Introduction à la Révolution

Que seraient devenues les sociétés africaines si les traites négrières et les colonisations européennes n'avaient pas eu lieu ?

Cette question angoisse et térrorise intellectuellement les Africains, en même temps, qu'elle permet aux occidentaux de prétendre garder sur les Africains une supériorité morale. En effet, personne dans la communauté africaine n'a jamais osé répondre à cette question, sous prétexte qu'il est impossible de reconstituer une histoire qui n'a jamais eu lieu. Or justement ce travail est faisable. La théorie politique le permet. Cette discipline qui a été fondée sur la base de la 11è thèse de MARX sur FEUERBACH, affrirme la volonté de transformer le monde, au lieu de passer son temps à essayer de l'interpréter.
En l'absence d'une intervention extérieure traumatisante, les sociétés africaines auraient pu expérimenter une trajectoire de développement qui est propre à la société africaine. Nous avons appelé cette trajectoire:"Schéma conceptuel de développement du système communautaire"
Le moteur de cette trajectoire est l'Initiation ou MAAT sa version pharaonique. L'Egypte des pharaons, pour atteindre le haut niveau de civilisation qui étonne toute l'humanité aujourd'hui encore, n'a fait que reproduire ce schéma, qui est le code culturel de la civlisation africaine elle même.
La MAAT, s'avère ainsi être non seulement le moteur de développement de la société africaine, mais aussi la réponse à la crise actuelle de la société postcoloniale, qui contrairement à ce que les africanistes affirment est loin d'être un retard de dévéloppement, mais une crise de la personnalité africaine, conséquence des traumatismes et des violences subies par les sociétés africaines durant des siècles. Cette crise, dans la mesure où elle concerne le psychisme humain, s'inscrit donc de ce fait dans le domaine de compétence de l'Initiation, le psychisme humain.

La réponse initiatique à cette crise, donnera donc naissance à la SOCIETE INITIATIQUE, le contenu le plus pertinent de la RENAISSANCE AFRICAINE.


E.mail: POUR ENVOYER UN COURRIER AU PARTI: PartiSolaireInitiatique@gmail.com
E.mail: DU PRESIDENT DU PARTI: jpkayamaat@yahoo.fr

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Vendredi 31 octobre 2008 5 31 /10 /2008 18:03
 


ELECTIONS AMERICAINES

CONSIGNES DE VOTE

Pour les Afro-Américains et à l’intention des Hommes de bonne volonté


Par


JP. KAYA



La question ne pose pas de savoir qui est le meilleur candidat entre OBAMA et Mc CAINE? Qui a le meilleur programme entre les deux ? Cette élection, est le point départ du processus de réparation des injustices que les esclavagistes américains ont fait subir aux Africains et aux Indiens d’Amérique. Malgré la démocratie, la société américaine est profondément enracinée dans une stratification raciale, que rien ne peut modifier. La seule façon de donner la chance aux communautés qui subissent les conséquences de cette injustice sociale programmée, est de permettre l’élection d’un Président issu d’une minorité ethnique, pour casser l’imaginaire engendré par la mentalité raciste dominante.



I. LA LOI DES CAUSES ET DES CONSEQUENCES


L’idéologie africaine : la Maât, affirme que tout acte que pose un Homme, envers lui-même, ou envers les autres, entraîne obligatoirement des conséquences positives ou négatives pour l’auteur de cet acte. Il n’ y a aucun moyen de se soustraire à la rigueur implacable de cette loi morale de la nature. Face à elle, il n’ y a pas de peuples élus ou choisis par Dieu. Il faut payer intégralement ses fautes, ou bien la Maât se charge de le faire, en exigeant les intérêts dus.


A l’occasion de cette élection, des Américains clairvoyants, ont déjà compris, qu’il n’ y a pas de meilleure occasion, que celle-ci pour leur pays, de commencer à payer les dettes morales contractées à l’égard d’un peuple qu’ils ont spolié, avili, asservi, sans motif ; mais pour satisfaire uniquement des pulsions primitives et ténébreuses. Ils ne peuvent pas s’en tirer avec des excuses débiles du genre : qu’ils ont été choisis par Dieu. De telles excuses, ne prouvent que la vacuité morale et spirituelle. Dieu n’a rien à n’y voir. Et si l’on ne répare pas ses fautes, tôt ou tard, le ciel vous tombe sur la tête. C’est cette justice immanente qui explique l’effervescence qui règne actuellement en Amérique. Malgré quelques aliénés irrécupérables dans la communauté afro-américaine elle-même, qui ne saisissent pas le sens de l’Histoire, ou la présence de quelques racistes endurcis dans la communauté blanche, le peuple américain dans son ensemble ne doit pas rater le rendez-vous que lui donne aujourd’hui l’Histoire, et saisir l’occasion d’élire un Président Afro-Américain, pour négocier avec Dieu le salut de son âme.


II. L’ESSENCE DU POUVOIR ET SON ROLE DANS L’HISTOIRE


Ce qui caractérise le pouvoir politique d’après Max WEBER, c’est le monopole qu’il détient dans l’exercice de la violence légitime au sein de la société. Autrement dit, le pouvoir politique et notamment l’Etat est la seule personne morale autorisée à exercer officiellement la violence dans la société, y compris pour infliger, des préjudices extrêmes : la mort. Le pouvoir politique, est donc la représentation sur Terre du pouvoir Divin. Puisque lui seul a la permission sociale d’ôter la vie à un individu. Mais la ressemblance avec le pouvoir divin ne s’arrête pas là. Le pouvoir politique a aussi la capacité de changer les conditions de vie, et le destin d’un individu ou d’une collectivité. C’est pour cela que l’Etat a parfois été qualifié d’Etat providence, bien que la culture libérale de la société américaine ait tendance à dépouiller le pouvoir de ses capacités pour permettre à l’individu de s’épanouir totalement sur les plans social et économique. Mais il s’agit d’un malentendu, car, la société ne peut pas s’autoréguler. L’égocentrisme de la nature humaine s’y oppose. Il faut pour y parvenir un régulateur extérieur. A moins d’adhérer à l’utopie communiste, dans laquelle l’Etat finit par entrer en sommeil d’un domaine à l’autre, car sa fonction politique ayant perdu sa signification. Les Hommes ayant atteint un très haut degré d’éducation, y compris sur le plan moral, se chargent eux-mêmes de conduire les opérations de production et d’administration.

Ainsi, la société communiste, condamne l’Etat, mais pas la société capitaliste libérale, qui ne peut se tirer d’affaires sans son intervention. D’abord pour réduire les inégalités sociales qu’elle crée elle-même et qui menacent constamment la cohésion sociale, mais aussi fondamentalement, pour donner un sens à l’Histoire.


L’administration OBAMA a donc la lourde charge de poser les fondements d’une véritable Renaissance Américaine, qui va coïncider et se superposer avec la Renaissance Africaine qui est déjà proclamée. Mais le Président OBAMA aura aussi la charge de réconcilier l’Humanité, qui est au bord de l’explosion pour des raisons diverses. Qu’on le veuille ou non c’est bien un Messie que toute l’Humanité attend. C’est pourquoi, pour toutes les raisons invoquées, le peuple américain n’a pas le droit de se priver et de priver le reste du monde d’un tel Sauveur.



JP. KAYA


Vie, Force, Santé.

Par JP KAYA - Publié dans : News
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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /2008 11:29

LA REVOLUTION AFRICAINE :

 EXPOSE DES PROPOSITIONS GENERALES

 

Avant-Propos au Tome III de La Théorie de la Révolution Africaine :

 « MODE OPERATOIRE »

 

 

Par

JP. KAYA

 

 

 

         L’analyse globale et systématique de la société africaine postcoloniale, fait ressortir une variable fondamentale. Cette société est profondément irrationnelle, car elle ne vérifie pas « le postulat du système social ». Ce postulat oblige toute formation sociale à répondre à  trois impératifs :


a)-elle doit être  constituée d’éléments ayant entre eux des rapports d’interdépendance. b)-la totalité formée par l’ensemble des éléments n’est pas réductible à la somme des éléments. c)-les rapports d’interdépendance entre éléments, et la totalité qui en résulte, sont régis par des règles qui peuvent s’exprimer en termes logiques.

