Introduction à la Révolution

Que seraient devenues les sociétés africaines si les traites négrières et les colonisations européennes n'avaient pas eu lieu ?

Cette question angoisse et térrorise intellectuellement les Africains, en même temps, qu'elle permet aux occidentaux de prétendre garder sur les Africains une supériorité morale. En effet, personne dans la communauté africaine n'a jamais osé répondre à cette question, sous prétexte qu'il est impossible de reconstituer une histoire qui n'a jamais eu lieu. Or justement ce travail est faisable. La théorie politique le permet. Cette discipline qui a été fondée sur la base de la 11è thèse de MARX sur FEUERBACH, affrirme la volonté de transformer le monde, au lieu de passer son temps à essayer de l'interpréter.
En l'absence d'une intervention extérieure traumatisante, les sociétés africaines auraient pu expérimenter une trajectoire de développement qui est propre à la société africaine. Nous avons appelé cette trajectoire:"Schéma conceptuel de développement du système communautaire"
Le moteur de cette trajectoire est l'Initiation ou MAAT sa version pharaonique. L'Egypte des pharaons, pour atteindre le haut niveau de civilisation qui étonne toute l'humanité aujourd'hui encore, n'a fait que reproduire ce schéma, qui est le code culturel de la civlisation africaine elle même.
La MAAT, s'avère ainsi être non seulement le moteur de développement de la société africaine, mais aussi la réponse à la crise actuelle de la société postcoloniale, qui contrairement à ce que les africanistes affirment est loin d'être un retard de dévéloppement, mais une crise de la personnalité africaine, conséquence des traumatismes et des violences subies par les sociétés africaines durant des siècles. Cette crise, dans la mesure où elle concerne le psychisme humain, s'inscrit donc de ce fait dans le domaine de compétence de l'Initiation, le psychisme humain.

La réponse initiatique à cette crise, donnera donc naissance à la SOCIETE INITIATIQUE, le contenu le plus pertinent de la RENAISSANCE AFRICAINE.


E.mail: POUR ENVOYER UN COURRIER AU PARTI: PartiSolaireInitiatique@gmail.com
E.mail: DU PRESIDENT DU PARTI: jpkayamaat@yahoo.fr

D'où venez-vous?

Locations of visitors to this page

Rechercher

Syndication

  • Flux RSS des articles

Pages

Texte Libre

Jeudi 4 juin 2009

LE SYMBOLISME DE LA SOURCE

 

Par

 

JP. KAYA

 

 

AVANT PROPOS

 

         A l’intention de nos militants et des responsables des Fédérations de notre Parti, qui sur le terrain, dans différents pays africains, sont confrontés à l’absurde et à des difficultés qui paraissent insurmontables, j’avais décidé de créer une école du Parti, représentée depuis peu par un blog, que nous avons baptisé THOT ACADEMY. Ce blog sera alimenté progressivement par des textes qui soit existent déjà, mais sont dispersés à travers les forums de notre Parti, soit, restent à écrire : c’est ce que je m’efforce de faire régulièrement dans « rubrique Pédagogie Initiatique »  du blog Révolution Africaine, avec l’espoir, que les membres du Bureau Politique de notre Parti se joindrons à moi pour que notre effort commun devienne une véritable source d’inspiration pour tous les Serviteurs de la Maât.

 

 

INTRODUCTION

 

        Pour un adepte de l’initiation, c'est-à-dire un serviteur de la Maât, la nature est un véritable livre vivant, ouvert, où il peut tout apprendre et tout connaître, jusqu’à percer les mystères mêmes de la Création, sans l’intermédiaire d’un  instructeur, à condition de maîtriser le savoir initiatique et notamment, le symbolisme.

