politique laïc, fondé sur la séparation de la religion et   des institutions publiques.

 

            Nous savons que cette séparation est impossible en Islam. En effet en Terre d’Islam la communauté des croyants ne se distingue pas de la communauté politique. Ainsi, le système politique, ne peut-il pas se différencier et s’autonomiser de ses périphéries sociales, pour se comporter comme un Etat moderne. S’il tente de le faire, la base sociale, trouvera des motivations dans l’Islam qui imprègne fortement la formation sociale, pour obtenir, par la violence si nécessaire, l’assimilation de la communauté politique à la communauté des croyants.

 

            C’est la raison fondamentale, qui retarde l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, bien qu’officiellement ce pays soit un Etat laïc. Les Européens essaient avant de se résoudre à accepter ce nouveau venu dans leur clan d’insuffler autant que possible au peuple turc, des habitubes de vie démocratiques, pour pouvoir se fondre dans l’univers politique occidental. Or, l’Afrique Noire, ne se trouve pas dans la situation de l’Union Européenne, première puissance commerciale du monde, donc capable par sa puissance tant économique, culturelle que politique, d’absorber avec le temps la Turquie. Au contraire, c’est l’Afrique qui va subir le sort de la Turquie, vis-à-vis du Maghreb. La Renaissance Africaine, n’ayant pas eu le temps de s’accomplir, pour permettre à l’Afrique de reconstruire son identité culturelle, puis de la stabiliser, celle-ci, va inévitablement être islamisée et arabisée. Et nous n’avons aucun secours attendre des Européens, qui par l’entremise de l’UPM, ont en réalité attribué aux pays Maghrébins les moyens de recoloniser à long terme l’Afrique. En effet  toutes les politiques prévues pour la mise en œuvre de l’Union pour la Méditerranée, auront pour conséquence à long terme de développer le Maghreb, et en même temps de maintenir l’Afrique Noire dans une situation de sous-développement permanent et de dépendance perpétuelle envers l’étranger.

 

            Par ailleurs, bien que l’aspect politique de ce projet reste soigneusement masqué, les pays Maghrébins, grâce à l’UPM, deviendront nécessairement le gendarme de l’Afrique. Fonction, qu’ils remplissent déjà avec efficacité dans le contrôle des flux migratoires. Nécessairement, la Libye,  sans le proclamer officiellement deviendra elle aussi un membre de l’UPM, par le biais des politiques de coopération bilatérales.

 

            Ainsi quoi que fassent les pays africains, leur destin est déjà scellé, comme d’habitude, sans leur consentement. Mais contrairement à l’époque de la Conférence de Berlin, où les puissances européennes décidèrent cyniquement de se partager en toute tranquillité le continent noir, aujourd’hui, nous avons des élites capables de démasquer tous les projets anti-africains, puis d’en informer la communauté africaine, charge à elle, de prendre des contre-mesures qui s’imposent.

 

 

 

II. LE CODE CULTUREL AFRICAIN

 

            Il n’est écrit nulle part, que la création d’un futur Etat Africain doit obligatoirement se faire en association entre l’Afrique Noire et le Maghreb. Le fait de partager le même continent, ne nous oblige pas à lier nos destins de façon mécanique. Il suffit de regarder autour de nous. La Russie et l’Union européenne, bien que partageant le même continent, n’ont pas décidé pour autant de fusionner. De même, les USA et le Canada, si proches géographiquement, culturellement et économiquement  n’ont pas décidé de mettre leurs œufs dans le même panier. Mais aussi la chine et les deux Corées, pourraient parfaitement s’intégrer en un seul pays, mais cela n’a jamais traversé l’esprit de personne. Enfin pourquoi l’Inde et le Pakistan ne se décident-ils à se réunifier ? Même chose pour Israël et la Palestine. La solution la plus simple pour mettre un terme  à leurs différends serait pourtant de créer un Etat Fédéral. Tous  ces exemples nous montrent qu’il y’a des inerties sociologiques, qui ne permettent pas de passer aussi aisément du rêve à la réalité.

 

            Que se passerait-il si certains responsables politiques africains actuels, handicapés par l’aliénation, ou animés par l’appât immédiat du gain, donnaient le feu vert, à la création d’une Union Africaine bancale à la demande de KHADAFI ? Ils produiraient tout simplement  l’expérience soviétique : destiné et programmé  à l’autodestruction. En voici les raisons.

 

1°)-Le code culturel d’un peuple, est à l’échelle des groupes humains, ce que le programme génétique l’est à celui d’un individu. L’attachement aux valeurs communes, le nationalisme, voire l’intégrisme, sont de nature à remobiliser le code culturel. Ce phénomène a été constaté dans le processus qui a conduit aux indépendances africaines. Il a généré des idéologies comme le panafricanisme, la Négritude et aujourd’hui l’afrocentricité. Bien qu’ayant été abordé sous l’angle philosophique avec le panafricanisme, et sous l’angle littéraire avec la négritude, c’est aujourd’hui seulement avec l’approche scientifique de l’afrocentricité, que nous approchons la véritable nature du code culturel africain. Celui-ci se ramène entièrement dans un seul mot : MAAT. J’ai déjà eu pour ma part l’occasion de préciser dans les tomes I &II de la « Théorie de la Révolution Africaine », que MAAT, n’était que la forme la plus évoluée, de l’idéologie africaine, l’Initiation. Ce stade avancé, a été atteint historiquement par l’Egypte pharaonique.

 

            En réalité MAAT, ou Initiation, est le moteur même de l’Histoire dans la civilisation africaine. C’est son action qui peut permettre à n’importe quelle société africaine de se transformer, puis de se développer. Elle lui permet de vérifier le schéma conceptuel de développement du système communautaire et d’expérimenter les quatre étapes d’un processus de développement endogène, propre à la société africaine. MAAT est ainsi la clé pour répondre à la crise africaine et pour relancer le processus de développement des sociétés africaines.

 

2°)- Or cette idéologie dans son fonctionnement s’oppose à l’Islam. En effet l’Islam impose une soumission du croyant à Dieu pour atteindre le salut. Au contraire MAAT, c'est-à-dire l’Initiation propose une identification de l’Homme à Dieu. Dans le premier cas la loi divine s’impose d’en haut comme un impératif catégorique à l’individu, dans le second, l’Homme va à la rencontre de Dieu, par un effort personnel d’évolution et de développement spirituel. Alors que l’Islam interdit toute personnalisation de Dieu et même toute comparaison à Lui, MAAT, au contraire prône l’identification de l’Homme à Dieu. Effort par lequel il s’approprie les qualités divines, pour devenir l’image vivante de Dieu sur Terre. Ces deux conceptions du monde, donnent lieu à deux formes de souveraineté et à deux formes d’organisations sociales différentes.

 

            Ainsi tous les ingrédients sont en place pour provoquer une collision frontale entre les deux communautés, à moins de donner à chacune une forme politique adaptée à ses aspirations. Autrement dit, pourquoi ne pas reconnaître les faits et envisager la création de deux Etats distincts, qui pourront alors par la suite coopérer efficacement ?