 

I. HYPOTHESE

 

         Nous avons déjà démontré dans un texte antérieur (Cf. JP. KAYA ; « Analyse sociologique approfondie de la société postcoloniale » ; in Africamaât.com, 2008), qu’effectivement  la société postcoloniale était loin de remplir les conditions sus indiquées. Or cette approche peut en réalité s’appliquer à la communauté africaine elle-même, d’une façon générale, qui apparaît alors au niveau mondiale, comme l’universalisation d’une même réalité sociale atteinte profondément de symptômes de crise identiques. Dans le Tome I de la «Théorie de la Révolution Africaine », nous sommes ainsi parvenus, à la conclusion que, nous avions affaire à une « société malade ». Une telle société, non seulement empêche le développement de l’Afrique, mais aussi, s’oppose à l’épanouissement des citoyens africains eux-mêmes.  Car, l’irrationalité qui l’habite ne permet pas d’en obtenir une aptitude à la réforme, ni même la possibilité de mettre en place des conditions de la modernisation et du développement. Depuis longtemps, l’économie du développement a démontré que la croissance que l’on peut observer dans certains pays africains, est une sorte de croissance perverse, car fondée sur l’exploitation d’une ou de quelques matières premières, dont les revenus aggravent les inégalités entre catégories sociales, car mal redistribués. Tout le problème est dans cette incapacité des autorités africaines à promouvoir la justice sociale. Nous avons affirmé que c’est l’irrationalité qui habite la société postcoloniale qui explique le mieux l’étiologie de ce dysfonctionnement social. En effet, si notre hypothèse selon laquelle, les violences systématiques subies historiquement par la communauté africaine, ont non seulement traumatisé les Africains, mais aussi castré mentalement cette communauté est juste, si, les conséquences de ces traumatismes ont bien provoqué la crise de la personnalité africaine, crise qui ne permet pas à chaque membre de cette communauté de donner le meilleur de lui-même et de se prendre en charge, mais aussi développe chez lui un comportement autodestructeur, qui l’incite non seulement à développer une propension au factionnalisme, mais aussi à la prédation, c'est-à-dire au pillage des ressources collectives, à des fins égoïstes, alors, se pose la nécessité d’une réponse puissante et efficace à cette crise de la personnalité qui s’avère être la véritable crise de toute la communauté africaine, en règle générale.

 

II. THESE

 

         La nécessité de la rupture, ou de la sortie de la société postcoloniale, doit donc être perçue normalement par les populations africaines, et notamment par les élites africaines, comme la condition de la résurrection de  toute la communauté africaine. Pourquoi ? Parce que, cette société, sous ses multiples formes au niveau mondial, reproduit toutes les conditions de l’asservissement de la période esclavagiste, de l’exploitation et de la domination de la période coloniale, de l’exclusion, et de l’aliénation de la période néocoloniale. Rompre tous les liens avec elle, c’est donc réunir toutes les chances qui permettraient à la communauté africaine de renaître, et d’acquérir les outils et les ressources qui la préserveront de nouvelles tentatives d’asservissement, de la part de n’importe quel autre peuple au monde ; mais aussi, la dotera des moyens de se constituer en entité politique, économique et sociale, viable et intégrée, capable de se prendre en charge, de répondre efficacement aux demandes de ses citoyens, et finalement de se poser sur la scène internationale comme une puissance de fait.

         Or certains Nègres, par ignorance, par cupidité, par irrationalité, par faiblesse,  ou parce qu’ils ont atteint le point de non retour dans le processus d’aliénation, ne sont pas susceptibles de développer une mentalité patriotique et militante. Ils constituent de ce fait un poids mort pour la communauté africaine.

         Il y a  trois attitudes à adopter à leur égard. A)-Instaurer un débat démocratique, pour les raisonner et les éduquer, pour éveiller leur discernement, afin de  les conduire à prendre conscience de la réalité africaine. B)-S’ils  font preuve de mauvaise volonté  ou de mauvaise foi et  s’opposent ainsi activement ou passivement, au processus révolutionnaire, il faut essayer d’obtenir d’eux une attitude impersonnelle, de neutralité, face au processus révolutionnaire C)-S’ils s’obstinent, il faut alors leur appliquer la terreur révolutionnaire,  en désespoir de cause. On peut simplement espérer que le recours à cette dernière solution sera exceptionnelle, car par principe, la Révolution Africaine n’est pas dirigée contre un groupe ou une catégorie sociale, mais contre une entité : la société postcoloniale. Le but de la Révolution Africaine, étant de réhabiliter toute la communauté africaine, en obtenant de chacun de ses membres, une participation effective à la construction d’une nouvelle société africaine, par la pratique de la Maât.

         En effet, la connaissance et la prise de conscience de l’étendue des conséquences catastrophiques que la vraie nature de la crise africaine, la crise de la personnalité africaine, occasionnent au sein et à l’extérieur de la communauté africaine, impose une démarche révolutionnaire pour y mettre fin. La Révolution Africaine, doit ainsi être perçue comme le premier acte de la Renaissance Africaine. C’est une rupture radicale qui doit non seulement arracher chaque Africain  à un contexte où il mène une existence de  « Mort-vivant ». Son but suprême est ainsi  de  délivrer toute la communauté africaine de l’héritage d’un passé traumatique, qui   catalogue ses membres et les désigne comme des êtres nés pour être asservis. La Révolution Africaine, doit raisonner et retentir jusque dans le subconscient de chaque Nègre, pour l’informer du commencement d’une ère nouvelle.

 

III. ARGUMENTATION

 

         Cette rupture d’avec un présent, qui reproduit le passé traumatique de l’Afrique  a pour projet de conduire les Africains sur le plan de la pensée,  à démontrer l’inanité de la théorie hamitique. Théorie scientifique engendrée par les savants africanistes, et qui affirme l’incapacité congénitale des Africains à bâtir une civilisation, prouvant ainsi leur infériorité par rapport aux autres races ou ethnies de l’humanité, ce qui autorise ces dernières à les asservir et à disposer de leurs ressources. C’est l’argument qui pour les Européens, fondait la légitimité de la colonisation. C’est le rejet de cette théorie par la preuve,  qui nécessite le déclenchement de la Révolution Africaine, puis la construction d’un Etat Africain et d’une nouvelle société africaine, qui pour nous sont ressentis comme des actes nécessaires d’ascèse et de dépassement de soi que nous imposent l’obligation de prouver la vacuité de la théorie hamitique en tant qu’idéologie scientifique qui continue d’alimenter  aujourd’hui encore toutes les propositions générales qui permettent de juger le Nègre, validant le racisme sous toutes ses formes. C’est pourquoi, pour y parvenir, la communauté africaine doit rejeter le concours de tout Messie extérieur à elle pour administrer cette preuve. Car cette réponse mesure précisément sa capacité personnelle d’auto-resilience. Elle permettra  aux Africains, à l’issue de la Renaissance Africaine, de pouvoir enfin recommencer à coopérer et à commercer avec d’autres peuples sur des bases nouvelles et saines. Cette question on le voit est donc essentielle pour reconstruire la dignité africaine. La Révolution Africaine peut ainsi être perçue comme une réponse intellectuelle puissante, à une idée monstrueuse qui a pourri la vie des Africains pendant des siècles. Pendant trop longtemps.

         En faisant table rase du passé, la Révolution Africaine, crée les conditions d’une année ZERO, à partir de laquelle, les Africains, sans l’aide d’aucun Messie extérieur à leur communauté, seront capables de donner la preuve qu’ils sont non seulement les inventeurs de la  civilisation, mais qu’ils sont aussi capables de créer de toutes pièces, une nouvelle société africaine, que nous avons déjà baptisée : « Société Initiatique » ; car elle sera bâtie, sur la base de l’idéologie africaine : l’Initiation ou Maât, qui a la prétention de mettre en œuvre non seulement la réponse à la crise africaine, mais aussi de répondre à la crise de la société néolibérale, dont le pays le plus libéral du monde, les USA, vient de révéler la nature profonde à toute l’humanité avec l’effondrement de sa structure financière. Cette crise financière, n’est en réalité que l’expression de la crise de la nature humaine elle-même, dont le degré d’égocentrisme atteint au sein de la société néolibéral, place l’Humanité de façon permanente au bord de l’autodestruction (Cf. JP. KAYA ; « Adieu à la modernité » ; ouvrage à paraître).

         Or, nous avons déjà montré dans le Tome II de la Théorie de la Révolution Africaine, que la nature humaine, était le banc d’essai de la MAAT. Celle-ci apparaît non seulement comme l’idéologie de chaque société africaine, mais à travers les différentes expériences historiques et culturelles de chacune d’elles, la MAAT a connu un développement universel, pour devenir une véritable science de développement psychologique et spirituel de l’Homme. Elle a ainsi atteint son plus haut degré  historique avec l’Egypte pharaonique, d’où elle a essaimé dans le monde entier. Mais la réappropriation de la Maât par d’autres peuples n’offre aucune garantie de succès. Car mélangé à d’autres pratiques culturelles, le sens profond de la Maât a souvent été perdu, et sa pratique n’atteint pas toujours le but espéré. C’est pourquoi dans beaucoup de pays (en occident notamment), la Maât  c'est-à-dire l’Initiation, mène t-elle une existence clandestine, en contradiction avec la logique sociale dominante de ces sociétés. Mais sa réputation exerce une véritable fascination sur les occidentaux, qui nouent alors avec elle une espèce de relation honteuse, par le biais de sociétés secrètes, qui prennent du coup une place considérable dans la vie sociale. C’est de cette place officieuse, que la MAAT, va puissamment investir la société occidentale, et délivrer le moment venu sa réponse à la crise de la société néolibérale qui, reconnaîtra ainsi clairement l’efficacité de l’idéologie africaine, et sera obligée de valider donc publiquement son statut en son propre sein.