  Lorsqu’il observe par exemple une araignée en train de construire une toile aux dimensions parfaites, avec un fil qu’il a lui-même secrété, cela le conduit à méditer sur le Créateur de l’Univers, et à découvrir comment il  a émané  la Création à partir du Néant. Lorsqu’un Serviteur de la Maât, rencontre un escargot, celui-ci  interpelle son esprit sur une vérité transcendante. Car l’escargot nous fait penser au Créateur, exactement comme dans la conception africaine du monde, où après avoir créé le monde, Il ne s’est pas retiré de celui-ci, mais continue à l’habiter, comme l’escargot, qui porte sa maison sur son dos.

 

I - OBSERVATION : LA SOURCE EST SYMBOLIQUEMENT

        LA MANIFESTATION DE L’ESPRIT DIVIN

 

 

         Lorsqu’un Serviteur de la Maât, contemple une source, ses capacités mentales le mettent en face  d’un phénomène qui exprime la puissance même de l’esprit divin. S’il est suffisamment réceptif et spirituellement évolué, en regardant la source, il peut sentir se produire en lui-même un phénomène semblable. Il sentira couler dans son for intérieur la Force Vitale Elle-même. En effet qu’est ce qu’une source ? Certes, il s’agit de l’endroit précis où naît un cours d’eau.

 Imaginons que quelqu’un de malveillant, vienne y déposer des ordures, ou même du poison. Pendant un certain temps, il est clair, que la source sera inutilisable, car empoisonnée. Impossible de venir y puiser son eau. Mais ce que l’Initié sait, c’est que par sa propre dynamique, la source va progressivement rejeter au loin toute la pollution engendrée par la malveillance. Ce, quel que soit le temps qu’il faudra pour nettoyer l’endroit. Elle possède en effet une capacité d’auto-nettoyage.

         La source fonctionne ainsi comme le soleil, à sa manière, elle rayonne. Par ce rayonnement, elle repousse  très loin tous les obstacles, tous les déchets, qui tenteraient de l’empêcher de s’exprimer. Cette force qui lui permet de rejeter au loin tout ce qui fait obstacle à sa nature profonde, c’est précisément le symbole même de la Nature Divine : le désintéressement.

 

II- APPLICATION

 

        Lorsqu’un Serviteur de la Maât, est parvenu à laisser la Nature Divine s’installer en lui,         il crée ainsi une source en lui-même. Alors, rien ne peut  plus le salir, ni l’arrêter.  Car cette Nature agit et s’exprime comme une source, ou mieux encore comme le soleil lui-même, qui n’est qu’une source géante. Dans les textes précédents, j’ai  déjà expliqué comment mettre en place les conditions d’expression en soi même de cette Nature Supérieure. C’est poser en réalité la question de l’évolution spirituelle, que nous pouvons ramener ici, à quelques principes de base.

         Pour que  la Nature Divine daigne s’incarner dans l’Homme, ou s’éveiller dans son psychisme, celui-ci, doit poser la pureté comme base de sa vie quotidienne, autrement dit  sa conduite doit être fondée sur le désintéressement : qualité fondamentale de la Nature Divine.  C’est ce mimétisme, si on peut dire, qui va  éveiller, ranimer la Nature Divine dans le psychisme de l’Homme, puisque nous avons reconnu que Dieu n’a jamais quitté sa propre Création depuis qu’il l’a créée.

 

III- MORALE

 

        Dans la vie quotidienne, et ordinaire, et à plus forte raison, dans la vie spirituelle,  l’Homme rencontre nécessairement une opposition qu’il déclenche chez autrui, dès qu’il souhaite  atteindre des objectifs qui sortent de l’ordinaire. Les Initiés estiment que, lorsqu’un individu prend conscience que la vie habituelle qu’il mène est en opposition avec  son épanouissement spirituelle, et qu’il décide de changer de cap, il déclenche d’abord en lui-même des forces opposées, représentées par sa propre nature inférieure, mais c’est aussi le cas des personnes qui composent son environnement social. Il se heurte ainsi à l’incompréhension, à la réprobation, à la malveillance, à la médisance, à la trahison, à la mauvaise foi et à l’irrationalité.