 

III. DES RESSENTIMENTS SOCIO-HISTORIQUES NON APPAISES

 

            L’Afrique ai-je dit, tente actuellement de sortir d’un passé chaotique et douloureux qui a légué à la communauté africaine des traumatismes très graves, qui ont castré cette communauté et qui expliquent  la médiocrité dans laquelle elle croupie. L’occident seul, n’est pas l’unique responsable de ce passé. Les Arabes y figurent en bonne place. La réduction des Nègres en esclavage par les Arabes a commencé dès le IIIè siècle de notre ère. L’apparition de l’Islam, n’a ni freiné, ni interrompu ce processus. Au contraire, celui-ci a continué jusqu’à nos jours, en survivant ainsi à la Traite atlantique elle-même.

 

            De nos jours, là où l’Afrique Noire et le monde arabe se touchent, les chercheurs en sciences humaines, ont constaté un phénomène de sécularisation et de routinisation de l’esclavage des Noirs. Avec, si l’on peut dire, la bienveillance de l’Islam. On a effet posé la question aux négriers Touaregs la raison pour laquelle ils continuaient à pratiquer l’esclavage des Africains. Leur réponse est désarmante de sincérité. C’est le Coran disent-ils qui l’autorise. Et ils ne font que poursuivre une tradition qui leur vient de leurs ancêtres.  Dans ces conditions il n’est pas surprenant d’observer le même phénomène profondément installé dans les habitus des peuples arabo-musulmans depuis la Somalie, en passant par le Soudan, jusqu’en Mauritanie. La Libye, le pays de KHADAFI, qui se veut être le père de l’unité africaine, n’échappe pas à cette malédiction. Les Africains qui y ont vécu, mais aussi les enquêtes des journalistes, rapportent que l’activisme politique du dirigeant suprême de ce pays ne reflète en rien l’état d’esprit de sa population, qui se comporte envers les Noirs, comme les Sud-africains blancs de l’époque de l’apartheid. On y retrouve les mêmes réflexes que ceux des Américains à l’époque de la ségrégation. Un Africain lésé par un Arabe, aurait tort d’aller se plaindre auprès des autorités, car il se retrouverait soit en prison, soit expulsé du pays. C’est un pays où les Africains survivent à la périphérie du système social. Ils sont écrasés par une hiérarchie sociale, qui est ouvertement raciale. En un mot ils vivent comme des parias. Dans ces conditions KHADAFI peut-il représenter l’Afrique et parler au nom des Africains   ? Non évidemment, ses rêves de grandeur ont vocation à être assouvis par l’Union du Maghreb Arabe. Pourquoi alors cette cour empressée de l’Afrique Noire par le leader libyen. La réponse est double. Les ressources colossales de l’Afrique ne peuvent laisser personne indifférent. Mais aussi la perspective de s’appuyer sur une région qui deviendra dans moins de trente ans la région la plus peuplée du globe, lui permet d’espérer une base stratégique unique, pour peser sur la scène internationale.

 

            Mais, Il y a un problème qu’il n’a pas jugé utile de prendre en considération. Les Africains de leur côté, veulent construire un Etat Africain, qui a vocation à devenir une puissance mondiale, sans les Maghrébins.  L’existence même de cet Etat sera pour chaque Africain, une revanche sur l’Histoire, et le signe d’une Renaissance de l’Afrique.  Ces vérités devraient être dites avant qu’il ne soit trop tard.

 

 En effet, je prévois l’éclosion d’une période de nationalisme africain virulent suite à la Révolution et la Renaissance africaines. Une fois l’Héritage de la civilisation africaine et son idéologie, la MAAT, reconquises et digérées, les Africains vont brutalement se réveiller et nourrir à l’égard de différents peuples de l’Humanité de sentiments inversement proportionnels à leur implication dans l’aliénation actuelle de la communauté africaine. Ce phénomène n’est qu’une loi de la psychologie des foules. Mais, il faut y penser longtemps à l’avance pour éviter des débordements et des violences inutiles, lors de sa manifestation. Mais une chose est certaine, la communauté africaine aura besoin d’une période de repli sur elle-même. Une posture de méditation pour faire la paix avec elle-même et avec le monde, avant de s’ouvrir de nouveau avec confiance vers d’autres peuples. C’est pourquoi seul un Etat authentiquement africain sera capable d’encadrer ce devenir historique.

 

 

CONCLUSIONS

 

            Un intellectuel africain, me faisait remarquer récemment, que « si Dieu avait séparé l’Afrique du Maghreb par un désert mortel, c’est parce qu’il avait une idée derrière la tête ». En effet, rien ne peut convaincre, ni obliger l’Afrique Noire à unir son destin à celui du Maghreb. Ces deux régions ont vocation à s’intégrer en deux Etats spécifiques. Ce qui ne les empêchera pas une fois constitués, d’entretenir des relations économiques, fraternelles, culturelles, sportives, amicales et apaisées.   Vouloir à tout prix les enfermer dans un même moule est une erreur stratégique, qui donnera des conséquences tragiques. Car dès à présent nous pouvons constater que tout oppose ces deux communautés. Les croyances, l’Histoire, l’organisation sociale, la conception de la politique, et la nature des relations avec l’Europe.

 

            L’état d’esprit actuel des Africains, se résume en une aspiration fondamentale et puissante : la Renaissance Africaine. Il s’agit d’un retour au contenu positif de la civilisation africaine, en vue de créer une nouvelle société africaine, qui prendra toute sa place sur la scène internationale. L’attitude des Maghrébins vis-à-vis  de l’Afrique Noire est un mélange d’impérialisme et de paternalisme. Ils ont besoin de l’Afrique pour permettre au monde Arabe de reconstituer sa puissance passée. Nous avons là deux volontés qui s’annulent, car l’Afrique veut devenir une puissance par elle-même. Elle a tout ce qu’il lui faut pour réussir. Un territoire gigantesque, des ressources colossales, une population qui sera très bientôt la plus nombreuse du monde. Elle attend simplement la constitution d’une nouvelle élite. Ce que la Renaissance Africaine, grâce à la réappropriation de l’idéologie africaine, la MAAT va lui procurer.

 

            La Révolution Africaine est la clé de tout ce mécanisme. En coupant les ponts définitivement avec la société postcoloniale, elle va éveiller dans le subconscient de chaque Africain la mentalité pharaonique. C’est pour cela qu’elle constitue le véritable détonateur de la Renaissance Africaine.

 

 

JP KAYA

 

Vie, Force, Santé.

  

 

Par JP KAYA - Publié dans : Théorie de la révolution
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Mardi 12 août 2008

Comment interpréter l'initiative récente de 19 pays africains, qui ont décidé  de former immédiatement un gouvernement pour l'Union Africaine?

La stratégie révolutionnaire de notre parti, le PSI, place l'intégration politique à la dernière étape d'un processus en trois étapes que j'ai décris dans "Le Manifeste de la Révolution Africaine". De mémoire, la première étape est celle de la prise de conscience, de la conscientisation, de l'éducation politique et de la mobilisation des forces révolutionnaires que recèle la communauté africaine. A la fin de cette période, on doit  assister à l'emergence d'une nouvelle élite politique africaine encadrée par un parti révolutionnaire. La deuxième étape est celle où l'organisation politique mise en place précedemment aboutie à un engagement politique dans un cadre démocratique concurrentiel. C'est donc l'étape de la prise de pouvoir par les révolutionnaires au sein des pays africains. Enfin, la troisième étape est celle de la création d'un Etat africain, sur une base légitime, conférée par un processus politique antérieur qui a impliqué la participation du peuple à tous les niveaux.