CONCLUSIONS

 

         La  Révolution Africaine est la condition nécessaire et suffisante pour mettre en œuvre une réponse efficace à la crise africaine car elle met  en lumière sa vraie nature : la crise de la personnalité africaine. Elle prépare le terrain à la MAAT qui s’imposera alors face à la crise de la personnalité africaine, comme la réponse la plus appropriée pour juguler cette crise, car elle possède une efficacité cathartique, qui lui permet d’intervenir sur la structure psychique de l’homme.

         A la page 24 du Tome I de la « Théorie de la Révolution Africaine »,  nous affirmions que pour échapper à leur destin calamiteux, les Africains-américains  devaient aspirer à accéder au pouvoir suprême quitte à nouer des alliances nécessaires. Ce volontarisme historique, que nous posions comme  la posture morale fondamentale de Renaissance Africaine, pouvait paraître comme un vœu pieux à l’époque, mais sous nos yeux, ce vœu est en train de prendre corps. A lui seul, le Sénateur OBAMA est ainsi en train d’accomplir un segment de la Révolution Africaine, qui comme on le sait est le détonateur de la Renaissance Africaine. Son audace et son volontarisme, constituent l’exemple à suivre pour les révolutionnaires africains. Il donne le signal à tous les Africains, que le moment est venu pour les Serviteurs de la Maât de prendre le pouvoir maintenant, partout dans le monde, comme je l’ai demandé dans le Manifeste de la Révolution Africaine ; pour obliger le reste du monde à changer son attitude envers la communauté africaine.

 

Vie, Force, Santé.


JP. KAYA

 

        

 

           

 

           

Par JP KAYA - Publié dans : Théorie de la révolution
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Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /2008 11:17

ELECTIONS AMERICAINES

 

LE MOMENT EST VENU DE METTRE UN TERME  À « L’EFFET BRADLEY-WILDER »

 

 

Par

 

JP. KAYA

 

 

            La campagne pour l’élection d’un nouveau Président américain touche à son terme. Tous les sondages d’opinions tant au niveau national qu’au niveau des Etats qui composent les USA, donnent une avance confortable autour de 7 points au candidat démocrate. Mais, la fréquentation assidue des sources d’informations, relatives à cette élection depuis le début de la campagne électorale, m’a fait prendre conscience ces derniers temps d’une ambiguïté fondamentale. Au départ, les journalistes occidentaux, les analystes politiques et autres faiseurs d’opinions étaient amusés et se montraient sympathiques de la candidature du Sénateur OBAMA à la présidence des Etats-Unis, tant qu’elle ne se montrait pas menaçante pour son adversaire. Lorsque OBAMA après une longue bataille a fini par gagner les primaires démocrates, on a vu les journalistes  ajuster leur tir, en espérant que Mc CAINE allait nécessairement gagner, parce qu’il était Blanc. Mais, à trois semaines du vote, les faiseurs d’opinion, ont commencé à rire jaune, ils viennent de comprendre que les Américains ont vraiment décidé d’élire un Président Noir. Désormais, ils  s’accrochent à un dernier espoir : être sauvés par « l’effet BRADLEY-WILDER ». Phénomène qui tire son nom du premier maire Afro-américain de la ville de Los Angeles, qui avait décidé de se présenter aux élections pour le poste de Gouverneur de la Californie dans les années 70. On sait que tous les sondages lui donnaient gagnant, mais il perdit au moment du vote. Son adversaire l’ayant distancié de quelques voix. Qu’est ce qui s’était passé ? Le racisme structurel  d’un petit pourcentage de la population avait fait la différence.

            Mais la plaisanterie a suffisamment duré. Le moment est venu de tordre le coup à « l’effet Bradley-Wilder ».

 

I. L’AMERIQUE A-T-ELLE CHANGE DEPUIS LES ANNEES 70 ?

 

            Il est difficile de répondre à une telle question, car les habitudes et les mentalités sont des phénomènes structurels qui relèvent d’un rythme de longue durée. Ces phénomènes se transforment généralement par petites touches, de façon imperceptible.  Ces transformations dépendent des mesures prises par les autorités, des réformes ou des politiques publiques mises en œuvre pour changer la société, et aussi de l’exemple donné par le comportement des élites. Mais Le changement peut être brutal et rapide lorsqu’il est déclenché par une crise. Ainsi depuis les années 60 la politique qui oblige à réserver aux minorités un pourcentage de représentation dans les institutions publiques, au gouvernement, dans les universités etc. a permis d’agir quelque peu sur la rigidité de la stratification sociale de ce pays qui est ouvertement raciale.

            Or, la proportion des mirorités va  inévitablement gagner en importance. A tel point que, viendra nécessairement le moment où, la majorité démographique blanche actuelle deviendra un jour une composante ordinaire d’égale valeur face à d’autres composantes ethniques du pays. D’où l’obligation pour l’Amérique d’accepter le plus vite possible l’idée d’une circulation (ethnique) d’élites au pouvoir pour diminuer le risque de conflits  ethniques provoqués par l’injustice sociale, découlant de la domination blanche sur les autres ethnies. Les Etats-Unis, doivent également  accepter de changer leur Mode d’Organisation Sociale, fondé sur la pétrification des composantes ethniques de la société. Autrement dit il faudra que progressivement, ils passent du modèle d’intégration sociale qu’ils qualifient de « communautaire » à un modèle républicain, pour que, la stratification raciale de la société, ne gêne plus ni la loyauté du citoyen en vers le centre, ni l’intégration complète de l’individu dans la société.

            Pour l’heure, l’exclusion sociale qui frappe notamment les Africains Américains, ne leur permet pas encore de développer une loyauté indéfectible envers leur pays. C’est ce handicap, que l’élection d’un Président Noir va abolir progressivement, mais définitivement. En choisissant d’élire OBAMA à la Présidence des Etats-Unis, les Américains feront donc un investissement précieux pour l’avenir de leur pays. Ils obtiendront la cohésion et la paix sociale.

 

II. LES AMERICAINS DOIVENT CHOISIR JUDICIEUSEMENT

 

            A l’occasion de cette élection, les Américains ont l’honneur de faire accomplir à l’humanité un pas de géant vers la Justice, vers la Vérité, et vers la Fraternité. Soulignons qu’il s’agit là justement des qualités fondamentales de la MAAT, qui permettraient de transformer les intentions de vote actuelles en un choix définitif. En agissant de la sorte, ce pays qui a beaucoup de fautes à se faire pardonner obtiendra ainsi sa rédemption. De fait, cette élection par son enjeu, se place d’elle-même au niveau moral du combat entre le Bien et le Mal. Le Mal étant représenté par le fameux « effet Bradley-Wilder », qui n’est rien d’autre que le racisme : l’expression irrationnelle de toutes les pulsions primitives les plus rétrogrades de la nature humaine. Etre capable, à l’occasion de cette élection  hautement symbolique d’imposer à la nature humaine une ascèse et une discipline, permettra au peuple américain d’orienter de façon décisive le devenir historique de toute l’humanité. Et donc de rester à l’avant-garde, le leader du monde, en donnant l'exemple.

            En confirmant le choix du monde entier, de voir le Sénateur OBAMA accéder à la Présidence des Etats-Unis d’Amérique, les Américains vont sceller une véritable alliance avec Dieu. On peut interpréter en effet le choix qui les attend de la manière suivante : veulent-ils plaire à Dieu en choisissant judicieusement leur futur Président ou bien souhaitent-ils s’accrocher à des habitudes surannées et tomber dans la décadence ? L’histoire de l’humanité fourmille d’exemples de grandes civilisations qui ont périclité pour avoir fait, un seul mauvais choix, à un moment stratégique.   