        Notre Parti, dont l’idéologie est la Maât,  rencontrera nécessairement tôt ou tard, les mêmes difficultés.  Mais si  les Serviteurs de la Maât,  connaissent parfaitement l’enseignement de THOT, (DJEOUTI de son nom africain), le Maître de tous les Maîtres de l’Initiation, et Gardien des secrets du ciel.  S’ils travaillent avec abnégation à faire jaillir dans leur psychisme, la source, qui représente la Nature Divine Elle-même, alors, ils deviendraient inaccessibles, intouchables, rien ne pourrait les déstabiliser, ni les salir, ni les décourager. Parce que  l’expérience de cette source qui agit au-dedans d’eux-mêmes, les ferait vivre dans une félicité impossible à perturber.

 Car, elle transforme aussi leur volonté en puissance, leur intelligence en Sagesse, et leur affectivité en Amour Impersonnel et universel.

 

Il n’y a pas de Vérité supérieure à la Maât. La Maât Seule est l’Unique Vérité

 

VIE, FORCE, SANTE

 

       

Par JP KAYA - Publié dans : Pédagogie initiatique
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 26 mai 2009

A PARAITRE EN JUILLET 2009

  

« L’ADIEU A LA MODERNITE »

 

Prolégomènes à la Maâtisation du Monde

 

 

Par

 

JP. KAYA

 

 

PRESENTATION

 

 

            La Modernité[1] est un concept engendré par une époque historique déterminée, appartenant à l’histoire de l’Europe occidentale. Cette époque va de la prise de Constantinople par les Turcs à la Révolution française[2]. Soit de 1453 à 1789. C'est-à-dire plus de trois siècles, qui ont vu se transformer radicalement la civilisation européenne sur tous les plans : intellectuel, artistique, social, économique, politique, juridique et religieux. Cependant, bien que la périodisation historique voie dans la Révolution française la fin de cette époque extraordinaire pour l’Europe, en réalité, la période contemporaine demeure totalement imprégnée par l’héritage de la Modernité. Elle est non seulement son prolongement, mais aussi sa routinisation.

            Or, il semble que cette culture moderne soit aujourd’hui sur le déclin, car parvenue au bout de ses ressources mentales. On considère ainsi désormais  la Postmodernité comme une alternative pour la dépasser. Ainsi, en occident même, la critique de la Modernité a déjà été ouverte[3]. Même si, cette critique n’est pas allée jusqu’à répudier la Modernité,  dans la civilisation occidentale actuelle, nous allons montrer que l’analyse objective de cette culture met en lumière sa responsabilité fondamentale dans les  dysfonctionnements les plus dangereux de la société néolibérale. La crise financière actuelle que traverse le capitalisme, est une crise sociétale et systémique, dont la genèse doit être recherchée dans l’identité de la Modernité. L'équilibre même de notre biosphère est mis en danger par le mode de consommation engendré par les valeurs de la Modernité. Loin de proposer un dépassement de la Modernité, la Postmodernité n’est que l’hypertrophie de cette dernière, que Lipotvesky définit comme un procès de la personnalisation[4], autrement dit un surdéveloppement de l’ego, une transformation de l’individualisme en égoïsme comme le craignait déjà du Durkheim.

            Quoique A. Touraine, ait proposé la meilleure définition de la Modernité, comme étant l’action que toute société est capable d’exercer sur elle-même pour échapper à la caducité, nous affirmons que chaque société est en mesure de trouver cette capacité dans son propre code culturel, sans pour autant s’occidentaliser, autrement dit s’aliéner en adoptant l'individualisme comme idéologie. Aussi, est-il pertinent de poser aux élites africaines, qui ne jurent que par la Modernité, laquelle leur apparaît comme le salut même de l’Afrique, une question d’honnêteté intellectuelle. Que faire de la Modernité, alors qu’il est question pour l’Humanité d’en sortir dès maintenant ?
            Nous prenons donc la responsabilité de dire adieu à la modernité. Elle n'a pas démerité, mais elle ne représentait qu'une époque de l'Histoire humaine. Un nouveau paradigme est prêt à la supplanter et dépasser ses lacunes: c'est la maâtisation, qui donnera naissance à la Société Initiatique.