Ces trois étapes peuvent  être expérimentées en trois ans en raison d'une étape par an. Précipiter le processus, met les révolutionnaires africains devant le fait accompli, mais ne règle aucun problème. Cette précipitation met seulement entre parenthèses la Révolution elle même, qui nécessairement s'accomplira. Pourquoi?

1°) Parce que cette Révolution dont l'aboutissement est la création d'un Etat Africain, et d'une nouvelle société africaine que j'ai baptisé "Société Initiatique" est avant tout une rupture avec la société postcoloniale, qui on le sait est le prolongement et l'actualisation de la Traite et de la colonisation. Deux handicaps historiques majeurs dont la conséquence a été la castration de l'Homme Noir. La Révolution a pour but de casser définitivement le lien psychologique qui relie encore l'Africain à ce passé calamiteux.

2°) La Révolution Africaine reste nécessaire, parce que, une fois le lien traumatique qui nous lie au passé brisé, il nous faut construire une nouvelle société africaine. C'est la Renaissance Africaine. Elle signifie le retour au contenu positif de la civilisation africaine. Nous savons que ce contenu est la MAAT. Celle-ci est  le niveau le plus élévé atteind par l'idéologie africaine: l'initiation. Ainsi la nouvelle société africaine sera une société initiatique. La pratique de la MAAT constitue au sens propre du terme la Renaissance Africaine elle même. Elle conférera à chaque citoyen africain la mentalité pharaonique, qui se décompose en esprit d'entrepreneur, en esprit de bâtisseur, en esprit de conquérant et en qualités morales supérieures. La nouvelle société africaine doit donc être dominée par la MAAT, qui garantit à la communauté africaine, une nouvelle élite intègre.

3°) La Révolution Africaine s'impose aussi pour une troisième raison. Les pays africains, doivent tirer au clair leurs relations avec les pays Maghrébins. On sait que l'esclavage des Noirs, reste présent et est considéré comme une chose normale dans tous ces pays. Ainsi engager la communauté africaine dans un projet politique avec des pays où les droits élémentaires des Noirs sont bafoués, c'est non seulement faire preuve d'une aliénation inquiétante. Mais c'est bâtir un château de cartes. Un tel projet n'est pas sain, et est voué à l'échec. Soyons clairs, je ne refuse pas une Union Africaine avec les pays Maghrébins, mais celle-ci doit se faire sur la base d'une émancipation préalable des populations africaines asservies dans ces pays. Il y a donc des problèmes sociologiques qu'il faut règler au préalable par des décisions politiques et la mise en place de politiques publiques volontatristes.

4°) Enfin, il doit être clair pour tout le monde, que l'idéologie dominante de cette nouvelle société sera, non pas l'Islam, mais la MAAT. Que, la nouvelle société africaine sera entièrement fondée sur les valeurs de la MAAT. Que toutes les institutions de cette société seront inspirées par la MAAT. Car la pratique de la MAAT, est la garantie pour les Africains de rétablir, puis de stabiliser leur identité culturelle. Sans quoi, cet Etat Africain, créé en catimini, est voué à l'échec.

5°) Aux révolutionnaires africains, Serviteurs de la MAAT, je recommande donc une extrême vigilance. Je demande donc une mobilisation permanente au sein de notre parti, pour poursuivre notre action jusqu'à son terme. C'est à dire jusqu'à la prise de pouvoir au niveau de l'Union Africaine, pour donner à la communauté africaine la véritable réponse à l'aspiration puissante qui l'habite de nos jours: La Renaissance Africaine.

         Dans ce sens, oui, la Révolution Africaine est en marche, mais elle est loin d'avoir abouti.

         Vie, Force, Santé.


          JP KAYA








Par JP KAYA - Publié dans : Théorie de la révolution
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Mercredi 25 juin 2008

IDEOLOGIE ET HISTOIRE

 

Réponse à NZwamba

 

 

Par

 

JP KAYA

 

 

            J’ai été  agréablement frappé par la pertinence et le romantisme révolutionnaire qui se dégagent du dernier texte écrit par NZWAMBA SIMANGA, Secrétaire à la Recherche scientifique de notre parti. En gros on peut résumer l’argumentation de ce texte ainsi : Notre but est la Révolution Africaine, qui doit être une rupture totale et irréversible non seulement avec la société africaine postcoloniale, mais aussi avec l’occident, qui est le responsable direct de notre déchéance actuelle. Cette rupture doit commencer par la répudiation de la francophonie, de l’anglophonie et de la lusophonie, car la langue véhicule efficacement d’après l’expression familière de l’auteur, les armes de domination massive. A la place, nous pouvons nous inspirer des exemples de ruptures réussies comme celle proposée par Julius NYERERE en Tanzanie, à travers son socialisme africain, et sa volonté réussie d’imposer le Swahili comme langue nationale.

            Personnellement, je ne peux qu’adhérer à la force implacable de cette volonté d’accorder nos intentions avec les faits. Toutefois, la réalité nous oppose toujours une masse d’objections qu’il faut savoir identifier, afin comme le dit l’adage populaire, « de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain ».

 

 

I.                  IL FAUT SAVOIR DISTINGUER ENTRE CONTRADICTION PRINCIPALE

      ET CONTRADICTIONS SECONDAIRES

 

Du point de vue méthodologique, nous devons faire attention à ne pas confondre ce qui est important et prioritaire, avec ce qui est important, mais secondaire.

 

Qu’est qui est important et prioritaire à identifier dans notre situation ? C’est la définition scientifique de la vraie crise de la communauté africaine. Quelle est-elle ? Pour moi, il s’agit de la crise de la personnalité africaine, qui résulte de toutes les dominations qui ont été exercées pendant des siècles, par des Négriers et des Colonisateurs de tout acabit sur la communauté africaine. Ces dominations ont engendré des traumatismes qui ont donné naissance à un dysfonctionnement de la personnalité de base des Africains, ce qui explique l’irrationalité qui règne dans la société africaine postcoloniale, mais aussi la médiocrité globale qui l’affecte et celle particulière qui accable chaque membre de cette société. Ce qui au total ai-je affirmé pousse à percevoir l’Africain comme un être castré.

 

Le problème principal pour moi, se situe donc dans ce dysfonctionnement de la personnalité africaine. Ce qui empêche la société africaine contemporaine de se prendre en charge, pour agir sur elle-même, et se fixer des buts téléologiques. Ainsi, pour remettre cette société dans le sens de la marche, il faut trouver la bonne réponse à cette crise qui affecte la structure mentale même de l’Homme Noir.

 

Il se trouve justement que depuis quelques décennies, les Africains ont décidé de se réconcilier  non seulement avec leur Histoire, mais aussi avec leur culture et leur civilisation. Il en a résulté des concepts tels que le panafricanisme, la Négritude, l’afrocentricité et la Renaissance Africaine. Mais qu’est ce qui dans ce besoin de se réapproprier le contenu positif de notre héritage historique, serait à même de répondre efficacement à la crise de la personnalité africaine, symbole de notre aliénation et de notre médiocrité actuelle ?