 Face au fameux « effet Bradley-Wilder », en effet la question se simplifie à l’extrême. Ou bien les 6% d’Américains qui refusent de voter pour le Sénateur OBAMA, uniquement à cause de la couleur de sa peau, acceptent de modifier leur opinion pour sauver leur propre pays, du déclin, ou bien ils persistent dans leur attitude, et font perdre à toute l’humanité une occasion unique, qui ne se reproduira plus. En effet, il ne faut pas se bercer d’illusions, si ce miracle n’a pas lieu maintenant, il ne se produira pas non plus dans l’avenir. Car toutes les conditions sont actuellement réunies pour qu’un Africain-Américain accède à la Maison Blanche. S’il n’y parvient pas pour cause de racisme, rien ne peut modifier cet état de fait dans le futur, ni la religion, ni la démocratie, car il relève du libre arbitre. Mais si OBAMA gagne, alors, il est possible qu’il y aura d’autres Présidents Africains Américains dans le futur, mais aussi des Présidents américains issus d’autres minorités ethniques. D’où la nécessité d’une mobilisation totale de la communauté afro-américaine et des Hommes de bonne volonté en Amérique. Ce choix sauvera l’Amérique elle-même de l’obscurantisme. Elle sortira nécessairement gagnante de cette audace. Elle en sortira grandie, et son rayonnement sur le monde sera total.

 Donc, pas une seule voix ne doit manquer pour faire élire le Sénateur OBAMA le 4 Novembre 2008.

 

            L’Humanité est bien au seuil d’une ère nouvelle. Le monde entier attend en quelque sorte l’arrivée d’un Messie. Lorsqu’il sera là, même s’il ne faut pas paradoxalement attendre de lui des « miracles »,  sa seule présence, va apaiser  les tensions actuelles, et inspirer aux hommes de bonne volonté des aspirations sublimes qui leur permettront de poser les fondements d’une « Nouvelle Terre ».

 

            Dans le cas contraire je préfère laisser s’exprimer le Grand GOETHE :

 

« L’humanité deviendra plus savante et plus pénétrante, mais non meilleure, ni plus heureuse, ni plus active. Je vois venir le temps où Dieu lui retirera sa complaisance, et devra de nouveau tout détruire, pour renouveler la Création ».

           

Vie, Force, Santé.

 

JP. KAYA

           

Par JP KAYA - Publié dans : Débat actuel
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Jeudi 25 septembre 2008 4 25 /09 /2008 16:06

 

Par JP KAYA - Publié dans : Publications
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Dimanche 24 août 2008 7 24 /08 /2008 19:14

POURQUOI PAS DEUX ETATS EN AFRIQUE ?

 

Par

 

 JP. KAYA

 

 

            L’expérience nous a appris que les Maghrébins sont intimement convaincus que leur religion et leur culture sont intrinsèquement supérieures à celles de l’Afrique Noire. Ainsi dans le cadre d’une Union politique africaine, associant l’Afrique subsaharienne et le Maghreb, il faudra s’attendre à une attitude agressive de la part des Maghrébins de vouloir islamiser et arabiser l’Afrique Noire, perçue par eux comme une région non civilisée. C’est pourquoi, il est urgent de lever l’ambiguïté et le malentendu que cache la volonté de KHADAFI de vouloir construire un Etat Africain, en prenant tout le monde de vitesse. Après des siècles d’asservissement et de domination, auxquels les Arabes ont été partie prenante, les Africains sont aujourd’hui allergiques à l’idée de subir même de façon homéopathique une influence d’un peuple étranger à la communauté africaine. Malheureusement, l’activisme politique d’un KHADAFI qui espère devenir le sauveur des Noirs, ne lui a pas permis de prendre la mesure de cet état d’esprit qui habite silencieusement l’élite africaine, et qui gagnera inexorablement les masses africaines. De nos jours, la communauté africaine, aspire à une Renaissance, qui s’entend être un retour au contenu positif de l’héritage de la civilisation africaine. Le paradigme, qui théorise ce retour est l’Afrocentricté. Idée partagée par l’Afrique et toutes ses diasporas. Le contenu de l’Héritage universel de la civilisation africaine se ramène à un concept puissant engendré par l’antiquité africaine : la MAAT. J’ai démontré dans la  « Théorie de la Révolution Africaine », que la MAAT, n’est rien d’autre que l’expression achevée de l’idéologie de la société africaine : l’Initiation.  La Renaissance Africaine sera ainsi le résultat de la pratique et de l’intériorisation de la MAAT, qui conférera alors à chaque Serviteur de la MAAT, la mentalité pharaonique. C’est pourquoi le développement politique de l’Afrique doit nécessairement aboutir à la création de deux Etats distincts, qui puiseront chacun leurs ressources institutionnelles dans deux univers culturels et historiques différents pour pouvoir fonctionner de façon optimale : Une Union politique du Maghreb d’un côté et un Etat Africain de l’autre. Si par une ruse de l’Histoire, un Etat Fédéral Africain qui ne respecte pas cet impératif est créé avant qu’une véritable Renaissance Africaine ne se soit produite, celui-ci sera condamné à l’auto-destruction sur le modèle de la défunte Union Soviétique. Car l’aspiration qui anime toute la communauté africaine aujourd’hui, ne peut être assouvie, que par la naissance d’une puissance africaine au niveau mondial sur une base culturelle authentiquement africaine. C’est cette puissance africaine qui permettra à la communauté africaine de se guérir des traumatismes qu’elle a subis dans l’Histoire.

             

            C’est pour cette raison que notre Maître C. A. DIOP, qui était pourtant musulman, avait clairement dimensionné le futur Etat Fédéral Africain, à l’Afrique Noire, et non pas à toute l’Afrique (Cf. ; « Les Fondements économiques, et culturels d’un futur Etat Fédéral d’Afrique Noire » ; Présence Africaine, 1960.

 

 

 

 

 

 

 

I. ETHNOGENESE DE L’ETAT

 

            L’Etat est une forme de pouvoir politique qui pour fonctionner a besoin d’enraciner ses institutions dans une mythologie, une histoire, des représentations, et des croyances communes à un peuple. Depuis les indépendances, les pays d’Afrique Noire se sont engagés dans un processus de construction d’un Etat sur des bases légales rationnelles. C'est-à-dire un pouvoir politique laïc, fondé sur la séparation de la religion et   des institutions publiques.

 

            Nous savons que cette séparation est impossible en Islam. En effet en Terre d’Islam la communauté des croyants ne se distingue pas de la communauté politique. Ainsi, le système politique, ne peut-il pas se différencier et s’autonomiser de ses périphéries sociales, pour se comporter comme un Etat moderne. S’il tente de le faire, la base sociale, trouvera des motivations dans l’Islam qui imprègne fortement la formation sociale, pour obtenir, par la violence si nécessaire, l’assimilation de la communauté politique à la communauté des croyants.

 

            C’est la raison fondamentale, qui retarde l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, bien qu’officiellement ce pays soit un Etat laïc. Les Européens essaient avant de se résoudre à accepter ce nouveau venu dans leur clan d’insuffler autant que possible au peuple turc, des habitubes de vie démocratiques, pour pouvoir se fondre dans l’univers politique occidental. Or, l’Afrique Noire, ne se trouve pas dans la situation de l’Union Européenne, première puissance commerciale du monde, donc capable par sa puissance tant économique, culturelle que politique, d’absorber avec le temps la Turquie. Au contraire, c’est l’Afrique qui va subir le sort de la Turquie, vis-à-vis du Maghreb. La Renaissance Africaine, n’ayant pas eu le temps de s’accomplir, pour permettre à l’Afrique de reconstruire son identité culturelle, puis de la stabiliser, celle-ci, va inévitablement être islamisée et arabisée. Et nous n’avons aucun secours attendre des Européens, qui par l’entremise de l’UPM, ont en réalité attribué aux pays Maghrébins les moyens de recoloniser à long terme l’Afrique. En effet  toutes les politiques prévues pour la mise en œuvre de l’Union pour la Méditerranée, auront pour conséquence à long terme de développer le Maghreb, et en même temps de maintenir l’Afrique Noire dans une situation de sous-développement permanent et de dépendance perpétuelle envers l’étranger.

 

            Par ailleurs, bien que l’aspect politique de ce projet reste soigneusement masqué, les pays Maghrébins, grâce à l’UPM, deviendront nécessairement le gendarme de l’Afrique. Fonction, qu’ils remplissent déjà avec efficacité dans le contrôle des flux migratoires. Nécessairement, la Libye,  sans le proclamer officiellement deviendra elle aussi un membre de l’UPM, par le biais des politiques de coopération bilatérales.

 

            Ainsi quoi que fassent les pays africains, leur destin est déjà scellé, comme d’habitude, sans leur consentement. Mais contrairement à l’époque de la Conférence de Berlin, où les puissances européennes décidèrent cyniquement de se partager en toute tranquillité le continent noir, aujourd’hui, nous avons des élites capables de démasquer tous les projets anti-africains, puis d’en informer la communauté africaine, charge à elle, de prendre des contre-mesures qui s’imposent.