 

 

TABLE DES MATIERES

 

PREFACE

 

INTRODUCTION

 

CHAPITRE I. FONDEMENTS NORMATIFS DE LA MODERNITE

 

1-      Antécédents historiques

2-      L’individualisme

3-      Le capitalisme

4-      Le triomphe de la Raison

5-      Le renouveau de la pensée et des Formes artistiques

6-      L’invention du modèle libéral

 

CHAPITRE II. LE CONCEPT DE LA MODERNITE : LA RATIONNALISATION DU MONDE

 

1-      Une économie en expansion permanente

2-      Une société atomisée et un Homme solitaire

3-      Une société fondée sur le travail et l’efficacité

4-      La foi dans la puissance de la rationalité et les pouvoirs de la science

5-      Le procès de la personnalisation

 

CHAPITRE III. CRITIQUE DE LA MODERNITE : LE DESENCHANTEMENT DU MONDE

 

1-      Critique du droit

2-      Critique de l’Etat

3-      Critique de l’économie politique

4-      Critique de la pensée scientifique

5-      Critique de la religion

6-      Critique de la démocratie

 

CHAPITRE IV. SORTIE DE LA MODERNITE : A LA RECHERCHE DU PARADIGME PERDU. INTRODUCTION  A LA MAATISATION DU MONDE

 

1-      La vanité d’être un « Moderne »

2-      « C’est quoi même être primitif ? »

3-      Le problème posé à l’Etre par la Société Moderne

4-      « Le bûcher des vanités » ou la dernière crise du capitalisme

5-      Principes de base du processus de maâtisation appliqué

 à la société et au Monde

 

CONCLUSION

 

POSTFACE

 

 

 

 

 



[1] LEFEBVRE (H) ; « Introduction à la Modernité » ; Editions de Minuit, Paris, 1962.

[2] CHENAUX (J) ; « De la Modernité » ; Maspero/La Découverte, Paris 1983.

[3] TOURAINE (A) ; « Critique de la Modernité » ; Grasset, Paris, 1992.

[4] LIPOTVESKY (…) ; « L’ère du vide. Essai sur l’individualisme contemporain »

Par JP KAYA - Publié dans : Publications
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 6 mai 2009

RENAISSANCE AFRICAINE ET CONSCIENCE HISTORIQUE

 

 

Par

 

JP. KAYA

 

 

 

        L’option, ou l’attitude qui consiste à demander ou à conseiller aux Africains, d’oublier leur passé pour ne regarder que l’avenir, (sous-entendu, pour faire preuve de noblesse en refusant de s’abaisser à rendre les coups, pour apparaître, ou  pour donner un signe clair de maturité, et de grandeur), relève du lapsus calami.

 

 Cette attitude trahit en effet un conflit intérieur impossible à juguler de la part des anciens négriers et colonisateurs. Elle signifie, que l’on continue à regarder les Africains comme de grands enfants, pas encore matures. En même temps, conscients du mal qu’on leur a fait, on craint leur réaction, mais on a conscience que l’heure n’est plus aux rapports coloniaux ou  esclavagistes.

        Or, les Africains ne peuvent pas oublier ou ignorer leur passé. Pas, parce qu’ils ne veulent pas, mais tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas. Car, ils portent ce passé profondément inscrit en eux-mêmes. Mais ce refoulement d’un passé hautement traumatique, les expose à un retour du refoulé qui rend leur conduite imprévisible, parce qu’il a dévasté au préalable leur esprit et provoqué un dysfonctionnement de leur personnalité. Résultat, il y’ a un problème nègre, que toute l’humanité a l’obligation de connaître et de traiter sous peine de se retrouver dans un avenir proche, dans des tourments pires que ceux  qu’inflige l’Enfer aux damnés.