 

Ma réponse, scientifiquement établie, est la MAAT, c'est-à-dire la science initiatique. Le degré le plus élevé atteint historiquement par l’Initiation, idéologie de la société africaine. Car, l’Initiation possède une efficacité cathartique, qui en fait la réponse la plus qualifiée pour répondre au problème de dysfonctionnement de la personnalité africaine. Parce qu’elle remplissait déjà un rôle similaire dans l’histoire au sein de la société africaine. Ainsi par pur choix idéologique arbitraire, toutes les autres réponses susceptibles d’apporter à cette crise des réponses équivalentes : Bouddhisme, Christianisme, Islam, etc. s’en trouvent disqualifiées. Parce que la puissance de l’aspiration historique qui se manifeste actuellement, et ce depuis plusieurs décennies, au sein de la communauté africaine, qui pousse à valoriser notre histoire, et notre culture, et qui par bonheur nous a permis de redécouvrir la MAAT, l’idéologie africaine, impose par fierté son choix pour répondre aux conséquences des agressions subies historiquement par l’Afrique.

 

Nous montrerons dans un prochain volume à paraître, (Cf. JP KAYA ; « Théorie de la Révolution africaine. Tome IV : L’édification de la société initiatique ») que cette redécouverte, heureuse, n’est pas folklorique. Elle répond, non seulement de façon fonctionnelle, à la crise actuelle de la communauté africaine, mais elle prétend répondre aussi à la crise de la société néo-libérale, moderne elle-même. La Révolution Africaine possède ainsi un prolongement universel, naturel. Comme si, le dicton chrétien selon lequel les premiers, seront les derniers et inversement, possédait une signification historique nécessaire.

 

 

II. IL FAUT SE MEFIER DU RELATIVISME CULTUREL

 

Le raisonnement précédent nous conduit ainsi à nous méfier du relativisme culturel. Car il nous suffit d’identifier clairement la nature de la crise qui nous affecte, puis de vérifier que la réponse qui s’y applique est proprement africaine, pour être sûr, dans sa mise en œuvre, de construire une nouvelle société africaine fondée réellement sur des valeurs africaines. Cette nouvelle société africaine donnera naissance à un nouvel Homme Africain, doté d’une mentalité pharaonique, grâce à une socialisation réussie à la MAAT.

 

Or, une analyse approfondie de la situation actuelle de notre planète nous oblige à reconnaître que la véritable menace qui pèse sur elle est justement la société néolibérale moderne, qui désormais a atteint son niveau d’incompétence. Ceux qui ont prétendu qu’il n’existait pas un mode de production plus efficace que celui de cette société pour assurer la prospérité et le bonheur de l’Humanité, après l’échec du communisme, ne sont que des handicapés intellectuels, incapables de tirer partie des capacités de l’esprit humain. Cette attitude mentale, est une attitude de fin de règne.

 

 

Je prétend que la MAAT, représente un nouveau paradigme, capable de repenser non seulement  notre vision du Cosmos, mais aussi, notre présence au monde. Au lieu de ressasser des solutions qui ont échoué, ou de s’enfermer dans un orgueil qui devient absurde, et qui risque de conduire notre planète  à sa perte, l’Humanité à intérêt à redécouvrir la pensée qui a engendré la civilisation, avant même de sortir de son berceau : la MAAT.

 

Pour les Africains, hésiter à donner la priorité à ce paradigme, ne prouverait chez certains que leur degré d’aliénation (Cf. JP KAYA ; « Ce que philosopher veut dire… ». Ed ; Menaibuc, Paris, 2008)

 

Ainsi pousser la logique de notre argumentation jusqu’au point de nier l’existence de l’autre c’est tomber dans l’excès, autrement dit faire du relativisme culturel. Car notre propre pensée, la MAAT,  se prépare à conquérir le monde. Pour y parvenir, elle va utiliser justement les langues qui ont servi à notre aliénation, pour répandre l’idéologie africaine, qui deviendra alors une pensée universelle. J’affirme que, tant que nous serons sous la protection de la MAAT, personne ne pourra plus rien nous imposer contre notre propre gré.

 

Donc la première chose à faire, est de bien identifier la nature de la crise africaine, et la nature de la réponse à y apporter. C’est la priorité. Ensuite, la mise en œuvre de cette réponse va reconstruire la personnalité africaine, et doter les Africains de la mentalité pharaonique. Celle-ci je le rappelle, se décompose en esprit d’entrepreneur, en esprit de bâtisseur, en esprit de conquérant, et en qualités morales supérieures. La MAAT, nous servira ainsi de bouclier et d’épée. En outre   par les lacunes qu’elle révèle, la société moderne actuelle n’a pas d’autre destin que d’être maâtisée, pour être sauvée de la décadence.

 

Néanmoins, l’Afrique suite à l’élan créé par la Renaissance Africaine a besoin de réhabiliter ses propres langues, et d’en choisir une comme  langue officielle. Toutefois cette aspiration légitime et nécessaire ne peut pas impliquer une rupture définitive avec les langues des autres peuples. Quels que soient nos rapports historiques avec ces peuples. Car, le principe de réalité, nous rappellerait inévitablement à la raison. Parce que nous ne sommes pas seuls sur Terre. Ensuite, tous les peuples contribuent à l’Histoire Universelle à leur manière. Nous devons avoir l’intelligence de soutirer de cet héritage universel, ce qui nous convient (Cf. Th. OBENGA ; « La nouvelle Histoire »). En outre, même si très peu de gens s’en rendent compte, notre tour de briller au firmament est maintenant arrivé. Pour en faire l’expérience, nous avons d’abord un sacrifice à faire. Faire violence contre nous-mêmes pour être en mesure de réaliser l’unité politique africaine. C’est la seule condition pour qu’émerge une puissance africaine, qui changera définitivement l’attitude des peuples du monde entier envers l’Afrique et les Africains. Le destin de l’Afrique, est donc l’obligation de devenir une puissance mondiale, pour avoir l’assurance d’échapper à la dépendance et à la misère.

 

   En retrouvant confiance en nous-mêmes par la pratique de la MAAT, nous nous mettrions à l’abri de possibles agressions culturelles. Ensuite avec l’édification de la société initiatique, fondée sur les principes de la MAAT, notre attitude ne sera plus une attitude de repli sur soi, mais une attitude offensive, de conquérant, car nous avons une revanche à prendre sur l’Histoire. Enfin nous découvrirons que nous avons le devoir d’expliquer et de démontrer au monde entier, que notre vision de la société humaine est la meilleure. Et donc désormais, c’est à nous de jouer. C’est pourquoi nous ne craignons pas de décliner le sous-titre de notre parti dans les différentes langues internationales.

 Car notre intention désormais, est de passer à l’offensive idéologique. Seul  le nom principal du parti : MAAT, restera invariable, car la principale caractéristique de la MAAT, est la stabilité, qualité qui permet de préserver l’harmonie du monde.

 

 

Vie, Force, Santé.

 

 

 

 

 

 

 

Par JP KAYA - Publié dans : Débat actuel
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Mardi 27 mai 2008
Le dernier ouvrage de JP KAYA, "Ce que philosopher veut dire...", vient de paraître aux éditions MENAIBUC. Pour l'acquérir, se rendre ou contacter les points de vente habituels:

Librairie EDILAC/MENAIBUC, 16 rue Dimey, Paris 18è, L'Harmattan, FNAC, Présence Africaine, etc...

Par JP KAYA - Publié dans : Publications
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Mardi 27 mai 2008

   

L’Afrique a—t-elle besoin d’une Révolution ?