 

 

 

II. LE CODE CULTUREL AFRICAIN

 

            Il n’est écrit nulle part, que la création d’un futur Etat Africain doit obligatoirement se faire en association entre l’Afrique Noire et le Maghreb. Le fait de partager le même continent, ne nous oblige pas à lier nos destins de façon mécanique. Il suffit de regarder autour de nous. La Russie et l’Union européenne, bien que partageant le même continent, n’ont pas décidé pour autant de fusionner. De même, les USA et le Canada, si proches géographiquement, culturellement et économiquement  n’ont pas décidé de mettre leurs œufs dans le même panier. Mais aussi la chine et les deux Corées, pourraient parfaitement s’intégrer en un seul pays, mais cela n’a jamais traversé l’esprit de personne. Enfin pourquoi l’Inde et le Pakistan ne se décident-ils à se réunifier ? Même chose pour Israël et la Palestine. La solution la plus simple pour mettre un terme  à leurs différends serait pourtant de créer un Etat Fédéral. Tous  ces exemples nous montrent qu’il y’a des inerties sociologiques, qui ne permettent pas de passer aussi aisément du rêve à la réalité.

 

            Que se passerait-il si certains responsables politiques africains actuels, handicapés par l’aliénation, ou animés par l’appât immédiat du gain, donnaient le feu vert, à la création d’une Union Africaine bancale à la demande de KHADAFI ? Ils produiraient tout simplement  l’expérience soviétique : destiné et programmé  à l’autodestruction. En voici les raisons.

 

1°)-Le code culturel d’un peuple, est à l’échelle des groupes humains, ce que le programme génétique l’est à celui d’un individu. L’attachement aux valeurs communes, le nationalisme, voire l’intégrisme, sont de nature à remobiliser le code culturel. Ce phénomène a été constaté dans le processus qui a conduit aux indépendances africaines. Il a généré des idéologies comme le panafricanisme, la Négritude et aujourd’hui l’afrocentricité. Bien qu’ayant été abordé sous l’angle philosophique avec le panafricanisme, et sous l’angle littéraire avec la négritude, c’est aujourd’hui seulement avec l’approche scientifique de l’afrocentricité, que nous approchons la véritable nature du code culturel africain. Celui-ci se ramène entièrement dans un seul mot : MAAT. J’ai déjà eu pour ma part l’occasion de préciser dans les tomes I &II de la « Théorie de la Révolution Africaine », que MAAT, n’était que la forme la plus évoluée, de l’idéologie africaine, l’Initiation. Ce stade avancé, a été atteint historiquement par l’Egypte pharaonique.

 

            En réalité MAAT, ou Initiation, est le moteur même de l’Histoire dans la civilisation africaine. C’est son action qui peut permettre à n’importe quelle société africaine de se transformer, puis de se développer. Elle lui permet de vérifier le schéma conceptuel de développement du système communautaire et d’expérimenter les quatre étapes d’un processus de développement endogène, propre à la société africaine. MAAT est ainsi la clé pour répondre à la crise africaine et pour relancer le processus de développement des sociétés africaines.

 

2°)- Or cette idéologie dans son fonctionnement s’oppose à l’Islam. En effet l’Islam impose une soumission du croyant à Dieu pour atteindre le salut. Au contraire MAAT, c'est-à-dire l’Initiation propose une identification de l’Homme à Dieu. Dans le premier cas la loi divine s’impose d’en haut comme un impératif catégorique à l’individu, dans le second, l’Homme va à la rencontre de Dieu, par un effort personnel d’évolution et de développement spirituel. Alors que l’Islam interdit toute personnalisation de Dieu et même toute comparaison à Lui, MAAT, au contraire prône l’identification de l’Homme à Dieu. Effort par lequel il s’approprie les qualités divines, pour devenir l’image vivante de Dieu sur Terre. Ces deux conceptions du monde, donnent lieu à deux formes de souveraineté et à deux formes d’organisations sociales différentes.

 

            Ainsi tous les ingrédients sont en place pour provoquer une collision frontale entre les deux communautés, à moins de donner à chacune une forme politique adaptée à ses aspirations. Autrement dit, pourquoi ne pas reconnaître les faits et envisager la création de deux Etats distincts, qui pourront alors par la suite coopérer efficacement ?

 

III. DES RESSENTIMENTS SOCIO-HISTORIQUES NON APPAISES

 

            L’Afrique ai-je dit, tente actuellement de sortir d’un passé chaotique et douloureux qui a légué à la communauté africaine des traumatismes très graves, qui ont castré cette communauté et qui expliquent  la médiocrité dans laquelle elle croupie. L’occident seul, n’est pas l’unique responsable de ce passé. Les Arabes y figurent en bonne place. La réduction des Nègres en esclavage par les Arabes a commencé dès le IIIè siècle de notre ère. L’apparition de l’Islam, n’a ni freiné, ni interrompu ce processus. Au contraire, celui-ci a continué jusqu’à nos jours, en survivant ainsi à la Traite atlantique elle-même.

 

            De nos jours, là où l’Afrique Noire et le monde arabe se touchent, les chercheurs en sciences humaines, ont constaté un phénomène de sécularisation et de routinisation de l’esclavage des Noirs. Avec, si l’on peut dire, la bienveillance de l’Islam. On a effet posé la question aux négriers Touaregs la raison pour laquelle ils continuaient à pratiquer l’esclavage des Africains. Leur réponse est désarmante de sincérité. C’est le Coran disent-ils qui l’autorise. Et ils ne font que poursuivre une tradition qui leur vient de leurs ancêtres.  Dans ces conditions il n’est pas surprenant d’observer le même phénomène profondément installé dans les habitus des peuples arabo-musulmans depuis la Somalie, en passant par le Soudan, jusqu’en Mauritanie. La Libye, le pays de KHADAFI, qui se veut être le père de l’unité africaine, n’échappe pas à cette malédiction. Les Africains qui y ont vécu, mais aussi les enquêtes des journalistes, rapportent que l’activisme politique du dirigeant suprême de ce pays ne reflète en rien l’état d’esprit de sa population, qui se comporte envers les Noirs, comme les Sud-africains blancs de l’époque de l’apartheid. On y retrouve les mêmes réflexes que ceux des Américains à l’époque de la ségrégation. Un Africain lésé par un Arabe, aurait tort d’aller se plaindre auprès des autorités, car il se retrouverait soit en prison, soit expulsé du pays. C’est un pays où les Africains survivent à la périphérie du système social. Ils sont écrasés par une hiérarchie sociale, qui est ouvertement raciale. En un mot ils vivent comme des parias. Dans ces conditions KHADAFI peut-il représenter l’Afrique et parler au nom des Africains   ? Non évidemment, ses rêves de grandeur ont vocation à être assouvis par l’Union du Maghreb Arabe. Pourquoi alors cette cour empressée de l’Afrique Noire par le leader libyen. La réponse est double. Les ressources colossales de l’Afrique ne peuvent laisser personne indifférent. Mais aussi la perspective de s’appuyer sur une région qui deviendra dans moins de trente ans la région la plus peuplée du globe, lui permet d’espérer une base stratégique unique, pour peser sur la scène internationale.

 

            Mais, Il y a un problème qu’il n’a pas jugé utile de prendre en considération. Les Africains de leur côté, veulent construire un Etat Africain, qui a vocation à devenir une puissance mondiale, sans les Maghrébins.  L’existence même de cet Etat sera pour chaque Africain, une revanche sur l’Histoire, et le signe d’une Renaissance de l’Afrique.  Ces vérités devraient être dites avant qu’il ne soit trop tard.

 

 En effet, je prévois l’éclosion d’une période de nationalisme africain virulent suite à la Révolution et la Renaissance africaines. Une fois l’Héritage de la civilisation africaine et son idéologie, la MAAT, reconquises et digérées, les Africains vont brutalement se réveiller et nourrir à l’égard de différents peuples de l’Humanité de sentiments inversement proportionnels à leur implication dans l’aliénation actuelle de la communauté africaine. Ce phénomène n’est qu’une loi de la psychologie des foules. Mais, il faut y penser longtemps à l’avance pour éviter des débordements et des violences inutiles, lors de sa manifestation. Mais une chose est certaine, la communauté africaine aura besoin d’une période de repli sur elle-même. Une posture de méditation pour faire la paix avec elle-même et avec le monde, avant de s’ouvrir de nouveau avec confiance vers d’autres peuples. C’est pourquoi seul un Etat authentiquement africain sera capable d’encadrer ce devenir historique.

 

 

CONCLUSIONS

 

            Un intellectuel africain, me faisait remarquer récemment, que « si Dieu avait séparé l’Afrique du Maghreb par un désert mortel, c’est parce qu’il avait une idée derrière la tête ». En effet, rien ne peut convaincre, ni obliger l’Afrique Noire à unir son destin à celui du Maghreb. Ces deux régions ont vocation à s’intégrer en deux Etats spécifiques. Ce qui ne les empêchera pas une fois constitués, d’entretenir des relations économiques, fraternelles, culturelles, sportives, amicales et apaisées.   Vouloir à tout prix les enfermer dans un même moule est une erreur stratégique, qui donnera des conséquences tragiques. Car dès à présent nous pouvons constater que tout oppose ces deux communautés. Les croyances, l’Histoire, l’organisation sociale, la conception de la politique, et la nature des relations avec l’Europe.