 

        Toutes les violences, les dominations, les humiliations, qu’un certains nombre de peuples (Arabes, et Européens) ont infligé aux Africains, ont atteint gravement le psychisme et la dignité du peuple africain. L’Homme Noir s’en est trouvé castré, et les conséquences qui en ont résultées, constituent précisément des obstacles à la Renaissance Africaine. Par ailleurs, les peuples désignés ci-dessus continuent à se  comporter aujourd’hui encore sciemment ou non comme des ennemis de l’Afrique. Ainsi, leur attitude, leurs relations personnelles, économiques, commerciales et politiques avec l’Afrique et les Africains, constituent de véritables obstacles à la Renaissance Africaine, à cause de l’hypocrisie et du cynisme qui les caractérisent.  Mais pourquoi  une telle permanence dans la nuisance ?

        En fait, cette attitude n’est que le prolongement à travers les millénaires d’une manipulation des textes sacrés du monde abrahamique, desquels des théologiens, des exégètes et des savants ont tiré « le mythe du Nègre maudit », qui diabolise l’Homme Noir et le refoule hors de la civilisation, jusqu’ à la périphérie de l’Histoire. Le résultat de ces manipulations a engendré historiquement la Traite négrière et la Colonisation, et à l’époque contemporaine, le racisme anti-Noir et l’africanisme eurocentriste sur le plan intellectuel. Les Noirs du monde entier, font quotidiennement dans leur vie personnelle l’expérience cruelle d’appartenir à une race dont quelques peuples irresponsables ont décidé par pure distraction, qu’elle était maudite. Senghor nous interpelle à ce propos.

        « Réveillez-vous un matin : Noir. Noir et nu. Noir et colonisé, dans le saisissement d’être vu par le regard corrosif du Blanc. » écrivait-il. Si l’on parvient à prendre la mesure de cette situation, on supputera alors la puissance du ressentiment qui anime le Nègre.

        Conscients de ces faits, en l’an 2000, les responsables politiques africains ont décidé qu’il était temps de lancer un mouvement panafricain pour réhabiliter le peuple Noir : la Renaissance Africaine. Mais sans un état de lieux précis et rigoureux, sans une analyse préalable approfondie de la situation actuelle de la communauté africaine, et de l’héritage de l’Afrique, une telle initiative, comme tant d’autres mises en œuvre par l’Afrique postcoloniale, encore aliénée, ne pouvait que s’enliser.

        La Renaissance implique une deuxième naissance, à partir d’un héritage et d’un patrimoine qui nous appartient. Dans notre cas, elle impose de faire la démonstration que toutes les affirmations et toutes les théories tirées de la manipulation des textes sacrés du monde abrahamique pour asservir le peuple Noir, ne sont que des mensonges et des lubies. Nous avons le devoir dans ces conditions, de donner la preuve que notre héritage historique est porteur d’un projet capable non seulement de nous sauver nous-mêmes, mais aussi toute l’humanité. Une telle initiative pour toucher et mobiliser la conscience historique des Africains, doit être menée par les Africains seuls. Et surtout pas avec l’aide de négriers déguisés qui aimeraient se faire passer pour des sauveurs de l’Afrique.

        Or, avions nous dit tantôt, que pour réussir cette Renaissance, il faut avant tout surmonter ou briser les obstacles qui se dressent devant nous. Ces obstacles sont représentés par l’attitude des peuples qui consciemment ou inconsciemment veulent maintenir sur la communauté africaine leur pouvoir. Ils le peuvent, parce qu’ils disposent d’un instrument qui reproduit et prolonge la traite négrière et la domination coloniale : c’est la société postcoloniale. A tous les niveaux, l’organisation (économique, monétaire, politique, sociale et culturelle) de cette société travaille contre les Africains et contre les intérêts vitaux et stratégiques de l’Afrique. La société postcoloniale avions-nous déjà dit ailleurs, s’oppose à l’épanouissement des citoyens africains et au développement de l’Afrique elle-même. Cette société organise et perpétue la faiblesse, la corruption et la médiocrité de la communauté africaine.