 

Si la réponse à cette question est positive, au moins une minorité de la communauté africaine devrait être en mesure d’apprécier avec optimisme, l’acte volontariste que nous avions posé le 1er Janvier 2008, en proclamant unilatéralement le déclenchement d’un processus révolutionnaire dans toute la communauté africaine. Il s’en est suivi immédiatement la création d’un parti révolutionnaire panafricain : le PSI, lequel a décidé lors de la première réunion de son Bureau Politique de qualifier l’année 2008, d’année Zéro de la Révolution Africaine.

 

Cela fait, certains se posent légitimement la question de savoir : où en sommes-nous ? Et, qu’allons-nous faire exactement au cours de cette année Zéro ?

 

 

I. L’AUTOSTRUCTURATION  DU PARTI

 

Le   Parti  Solaire  Initiatique (MAAT),  outil   de   la   Révolution  Africaine, est  un   fait  nouveau dans l’univers politique africain. C’est pour ainsi dire un objet politique non identifié. Il est destiné à devenir la machine politique la plus puissante de toute la communauté africaine. Son ambition clairement proclamée est de s’implanter partout dans le monde, là  où, existe la moindre communauté africaine, pour l’organiser politiquement, la conscientiser en lui inculquant  l’idéologie africaine : la MAAT, afin de  la mobiliser  pour qu’elle devienne apte à participer à la Révolution Africaine. Les statuts de ce parti sont disponibles sur internet (Révolution.Africaine.over-Blog.org), et bientôt sur le site principal du parti Révolution-Africaine.Org.

 L’année 2008,  est donc l’année Zéro, c'est-à-dire l’année d’auto-organisation du parti, qui représente une expérience politique inédite au niveau mondiale. Non seulement ce parti résulte d’une idée puissante qui transcende l’immensité et la diversité de la communauté africaine mondiale, mais pour la première fois dans l’histoire de cette communauté une organisation politique a été créée sans complexe sur la base des principes fondamentaux de la pensée africaine : la MAAT, autrement dit la science initiatique.

            Une année entière, nous a paru être une période minimale, pour permettre à cette puissante machine de s’auto engendrer et de prendre ses marques sur la scène politique mondiale.

 

II. DOTER LE PARTI DE RESSOURCES SUFFISANTES POUR LE RENDRE

     AUTONOME

 

            Si, le PSI doit s’implanter sur l’étendue de toute la communauté africaine, au niveau mondiale, il a besoin du nerf de la guerre : des ressources financières. Pour satisfaire à ce besoin légitime, nous avons décidé de créer une fondation. Dans son domaine, cette fondation a l’ambition de devenir le fond d’investissement le plus puissant de toute la communauté africaine mondiale. Elle permettra de cette façon de répondre méthodiquement et efficacement  aux problèmes matériels et infrastructurels qui se poseront avec l’expansion institutionnelle du parti.

            Le fonctionnement de cette fondation, et la nature de ses relations avec le parti, sont des questions qui sont justement traitées et débattues actuellement au sein du Bureau Politique.

  

III. OUTILS DE COMMUNICATION

 

            Pour diffuser nos idées, pour faire connaître nos objectifs et notre stratégie, il est clair, que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. L’expérience montre que certains médias africains après avoir invité eux-mêmes, nos dirigeants, font par la suite la rétention d’informations en refusant de diffuser nos interviews et nos vidéos. Ainsi plusieurs de nos interventions télévisées ont été censurées. La presse africaine préfère donner la parole à des acteurs qui recherchent l’effet et la célébrité  en faisant du bruit, tout en adhérant au statut quo. Cela ne nous surprend pas outre mesure. Certains qui croient servir la cause de l’Afrique, en évitant soigneusement de prendre le moindre risque sur le fond, ne font que labourer l’océan. Ils représentent le maillon faible du projet de la Renaissance Africaine, dont la Révolution Africaine est le premier acte.

            Aussi, notre fondation devra t-elle nous doter de tous les moyens de communication adéquats : maison d’édition, radio, TV, etc.… Mais dans l’immédiat, nous avons besoin d’un site internet puissant pour prendre pied sur la toile et dans l’univers de la globalisation. Ce site (Révolution-Africaine.org) nous l’avons dit est en construction et verra le jour très bientôt.

 

IV. LE MORAL DES TROUPES

 

            Ce n’est pas la guerre, bien sûr, et on n’entend nulle part le bruit de bottes. Toutefois, certains de nos militants ou de nos cadres s’impatientent. Ils veulent réaliser la Révolution tout de suite. Mais, avec une telle attitude, je crains une collision frontale avec le mur de la réalité. Même lorsqu’un pays prépare une guerre, ses généraux doivent d’abord prendre le temps de définir un plan de bataille crédible, avant de mobiliser les troupes, et de décréter la mobilisation générale. Cela tombe sous le sens.

            Rappelons qu’il n’ y a pas de mouvement révolutionnaire, sans une théorie révolutionnaire. On ne peut pas et on ne doit pas embarquer l’immense peuple africain, dans une aventure révolutionnaire, sans s’être doté d’une stratégie globale claire, ensuite disséquer cette stratégie en étapes simples, puis  enfin évaluer les ressources nécessaires pour atteindre les objectifs identifiés.

            Par ailleurs, il est clair, qu’il faut s’attendre à des défaillances et des démissions en cours de route. L’immensité de notre ambition est telle que seuls les militants les plus stables, c'est-à-dire les plus maâtisés verront l’aboutissement du projet. Pour ma part, je ne suis ni déstabilisé, ni affecté d’avance par ces déconvenues. Bien au contraire, il s’agit d’une épuration nécessaire, d’une sorte de sélection naturelle, sans violence, qui permettra au parti de garder ses meilleurs éléments pour remporter la victoire finale.

 

V. LE CONTENU DE L’ETAPE ACTUELLE

 

            L’étape actuelle, est donc l’année Zéro de la Révolution Africaine. L’immensité de la tâche nous impose de disséquer le processus en cours en trois points.

 

a)- structurer et organiser le parti

 

            Ceci revient à dire, doter le parti de tous les outils légaux, nécessaires à son fonctionnement : statuts et règlement intérieur. Puis, tester son fonctionnement en mettant œuvre successivement tous ses organes : Bureau Politique, Congrès, Organes de Contrôle et de Sécurité, Organes financiers, Organes de médiations, Commissions d’experts, etc.… Enfin implanter le parti sur l’étendue de toute la communauté africaine, afin de le mettre en situation de participer à la vie politique locale.

 

b)- Se doter des moyens de notre indépendance financière. Cet objectif doit être atteint par la création en cours de notre fondation.

 

c)- Se doter des moyens de communication, pour faire connaître nos idées, notre idéologie, nos objectifs et notre stratégie.

 

 

CONCLUSION

 

            Ces trois points sont suffisamment importants pour clarifier et donner une signification à notre action à l’étape actuelle. Vouloir multiplier les objectifs, c’est courir le risque d’être par la suite incapable de les réaliser, et finalement de se décourager. Aussi, tant que les trois points cités ci-dessus ne sont pas réalisés concrètement, nous resterons conceptuellement dans l’année Zéro, sachant que les trois étapes de la Révolution Africaine décrites dans le MANIFESTE DE LA REVOLUTION AFRICAINE, restent valables, mais ne peuvent être mises en œuvre qu’à la suite de l’an Zéro de la Révolution, qui après avoir proclamé la Révolution, la prépare méthodiquement, avant de la mettre en œuvre étape par étape.