 

            L’état d’esprit actuel des Africains, se résume en une aspiration fondamentale et puissante : la Renaissance Africaine. Il s’agit d’un retour au contenu positif de la civilisation africaine, en vue de créer une nouvelle société africaine, qui prendra toute sa place sur la scène internationale. L’attitude des Maghrébins vis-à-vis  de l’Afrique Noire est un mélange d’impérialisme et de paternalisme. Ils ont besoin de l’Afrique pour permettre au monde Arabe de reconstituer sa puissance passée. Nous avons là deux volontés qui s’annulent, car l’Afrique veut devenir une puissance par elle-même. Elle a tout ce qu’il lui faut pour réussir. Un territoire gigantesque, des ressources colossales, une population qui sera très bientôt la plus nombreuse du monde. Elle attend simplement la constitution d’une nouvelle élite. Ce que la Renaissance Africaine, grâce à la réappropriation de l’idéologie africaine, la MAAT va lui procurer.

 

            La Révolution Africaine est la clé de tout ce mécanisme. En coupant les ponts définitivement avec la société postcoloniale, elle va éveiller dans le subconscient de chaque Africain la mentalité pharaonique. C’est pour cela qu’elle constitue le véritable détonateur de la Renaissance Africaine.

 

 

JP KAYA

 

Vie, Force, Santé.

  

 

Par JP KAYA - Publié dans : Théorie de la révolution
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Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /2008 09:56

Comment interpréter l'initiative récente de 19 pays africains, qui ont décidé  de former immédiatement un gouvernement pour l'Union Africaine?

La stratégie révolutionnaire de notre parti, le PSI, place l'intégration politique à la dernière étape d'un processus en trois étapes que j'ai décris dans "Le Manifeste de la Révolution Africaine". De mémoire, la première étape est celle de la prise de conscience, de la conscientisation, de l'éducation politique et de la mobilisation des forces révolutionnaires que recèle la communauté africaine. A la fin de cette période, on doit  assister à l'emergence d'une nouvelle élite politique africaine encadrée par un parti révolutionnaire. La deuxième étape est celle où l'organisation politique mise en place précedemment aboutie à un engagement politique dans un cadre démocratique concurrentiel. C'est donc l'étape de la prise de pouvoir par les révolutionnaires au sein des pays africains. Enfin, la troisième étape est celle de la création d'un Etat africain, sur une base légitime, conférée par un processus politique antérieur qui a impliqué la participation du peuple à tous les niveaux.

Ces trois étapes peuvent  être expérimentées en trois ans en raison d'une étape par an. Précipiter le processus, met les révolutionnaires africains devant le fait accompli, mais ne règle aucun problème. Cette précipitation met seulement entre parenthèses la Révolution elle même, qui nécessairement s'accomplira. Pourquoi?

1°) Parce que cette Révolution dont l'aboutissement est la création d'un Etat Africain, et d'une nouvelle société africaine que j'ai baptisé "Société Initiatique" est avant tout une rupture avec la société postcoloniale, qui on le sait est le prolongement et l'actualisation de la Traite et de la colonisation. Deux handicaps historiques majeurs dont la conséquence a été la castration de l'Homme Noir. La Révolution a pour but de casser définitivement le lien psychologique qui relie encore l'Africain à ce passé calamiteux.

2°) La Révolution Africaine reste nécessaire, parce que, une fois le lien traumatique qui nous lie au passé brisé, il nous faut construire une nouvelle société africaine. C'est la Renaissance Africaine. Elle signifie le retour au contenu positif de la civilisation africaine. Nous savons que ce contenu est la MAAT. Celle-ci est  le niveau le plus élévé atteind par l'idéologie africaine: l'initiation. Ainsi la nouvelle société africaine sera une société initiatique. La pratique de la MAAT constitue au sens propre du terme la Renaissance Africaine elle même. Elle conférera à chaque citoyen africain la mentalité pharaonique, qui se décompose en esprit d'entrepreneur, en esprit de bâtisseur, en esprit de conquérant et en qualités morales supérieures. La nouvelle société africaine doit donc être dominée par la MAAT, qui garantit à la communauté africaine, une nouvelle élite intègre.

3°) La Révolution Africaine s'impose aussi pour une troisième raison. Les pays africains, doivent tirer au clair leurs relations avec les pays Maghrébins. On sait que l'esclavage des Noirs, reste présent et est considéré comme une chose normale dans tous ces pays. Ainsi engager la communauté africaine dans un projet politique avec des pays où les droits élémentaires des Noirs sont bafoués, c'est non seulement faire preuve d'une aliénation inquiétante. Mais c'est bâtir un château de cartes. Un tel projet n'est pas sain, et est voué à l'échec. Soyons clairs, je ne refuse pas une Union Africaine avec les pays Maghrébins, mais celle-ci doit se faire sur la base d'une émancipation préalable des populations africaines asservies dans ces pays. Il y a donc des problèmes sociologiques qu'il faut règler au préalable par des décisions politiques et la mise en place de politiques publiques volontatristes.

4°) Enfin, il doit être clair pour tout le monde, que l'idéologie dominante de cette nouvelle société sera, non pas l'Islam, mais la MAAT. Que, la nouvelle société africaine sera entièrement fondée sur les valeurs de la MAAT. Que toutes les institutions de cette société seront inspirées par la MAAT. Car la pratique de la MAAT, est la garantie pour les Africains de rétablir, puis de stabiliser leur identité culturelle. Sans quoi, cet Etat Africain, créé en catimini, est voué à l'échec.

5°) Aux révolutionnaires africains, Serviteurs de la MAAT, je recommande donc une extrême vigilance. Je demande donc une mobilisation permanente au sein de notre parti, pour poursuivre notre action jusqu'à son terme. C'est à dire jusqu'à la prise de pouvoir au niveau de l'Union Africaine, pour donner à la communauté africaine la véritable réponse à l'aspiration puissante qui l'habite de nos jours: La Renaissance Africaine.

         Dans ce sens, oui, la Révolution Africaine est en marche, mais elle est loin d'avoir abouti.

         Vie, Force, Santé.


          JP KAYA








Par JP KAYA - Publié dans : Théorie de la révolution
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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /2008 15:45

IDEOLOGIE ET HISTOIRE

 

Réponse à NZwamba

 

 

Par

 

JP KAYA

 

 

            J’ai été  agréablement frappé par la pertinence et le romantisme révolutionnaire qui se dégagent du dernier texte écrit par NZWAMBA SIMANGA, Secrétaire à la Recherche scientifique de notre parti. En gros on peut résumer l’argumentation de ce texte ainsi : Notre but est la Révolution Africaine, qui doit être une rupture totale et irréversible non seulement avec la société africaine postcoloniale, mais aussi avec l’occident, qui est le responsable direct de notre déchéance actuelle. Cette rupture doit commencer par la répudiation de la francophonie, de l’anglophonie et de la lusophonie, car la langue véhicule efficacement d’après l’expression familière de l’auteur, les armes de domination massive. A la place, nous pouvons nous inspirer des exemples de ruptures réussies comme celle proposée par Julius NYERERE en Tanzanie, à travers son socialisme africain, et sa volonté réussie d’imposer le Swahili comme langue nationale.

            Personnellement, je ne peux qu’adhérer à la force implacable de cette volonté d’accorder nos intentions avec les faits. Toutefois, la réalité nous oppose toujours une masse d’objections qu’il faut savoir identifier, afin comme le dit l’adage populaire, « de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain ».

 

 

I.                  IL FAUT SAVOIR DISTINGUER ENTRE CONTRADICTION PRINCIPALE

      ET CONTRADICTIONS SECONDAIRES

 

Du point de vue méthodologique, nous devons faire attention à ne pas confondre ce qui est important et prioritaire, avec ce qui est important, mais secondaire.

 

Qu’est qui est important et prioritaire à identifier dans notre situation ? C’est la définition scientifique de la vraie crise de la communauté africaine. Quelle est-elle ? Pour moi, il s’agit de la crise de la personnalité africaine, qui résulte de toutes les dominations qui ont été exercées pendant des siècles, par des Négriers et des Colonisateurs de tout acabit sur la communauté africaine. Ces dominations ont engendré des traumatismes qui ont donné naissance à un dysfonctionnement de la personnalité de base des Africains, ce qui explique l’irrationalité qui règne dans la société africaine postcoloniale, mais aussi la médiocrité globale qui l’affecte et celle particulière qui accable chaque membre de cette société. Ce qui au total ai-je affirmé pousse à percevoir l’Africain comme un être castré.