 

 

Vie, Force, Santé.

 

JP KAYA

 

Président du PSI

 

Par JP KAYA - Publié dans : Théorie de la révolution
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Mercredi 5 mars 2008

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Le Tome II de la théorie de la Révolution africaine: "Maât. L'idéologie africaine", est sous presse. Il sera disponible en librairie dès la semaine prochaine, pour les lecteurs qui habitent Paris. Pour s'en procurer, il faut se rendre à Paris 18è, 16, rue Dimey, Métro Porte de Saint-Ouen, à la librairie EDILAC/MENAIBUC. Une séance de dédicace sera organisée au salon du livre à Paris le Dimanche 16 Mars 2008. Jean Pierre KAYA y sera présent.

Par HORUS NARMER - Publié dans : News
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Vendredi 15 février 2008
CHERS AMIS,
 
Je vous prie de trouver ci-dessous, la liste des membres du Bureau Politique de notre parti. Ce Bureau qui dans notre terminologie correspond au Conseil d'Amon, est pour l'instant une instance provisoire, qui a la mission de préparer le Congrès Fondateur du Parti, dont la date sera déterminée au cours des réunions de travail du Bureau.
Je ne pense avoir oublié personne, car les personnes désignées, sont celles qui ont expressement manifesté la volonté de servir le parti au niveau des instances dirigeantes.
 
Aussi, à partir de maintenant, la Révolution prend son véritable élan.
 
Vie, Force, Santé.
 
JP KAYA

Conseil d'Amon

Fonction

Nom

PRESIDENT Jean-Pierre KAYA
SECRETAIRE GENERAL (Premier Secrétaire) Seckou NDIAYE
SECRETAIRE GENERAL ADJOINT, chargé du renseignement et de la sécurité Francis Malcolm BOHUI
SECRETAIRE chargé des Finances (Trésorier) Ngamba NGALIMOUNI
SECRETAIRE à l’organisation Meddhi KABARA
SECRETAIRE chargé de la recherche scientifique Nzwamba SIMANGA
SECRETAIRE chargé de la Communication Mariam SERI SIDIBE
SECRETAIRE aux affaires étrangères Freddy MONANGA J.R
SECRETAIRE chargé des nouvelles technologies Régis GEROMEGNACE
SECRETAIRE chargé de l’idéologie H. BROWN
Par J.P. KAYA - Publié dans : Statuts du parti
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Samedi 2 février 2008

L’œuvre de La Traite Négrière, de l’esclavage et de la colonisation a eu comme résultat final, qui se prolonge dans le présent et le futur : la castration mentale du  Nègre. Celui-ci a fini par accepter la conclusion des savants africanistes qu’il était victime d’une malédiction divine, dont témoigne la totalité de son être : « d’abord son aspect physique prétendument lait et hideux (Cf. Th. OBENGA ; « La fin de l’africanisme » ; in Africamaât. 2007), sa médiocrité intellectuelle, l’absence chez lui de qualités morales, ce qui l’a entraîné à vendre ses propres frères pour de la pacotille et de la verroterie. Ainsi selon eux, l’anarchie politique actuelle, le chaos économique, la violence et la misère de la société postcoloniale confirment les postulats énoncés ci-dessus ». Aussi, victimes d’un destin calamiteux, les Nègres cherchent-ils à fuir la « race noire » par tous les moyens. C’est ainsi que par exemple, la psychologie créole, antillaise peut-elle se ramener entièrement à celle de MAYOTTE Capécia, pour qui le salut du Nègre est de devenir Blanc, (Cf. F. FANON ; « Peau noire, Masque blanc »). Car, « Nèg pé Blanc ». Mais cette aspiration s’avère être celle de tous les Nègres aliénés, qui physiquement s’acharnent contre leur couleur de peau pour l’éclaircir ou la blanchir avec les produits chimiques les plus toxiques au risque d’attraper un cancer de la peau, défrisent leurs cheveux pour qu’ils deviennent lisses, ou s’étranglent littéralement pour avoir l’accent du Blanc. Le chanteur congolais ZAO, dans une satire extrêmement grinçante, compare les adeptes de cette pratique à des chimpanzés : « leur figure est blanche, mais leur corps est noir » chante-t-il. Dans les pays africains actuels pourtant réputés pauvres, certains dépensent des sommes colossales pour s’acheter des articles à la mode « dernier cri », pour inconsciemment ressembler au Blanc. En outre le défi pour les jeunes filles africaines est aujourd’hui grâce à l’Internet de trouver son « Blanc » en Europe, afin de se faire épouser et échapper à l’enfer terrestre qu’est l’Afrique. Un tel mariage serait un véritable triomphe pour la famille. Des documentaires ont pourtant montré que de telles expériences se terminent systématiquement de façon chaotique. Quoi que l’on fasse, les faits sont là, têtus, impossibles à passer sous silence. La traite, l’esclavage et la colonisation ont complètement détruit le Nègre.

Or, la science initiatique : la MAAT, considère que pour désespérée que semble être cette situation, la solution pour en sortir est simple. Car la réponse à toutes les situations où l’être, ou le destin d’un peuple se trouvent entravés, est parfaitement  connue. Rappelons pour se faire quelques postulats de base de la science initiatique.

- Indépendamment de leur origine ethnique, tous les êtres humains sont construits sur le même modèle symbolique. Ils possèdent donc tous une nature inférieure et une Nature Supérieure, et une structure psychique composée de trois éléments principaux : l’intellect, le cœur et la volonté. Chaque fois que la nature humaine est entravée pour diverses raisons, seul le recours à la Nature supérieure de l’Homme, peut dénouer la situation.

- Toutes les puissances que le Créateur du monde a confiées à l’Homme se trouvent dans sa Nature Supérieure ou Divine. L’Homme peut parfaitement utiliser ces pouvoirs, à condition de connaître la science initiatique, pour accéder à cette Nature Supérieure afin de soumettre la réalité à sa volonté.

- Seule la pratique de la MAAT, est capable de mobiliser la Nature divine de l’Homme, dont l’action est capable de résoudre tous les problèmes.

- Dans la situation historique actuelle, qui se caractérise par un manque totale de visibilité normative pour la communauté africaine, seul le recours et la pratique de la MAAT, peut nous permettre de retrouver la confiance en nous-mêmes.