 

Le problème principal pour moi, se situe donc dans ce dysfonctionnement de la personnalité africaine. Ce qui empêche la société africaine contemporaine de se prendre en charge, pour agir sur elle-même, et se fixer des buts téléologiques. Ainsi, pour remettre cette société dans le sens de la marche, il faut trouver la bonne réponse à cette crise qui affecte la structure mentale même de l’Homme Noir.

 

Il se trouve justement que depuis quelques décennies, les Africains ont décidé de se réconcilier  non seulement avec leur Histoire, mais aussi avec leur culture et leur civilisation. Il en a résulté des concepts tels que le panafricanisme, la Négritude, l’afrocentricité et la Renaissance Africaine. Mais qu’est ce qui dans ce besoin de se réapproprier le contenu positif de notre héritage historique, serait à même de répondre efficacement à la crise de la personnalité africaine, symbole de notre aliénation et de notre médiocrité actuelle ?

 

Ma réponse, scientifiquement établie, est la MAAT, c'est-à-dire la science initiatique. Le degré le plus élevé atteint historiquement par l’Initiation, idéologie de la société africaine. Car, l’Initiation possède une efficacité cathartique, qui en fait la réponse la plus qualifiée pour répondre au problème de dysfonctionnement de la personnalité africaine. Parce qu’elle remplissait déjà un rôle similaire dans l’histoire au sein de la société africaine. Ainsi par pur choix idéologique arbitraire, toutes les autres réponses susceptibles d’apporter à cette crise des réponses équivalentes : Bouddhisme, Christianisme, Islam, etc. s’en trouvent disqualifiées. Parce que la puissance de l’aspiration historique qui se manifeste actuellement, et ce depuis plusieurs décennies, au sein de la communauté africaine, qui pousse à valoriser notre histoire, et notre culture, et qui par bonheur nous a permis de redécouvrir la MAAT, l’idéologie africaine, impose par fierté son choix pour répondre aux conséquences des agressions subies historiquement par l’Afrique.

 

Nous montrerons dans un prochain volume à paraître, (Cf. JP KAYA ; « Théorie de la Révolution africaine. Tome IV : L’édification de la société initiatique ») que cette redécouverte, heureuse, n’est pas folklorique. Elle répond, non seulement de façon fonctionnelle, à la crise actuelle de la communauté africaine, mais elle prétend répondre aussi à la crise de la société néo-libérale, moderne elle-même. La Révolution Africaine possède ainsi un prolongement universel, naturel. Comme si, le dicton chrétien selon lequel les premiers, seront les derniers et inversement, possédait une signification historique nécessaire.

 

 

II. IL FAUT SE MEFIER DU RELATIVISME CULTUREL

 

Le raisonnement précédent nous conduit ainsi à nous méfier du relativisme culturel. Car il nous suffit d’identifier clairement la nature de la crise qui nous affecte, puis de vérifier que la réponse qui s’y applique est proprement africaine, pour être sûr, dans sa mise en œuvre, de construire une nouvelle société africaine fondée réellement sur des valeurs africaines. Cette nouvelle société africaine donnera naissance à un nouvel Homme Africain, doté d’une mentalité pharaonique, grâce à une socialisation réussie à la MAAT.

 

Or, une analyse approfondie de la situation actuelle de notre planète nous oblige à reconnaître que la véritable menace qui pèse sur elle est justement la société néolibérale moderne, qui désormais a atteint son niveau d’incompétence. Ceux qui ont prétendu qu’il n’existait pas un mode de production plus efficace que celui de cette société pour assurer la prospérité et le bonheur de l’Humanité, après l’échec du communisme, ne sont que des handicapés intellectuels, incapables de tirer partie des capacités de l’esprit humain. Cette attitude mentale, est une attitude de fin de règne.

 

 

Je prétend que la MAAT, représente un nouveau paradigme, capable de repenser non seulement  notre vision du Cosmos, mais aussi, notre présence au monde. Au lieu de ressasser des solutions qui ont échoué, ou de s’enfermer dans un orgueil qui devient absurde, et qui risque de conduire notre planète  à sa perte, l’Humanité à intérêt à redécouvrir la pensée qui a engendré la civilisation, avant même de sortir de son berceau : la MAAT.

 

Pour les Africains, hésiter à donner la priorité à ce paradigme, ne prouverait chez certains que leur degré d’aliénation (Cf. JP KAYA ; « Ce que philosopher veut dire… ». Ed ; Menaibuc, Paris, 2008)

 

Ainsi pousser la logique de notre argumentation jusqu’au point de nier l’existence de l’autre c’est tomber dans l’excès, autrement dit faire du relativisme culturel. Car notre propre pensée, la MAAT,  se prépare à conquérir le monde. Pour y parvenir, elle va utiliser justement les langues qui ont servi à notre aliénation, pour répandre l’idéologie africaine, qui deviendra alors une pensée universelle. J’affirme que, tant que nous serons sous la protection de la MAAT, personne ne pourra plus rien nous imposer contre notre propre gré.

 

Donc la première chose à faire, est de bien identifier la nature de la crise africaine, et la nature de la réponse à y apporter. C’est la priorité. Ensuite, la mise en œuvre de cette réponse va reconstruire la personnalité africaine, et doter les Africains de la mentalité pharaonique. Celle-ci je le rappelle, se décompose en esprit d’entrepreneur, en esprit de bâtisseur, en esprit de conquérant, et en qualités morales supérieures. La MAAT, nous servira ainsi de bouclier et d’épée. En outre   par les lacunes qu’elle révèle, la société moderne actuelle n’a pas d’autre destin que d’être maâtisée, pour être sauvée de la décadence.

 

Néanmoins, l’Afrique suite à l’élan créé par la Renaissance Africaine a besoin de réhabiliter ses propres langues, et d’en choisir une comme  langue officielle. Toutefois cette aspiration légitime et nécessaire ne peut pas impliquer une rupture définitive avec les langues des autres peuples. Quels que soient nos rapports historiques avec ces peuples. Car, le principe de réalité, nous rappellerait inévitablement à la raison. Parce que nous ne sommes pas seuls sur Terre. Ensuite, tous les peuples contribuent à l’Histoire Universelle à leur manière. Nous devons avoir l’intelligence de soutirer de cet héritage universel, ce qui nous convient (Cf. Th. OBENGA ; « La nouvelle Histoire »). En outre, même si très peu de gens s’en rendent compte, notre tour de briller au firmament est maintenant arrivé. Pour en faire l’expérience, nous avons d’abord un sacrifice à faire. Faire violence contre nous-mêmes pour être en mesure de réaliser l’unité politique africaine. C’est la seule condition pour qu’émerge une puissance africaine, qui changera définitivement l’attitude des peuples du monde entier envers l’Afrique et les Africains. Le destin de l’Afrique, est donc l’obligation de devenir une puissance mondiale, pour avoir l’assurance d’échapper à la dépendance et à la misère.

 

   En retrouvant confiance en nous-mêmes par la pratique de la MAAT, nous nous mettrions à l’abri de possibles agressions culturelles. Ensuite avec l’édification de la société initiatique, fondée sur les principes de la MAAT, notre attitude ne sera plus une attitude de repli sur soi, mais une attitude offensive, de conquérant, car nous avons une revanche à prendre sur l’Histoire. Enfin nous découvrirons que nous avons le devoir d’expliquer et de démontrer au monde entier, que notre vision de la société humaine est la meilleure. Et donc désormais, c’est à nous de jouer. C’est pourquoi nous ne craignons pas de décliner le sous-titre de notre parti dans les différentes langues internationales.

 Car notre intention désormais, est de passer à l’offensive idéologique. Seul  le nom principal du parti : MAAT, restera invariable, car la principale caractéristique de la MAAT, est la stabilité, qualité qui permet de préserver l’harmonie du monde.

 

 

Vie, Force, Santé.

 

 

 

 

 

 

 

Par JP KAYA - Publié dans : Débat actuel
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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /2008 11:19
Le dernier ouvrage de JP KAYA, "Ce que philosopher veut dire...", vient de paraître aux éditions MENAIBUC. Pour l'acquérir, se rendre ou contacter les points de vente habituels:

Librairie EDILAC/MENAIBUC, 16 rue Dimey, Paris 18è, L'Harmattan, FNAC, Présence Africaine, etc...

Par JP KAYA - Publié dans : Publications
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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /2008 10:24

   

L’Afrique a—t-elle besoin d’une Révolution ?

 

Si la réponse à cette question est positive, au moins une minorité de la communauté africaine devrait être en mesure d’apprécier avec optimisme, l’acte volontariste que nous avions posé le 1er Janvier 2008, en proclamant unilatéralement le déclenchement d’un processus révolutionnaire dans toute la communauté africaine. Il s’en est suivi immédiatement la création d’un parti révolutionnaire panafricain : le PSI, lequel a décidé lors de la première réunion de son Bureau Politique de qualifier l’année 2008, d’année Zéro de la Révolution Africaine.

 

Cela fait, certains se posent légitimement la question de savoir : où en sommes-nous ? Et, qu’allons-nous faire exactement au cours de cette année Zéro ?

 

 

I. L’AUTOSTRUCTURATION  DU PARTI

 

Le   Parti  Solaire  Initiatique (MAAT),  outil   de   la   Révolution  Africaine, est  un   fait  nouveau dans l’univers politique africain. C’est pour ainsi dire un objet politique non identifié. Il est destiné à devenir la machine politique la plus puissante de toute la communauté africaine. Son ambition clairement proclamée est de s’implanter partout dans le monde, là  où, existe la moindre communauté africaine, pour l’organiser politiquement, la conscientiser en lui inculquant  l’idéologie africaine : la MAAT, afin de  la mobiliser  pour qu’elle devienne apte à participer à la Révolution Africaine. Les statuts de ce parti sont disponibles sur internet (Révolution.Africaine.over-Blog.org), et bientôt sur le site principal du parti Révolution-Africaine.Org.

 L’année 2008,  est donc l’année Zéro, c'est-à-dire l’année d’auto-organisation du parti, qui représente une expérience politique inédite au niveau mondiale. Non seulement ce parti résulte d’une idée puissante qui transcende l’immensité et la diversité de la communauté africaine mondiale, mais pour la première fois dans l’histoire de cette communauté une organisation politique a été créée sans complexe sur la base des principes fondamentaux de la pensée africaine : la MAAT, autrement dit la science initiatique.

            Une année entière, nous a paru être une période minimale, pour permettre à cette puissante machine de s’auto engendrer et de prendre ses marques sur la scène politique mondiale.

 

II. DOTER LE PARTI DE RESSOURCES SUFFISANTES POUR LE RENDRE

     AUTONOME

 

            Si, le PSI doit s’implanter sur l’étendue de toute la communauté africaine, au niveau mondiale, il a besoin du nerf de la guerre : des ressources financières. Pour satisfaire à ce besoin légitime, nous avons décidé de créer une fondation. Dans son domaine, cette fondation a l’ambition de devenir le fond d’investissement le plus puissant de toute la communauté africaine mondiale. Elle permettra de cette façon de répondre méthodiquement et efficacement  aux problèmes matériels et infrastructurels qui se poseront avec l’expansion institutionnelle du parti.

            Le fonctionnement de cette fondation, et la nature de ses relations avec le parti, sont des questions qui sont justement traitées et débattues actuellement au sein du Bureau Politique.

  

III. OUTILS DE COMMUNICATION

 

            Pour diffuser nos idées, pour faire connaître nos objectifs et notre stratégie, il est clair, que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. L’expérience montre que certains médias africains après avoir invité eux-mêmes, nos dirigeants, font par la suite la rétention d’informations en refusant de diffuser nos interviews et nos vidéos. Ainsi plusieurs de nos interventions télévisées ont été censurées. La presse africaine préfère donner la parole à des acteurs qui recherchent l’effet et la célébrité  en faisant du bruit, tout en adhérant au statut quo. Cela ne nous surprend pas outre mesure. Certains qui croient servir la cause de l’Afrique, en évitant soigneusement de prendre le moindre risque sur le fond, ne font que labourer l’océan. Ils représentent le maillon faible du projet de la Renaissance Africaine, dont la Révolution Africaine est le premier acte.

            Aussi, notre fondation devra t-elle nous doter de tous les moyens de communication adéquats : maison d’édition, radio, TV, etc.… Mais dans l’immédiat, nous avons besoin d’un site internet puissant pour prendre pied sur la toile et dans l’univers de la globalisation. Ce site (Révolution-Africaine.org) nous l’avons dit est en construction et verra le jour très bientôt.

 

IV. LE MORAL DES TROUPES

 

            Ce n’est pas la guerre, bien sûr, et on n’entend nulle part le bruit de bottes. Toutefois, certains de nos militants ou de nos cadres s’impatientent. Ils veulent réaliser la Révolution tout de suite. Mais, avec une telle attitude, je crains une collision frontale avec le mur de la réalité. Même lorsqu’un pays prépare une guerre, ses généraux doivent d’abord prendre le temps de définir un plan de bataille crédible, avant de mobiliser les troupes, et de décréter la mobilisation générale. Cela tombe sous le sens.

            Rappelons qu’il n’ y a pas de mouvement révolutionnaire, sans une théorie révolutionnaire. On ne peut pas et on ne doit pas embarquer l’immense peuple africain, dans une aventure révolutionnaire, sans s’être doté d’une stratégie globale claire, ensuite disséquer cette stratégie en étapes simples, puis  enfin évaluer les ressources nécessaires pour atteindre les objectifs identifiés.

            Par ailleurs, il est clair, qu’il faut s’attendre à des défaillances et des démissions en cours de route. L’immensité de notre ambition est telle que seuls les militants les plus stables, c'est-à-dire les plus maâtisés verront l’aboutissement du projet. Pour ma part, je ne suis ni déstabilisé, ni affecté d’avance par ces déconvenues. Bien au contraire, il s’agit d’une épuration nécessaire, d’une sorte de sélection naturelle, sans violence, qui permettra au parti de garder ses meilleurs éléments pour remporter la victoire finale.

 

V. LE CONTENU DE L’ETAPE ACTUELLE

 

            L’étape actuelle, est donc l’année Zéro de la Révolution Africaine. L’immensité de la tâche nous impose de disséquer le processus en cours en trois points.

 

a)- structurer et organiser le parti

 

            Ceci revient à dire, doter le parti de tous les outils légaux, nécessaires à son fonctionnement : statuts et règlement intérieur. Puis, tester son fonctionnement en mettant œuvre successivement tous ses organes : Bureau Politique, Congrès, Organes de Contrôle et de Sécurité, Organes financiers, Organes de médiations, Commissions d’experts, etc.… Enfin implanter le parti sur l’étendue de toute la communauté africaine, afin de le mettre en situation de participer à la vie politique locale.

 

b)- Se doter des moyens de notre indépendance financière. Cet objectif doit être atteint par la création en cours de notre fondation.

 

c)- Se doter des moyens de communication, pour faire connaître nos idées, notre idéologie, nos objectifs et notre stratégie.

 

 

CONCLUSION

 

            Ces trois points sont suffisamment importants pour clarifier et donner une signification à notre action à l’étape actuelle. Vouloir multiplier les objectifs, c’est courir le risque d’être par la suite incapable de les réaliser, et finalement de se décourager. Aussi, tant que les trois points cités ci-dessus ne sont pas réalisés concrètement, nous resterons conceptuellement dans l’année Zéro, sachant que les trois étapes de la Révolution Africaine décrites dans le MANIFESTE DE LA REVOLUTION AFRICAINE, restent valables, mais ne peuvent être mises en œuvre qu’à la suite de l’an Zéro de la Révolution, qui après avoir proclamé la Révolution, la prépare méthodiquement, avant de la mettre en œuvre étape par étape.

 

 

Vie, Force, Santé.

 

JP KAYA

 

Président du PSI

 

Par JP KAYA - Publié dans : Théorie de la révolution
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /2008 20:42

couverture-tome_2-copie-1.jpg

Le Tome II de la théorie de la Révolution africaine: "Maât. L'idéologie africaine", est sous presse. Il sera disponible en librairie dès la semaine prochaine, pour les lecteurs qui habitent Paris. Pour s'en procurer, il faut se rendre à Paris 18è, 16, rue Dimey, Métro Porte de Saint-Ouen, à la librairie EDILAC/MENAIBUC. Une séance de dédicace sera organisée au salon du livre à Paris le Dimanche 16 Mars 2008. Jean Pierre KAYA y sera présent.

Par HORUS NARMER - Publié dans : News
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Nos objectifs

Ce blog a pour but de réflechir sur cette révolution puis de créer un parti révolutionnaire panafricain dans le but de réaliser la Révolution Africaine qui permettra la création d'un véritable Etat Fédéral Africain et d'une nouvelle société africaine fondée sur les valeurs fondamentales de l'Afrique la MAAT. Notre but, est de donner à la Renaissance Africaine un véritable contenu. Il s'agit pour nous d'abord, de rompre avec la société postcoloniale qui est une société africaine malade et corrompue. Cette société ne peut permettre ni le développement de l'Afrique ni l'épanouissement des citoyens africains. Cette société maintient la communauté africaine dans la médiocrité perpétuelle et sous la domination de puissances étrangères. Une rupture révolutionnaire s'impose pour en sortir et pour construire une société africaine viable afin de permettre l'avènement d'une véritable puissance africaine.

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