I. L’IMPORTANCE D’UN HAUT IDEAL

 Qu’est ce qui motive un Serviteur de la MAAT ? Autrement dit, quel est son plus haut idéal ? C’est, on le sait l’évolution spirituelle, dont la finalité, est la fusion de la nature humaine avec la Nature Divine. Rappelons que la première constitue ce que les Initiés appellent la nature humaine (ou nature inférieure de l’Homme), qui se caractérise par l’égocentrisme dans toutes ses manifestations, et qui se ramène à la faculté de prendre. La seconde s’identifie à Dieu Lui-même, incarné dans le psychisme de l’Homme. Sa manifestation principale est le désintéressement, source de toutes les qualités, il se ramène à la faculté de donner. D’après tous les Maîtres de l’Initiation contemporains, cette double structure du psychisme humain, a été découverte par les anciens Egyptiens.
Nous avons déjà montré (Cf. Théorie de la Révolution Africaine, tome I) que, cette volonté de fusionner la Nature Divine avec la nature humaine, était la finalité de la civilisation africaine elle-même. Le Serviteur de la MAAT, fait donc de cette finalité sa préoccupation quotidienne. C'est-à-dire tout ce qu’il fera dans sa vie quotidienne doit être dirigé vers ce but : qu’il mange, qu’il travaille, qu’il se reproduise, qu’il dort, qu’il parle ou qu’il se taise, tout son être doit être tendu vers ce haut idéal. Cela signifie, qu’il doit systématiquement maîtriser son égocentrisme, afin de créer les conditions d’expression de son moi supérieur. Cela implique donc nécessairement l’adhésion au culte de l’effort qui débouche sur la volonté et la nécessité de garder la conscience éveillée, ainsi qu’au développement du discernement et de la capacité de concentration.
L’exercice de toutes ces facultés mentales finit par procurer au Serviteur de la MAAT, la clairvoyance et même la capacité d’accéder directement à l’être des choses, et ainsi comprendre les mystères de la nature et de la vie. Bref par l’effort répété sur lui-même, il parvient à éveiller en lui-même sa propre Nature Divine, laquelle dès qu’elle se manifeste, bouleverse totalement toute son existence, et le transforme en saint et en génie.
L’intérêt de garder quotidiennement à l’esprit le but suprême de l’évolution spirituelle, est donc le bénéfice que l’on retirera en retour de l’éclosion d’une véritable entité transcendante dans notre psychisme qui nous servira de guide de façon permanente, qui nous inspirera dans les choix à faire, qui nous éclairera devant une décision difficile à prendre, et qui nous protégera dans l’adversité. Cette entité pour les Maîtres de l’Initiation c’est la Nature Divine de l’Homme, c'est-à-dire le KA qui n’est qu’un aspect de MAAT. A un certain niveau de développement spirituel, la Nature Supérieure, décide de s’installer définitivement dans l’Homme, de s’incarner, et prend ainsi le contrôle de la structure mentale de l’Homme.

C’est pourquoi le Serviteur de MAAT, considère la vie quotidienne comme une matière à transformer totalement.

(Suite...)
Par J.P. KAYA - Publié dans : Pédagogie initiatique
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Mercredi 23 janvier 2008

Réponse à Eyesesso

             
            Monsieur EYESESSO, vous m’obligez à consacrer mon temps à une activité que je déteste particulièrement : répondre à des attaques personnelles, ce qui oblige à quitter l’exercice de l’esprit critique propre à la science pour l’esprit de critique qui est son contraire. Mais comme j’ai remarqué que notre communauté est actuellement menacée de basculer dans l’obscurantisme, du fait d’un petit nombre d’individus qui, parce que mal formés, et d’ailleurs maîtrisant très médiocrement le contenu de l’héritage intellectuel de nos aînés, qui eux, confrontés à une époque très dure : celle de la libération nationale, et à des colonisateurs imbus d’eux-mêmes, s’étaient protégés d’une carapace, faite d’une éducation, et d’une érudition exceptionnelles. C’est pourquoi, il est urgent, non pas de rompre avec la Renaissance Africaine, ou l’Afrocentricité qui constitue sa philosophie, mais de purger ce mouvement intellectuel des éléments nuisibles comme vous, qui menacent la communauté africaine de sombrer dans l’obscurantisme intellectuelle.

            J’ai lu attentivement votre intervention, qui ne s’intéresse guère au dernier texte que j’ai publié sur le site Africamaât (Critique de la politique Africaine), mais s’en prend à ma personne pour porter contre moi des jugements moraux totalement inappropriés. Mais, je ne vous connais pas, et je ne vous reconnais aucune autorité morale ou scientifique, pour évaluer le degré de mon intégration dans la communauté africaine, ou de mon adhésion à l’afrocentricité et à la Renaissance Africaine.

            Je vous souhaite d’ailleurs beaucoup de courage dans la tâche que vous êtes assignée, d’insulter les élites africaines, parmi lesquelles j’ai cru distinguer le nom du président MANDELA. Je vous fais simplement remarquer qu’en ce qui concerne les intellectuels africains, la totalité a commencé ses études en Afrique, avant de les poursuivre et souvent de les finir en occident. Puisqu’il faut bien gagner sa vie, certains ont réussi à intégrer les universités occidentales. C’est d’ailleurs le cas de nos plus grands intellectuels actuels. Et c’est modestement le mien aussi. Quant à juger arbitrairement de leur intégrité et de leur honnêteté, je m’en garderai bien. Il n’ y a que quelqu’un comme vous, pour s’y aventurer bêtement. Sur le plan intellectuel justement, on ne juge quelqu’un que sur des faits positifs. J’ignore de quels faits disposez vous lorsque vous vous permettez d’écrire : « Vos références intellectuelles sont majoritairement occidentales ». Et plus loin, « Ce moule occidental, qui n’est ni plus ni moins que de l’aliénation intellectuelle, transparaît énormément dans vos articles ». Quels articles ? Pouvez-vous les citer ?

            Au lieu de spéculer, si vous vous étiez donné la peine de me connaître, par exemple en visitant le blog (http://révolution.africaine.over-blog.com),de notre groupe de réflexion « RévolutionAfricaine@yagroupes.fr», sur lequel, on trouve un certain nombre de mes écrits, vous auriez eu de moi un point de vue plus objectif. Mais comme, visiblement il ne s’agit pas de votre but, permettez moi de me présenter. Je suis né au Congo-Brazza où j’ai fait mes études jusqu’à la licence. Avant de les poursuivre et les terminer en Europe. Ce qui est  important à souligner me semble t-il, est le fait que je prétends connaître aussi bien que n’importe qui, l’héritage intellectuel de tous nos aînés. Ensuite fermement convaincu que notre héritage culturel est capable de répondre puissamment à la crise actuelle de la société postcoloniale et de la communauté africaine, j’ai conçu une théorie de la Révolution Africaine dont deux tomes sont déjà disponibles. Rappelons quand même, que j’ai eu OBENGA comme professeur d’égyptologie à l’université de Brazzaville où C. A DIOP lui-même et bien d’autres sont venus régulièrement contribuer à nous sensibiliser à la démarche de l’afrocentricité qui est la notre aujourd’hui. Ainsi pour moi, vous ne représentez absolument rien.

            Contrairement à vous, je ne me plains pas de l’éducation que j’ai reçue. Au contraire, j’ai l’intention d’apporter à la communauté africaine une contribution que seule l’histoire pourra juger la portée. En effet selon notre puissance mentale, chacun de nous est plus ou moins capable de se débarrasser de son aliénation. Un exemple ? C.A DIOP justement.

            Pour agir comme vous faites sous prétexte de lutter contre l’aliénation des intellectuels africains, je crains que, étant donné la démarche farfelue que vous utilisez, le plus aliéné de tous ne soit vous-même. Car il est bien connu : il n’ y a qu’un fou qui soit capable de reconnaître un fou. C’est pourquoi vous voyez des aliénés partout. En tout cas l’arbitraire de votre démarche, le manque de sérieux d’une telle attitude, la méchanceté gratuite que vous répandez, la division que vous risquez de suscitez dans la communauté africaine, et enfin l’imbécillité de votre initiative, m’obligent à demander aux membres de la communauté africaine de se montrer impitoyables avec les individus de votre espèce, qui n’apportent rien de positif au projet de la Renaissance Africaine, à part, provoquer des querelles pour attirer l’attention sur eux.

            Si vous n’êtes pas capables de contribuer d’une façon ou d’une autre à la Renaissance Africaine, laissez donc les vrais patriotes africains travailler, au lieu de fabriquer des problèmes imaginaires. Quant à votre traitement insipide et stupide que vous souhaitez me prescrire pour me guérir de je ne sais quelle aberration, je connais quelqu’un que vous connaissez très bien, qui en a besoin de toute urgence : c’est Monsieur EYESESSO. La seule pratique capable de guérir notre communauté de la crise de personnalité africaine, qui est la vraie crise non seulement de la société postcoloniale, mais de toute notre communauté, est la pratique de la MAAT. Car elle nous réconcilie avec ce qu’il y a de sacré dans notre héritage culturel, elle permet de reconstruire notre identité, et de construire une nouvelle société africaine indépendante, puissante et prospère. J’ai appelé cette société : La Société Initiatique. J’expose le processus de sa construction dans le tome IV de la Théorie de la Révolution Africaine : « L’édification de la Société Initiatique ». Mais en attendant la publication de ce dernier ouvrage, vous pouvez acquérir chez les éditions MENAIBUC le Tome II de cette théorie intitulé : « MAAT. L’idéologie africaine ».

            Sachez que C.A DIOP, qui était impitoyable avec les fascificateurs de l’histoire africaine, savait aussi reconnaître qu’il y a toujours eu à toutes les époques des savants de bonne foi. C’est heureusement sur cette base, que nous pouvons continuer à croire en la science et la pratiquer sereinement. C’est pourquoi la véritable signification de l’afrocentricité est l’aspiration de la communauté africaine à vouloir utiliser de façon optimale ses capacités intellectuelles afin de maîtriser la totalité des savoirs.

            Aussi, ce n’est pas parce que vous terminez par hasard votre intervention par « Respecter toutes les cultures de l’humanité », après avoir pondu des fadaises, qu’il faut tolérer l’irrationalité de votre comportement. Sachez que nous sommes résolus à tenir la dragée haute aux individus comme vous qui introduisent la confusion et la division dans la communauté africaine pour le simple plaisir de plaire, au moment où notre environnement est devenu totalement hostile.
 
            Contentez-vous à l’avenir de commenter strictement les textes des auteurs au lieu de vouloir les juger stupidement. Vous ferez peut être alors œuvre utile.
 
JP. KAYA
 
 
 
Par J.P. KAYA - Publié dans : Débat actuel
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Mardi 22 janvier 2008

La MAAT est la science divine en soi. On peut aussi l’appeler science initiatique, car elle représente le stade le plus élaboré de l’Initiation. Elle propose à l’Homme un savoir, et un ensemble de règles qui pratiquées correctement permettront à l’Homme de changer radicalement son existence et d’aspirer à la perfection. En effet, les Maîtres de l’Initiation, qui connaissent parfaitement la structure psychique de l’Homme, ont découvert que celle-ci était construite sur le même modèle symbolique que la structure du soleil. C'est-à-dire si l’Homme possède un intellect, un cœur et une volonté qui lui permettent de penser d’aimer et d’agir, le soleil, possède exactement la même structure psychique. Ainsi, symboliquement pour les Initiés, la chaleur du soleil représente l’Amour impersonnel, sa lumière représente la plus haute sagesse et l’Intelligence Divine même. L’attraction qu’il s’exerce sur les planètes de son système, témoigne de la puissance de sa volonté. Les Maîtres de l’Initiation sont parvenus à la conviction que le psychisme de l’Homme peut devenir aussi puissant que celui du Soleil. Mais pour y parvenir, l’Homme doit fonder sa vie sur le principe qui régit la dynamique solaire : le désintéressement, qui s’oppose à l’égocentrisme qui est la nature de la nature humaine. Les Maîtres de l’Initiation considèrent que le désintéressement est le principe même de la Nature Divine, sa qualité fondamentale et distinctive. C’est la MAAT dans son essence. La pratiquer, permet de s’identifier à Dieu, c'est-à-dire d’acquérir les qualités divines. C’est le but suprême de l’évolution spirituelle de l’Homme.

 
            Or celle-ci commence avec la façon dont un adepte de l’Initiation, c'est-à-dire un Serviteur de la MAAT, gère sa journée.
 
 
I. LE REVEIL
 
            Il annonce le début d’une journée. La façon dont on se réveille, influence la totalité de la journée. Car cet acte obéit comme toutes les actions de l’Homme à la loi fondamentale de l’Initiation, la loi des causes et des conséquences. Cette loi veut que chaque acte qu’un Homme pose, produit infailliblement des conséquences positives ou négatives dans toutes les dimensions de son existence(Cf. JP KAYA ; « Maât. Théorie de la Réincarnation »).
 
            C’est pourquoi il est recommandé au Serviteur de la MAAT de se coucher et de se réveiller à des heures fixes. Ceci pour donner à son existence une régularité et une cohérence rigoureuses. Ce qui permet d’avoir une vie bien réglée. Ainsi, lorsqu’arrive l’heure de lever, l’organisme agit de façon intelligente. Il s’éveille au bon moment. Il est conseillé, avant de quitter le lit, de faire attention à ce que le moindre geste soit accompli avec conscience et précision. Car d’après les Initiés, au cours du sommeil, des esprits supérieurs ont pu apporter à nos questions et à nos préoccupations des réponses précises. Agir de façon désordonner dès le réveil c’est donc courir le risque de ne pas se souvenir de ces instructions. C’est pourquoi, dès le réveil, un Serviteur de MAAT, doit se recueillir. Sa première préoccupation va être de se souvenir de ce qu’il a rêvé, puis, s’aidant de la science initiatique, d’interpréter ces rêves.
 
            Ensuite il prendra sa douche du matin, avec la même préoccupation de ne jamais détruire l’Harmonie avec des gestes incohérents. Car de tels gestes peuvent démagnétiser le corps, qui au cours du sommeil s’était rechargé en énergie. C’est pourquoi dès le matin on peut subitement se trouver fatigué, alors que ce doit être le contraire.
           

            Pour tonifier son organisme, il doit absorber dès le matin de l’eau chaude, sans aucun aditif.

(Suite...)

Par J.P. KAYA - Publié dans : Pédagogie initiatique
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Nos objectifs

Ce blog a pour but de réflechir sur cette révolution puis de créer un parti révolutionnaire panafricain dans le but de réaliser la Révolution Africaine qui permettra la création d'un véritable Etat Fédéral Africain et d'une nouvelle société africaine fondée sur les valeurs fondamentales de l'Afrique la MAAT. Notre but, est de donner à la Renaissance Africaine un véritable contenu. Il s'agit pour nous d'abord, de rompre avec la société postcoloniale qui est une société africaine malade et corrompue. Cette société ne peut permettre ni le développement de l'Afrique ni l'épanouissement des citoyens africains. Cette société maintient la communauté africaine dans la médiocrité perpétuelle et sous la domination de puissances étrangères. Une rupture révolutionnaire s'impose pour en sortir et pour construire une société africaine viable afin de permettre l'avènement d'une véritable puissance africaine.

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