        Ainsi, il est inutile de rêver de la Renaissance Africaine, sans un démantèlement complet de cette société. Mais décider d’organiser la liquidation de cette société, c’est accepter de poser un acte révolutionnaire authentique de dimension historique. Donc, il ne peut y avoir de Renaissance Africaine, sans une Révolution Africaine préalable.   La question de la méthode, c'est-à-dire, celle de savoir comment doit se dérouler cette rupture, a déjà été sommairement traitée dans « Le Manifeste de la Révolution Africaine », elle sera approfondie dans le Tome III de la Théorie de la Révolution Africaine : « Mode opératoire », notre prochaine publication.  Dans ces textes, nous montrons que, bien qu’ayant pris conscience de la gravité et de l’urgence de la situation actuelle de la communauté africaine, nous ne choisissons pas pour autant la politique du pire : la violence aveugle.  Nous optons pour une révolution démocratique, mais dont la finalité sera néanmoins la liquidation totale de la société postcoloniale.  Ce qui privera les peuples ennemis de l’Afrique, car constituant par leur attitude un obstacle à la Renaissance Africaine, du moyen de perpétuer leur pouvoir sur la communauté africaine.

        Par ailleurs, que faire du vide laissé par la disparition de la société postcoloniale ? Cette question impose de réfléchir sur le contenu de la notion de  Renaissance Africaine, elle même. De notre point de vue, étant donné les prémisses que nous avons posés, la Renaissance Africaine, ne peut être un simple assainissement des structures de la société postcoloniale. Il ne peut pas non plus s’agir uniquement de s’appliquer à moderniser, c'est-à-dire rationaliser le fonctionnement de la société africaine postcoloniale. Malgré le léger intérêt que nous offre cette perspective, cela ne pose ni la question de la nature de la crise africaine, ni ne constitue une réponse appropriée à cette crise.  Il faut être révolutionnaire.

        Si, nous sommes parfaitement cohérents  avec  nous-mêmes,

si nous ne craignons pas de déclencher l’hilarité générale et la moquerie, en affirmant  que par les ressources de la Raison, nous sommes capables de tirer de l’héritage africain, un Mode de Production totalement novateur, et une idéologie qui nous permettraient de mettre en œuvre un projet de société, capable de sortir l’humanité de la préhistoire de la conscience humaine, alors, rien ne sert d’appeler de tous ses vœux la Renaissance Africaine, car dans ce cas précis, nous ne ferions que masquer notre profonde aliénation. Et nous nous mentirions à nous-mêmes.

        La Renaissance Africaine se résume en effet à une équation très simple. Il s’agit, de répondre en trois temps avec la ressource fondamentale de l’héritage africain, la MAAT, à la situation actuelle du Nègre. Une telle réponse est de nature à reconstruire l’identité, la personnalité et la dignité de l’Homme Noir.

 

        a)-Pratiquer la Maât pour combattre l’aliénation afin de  faire éclore dans le psychisme du Nègre la mentalité pharaonique, pour l’inciter à se réapproprier la totalité de son héritage historique et culturel ; puis de se manifester comme un bâtisseur, un entrepreneur et un conquérant dans le monde.

 

        b)-Pratiquer la Maât pour rétablir le fonctionnement normal de la personnalité africaine, et mettre fin à la crise africaine.

 

         c)-Utiliser la Maât pour construire une nouvelle société africaine : la Société Initiatique, pour supplanter la société postcoloniale. A noter que cette Société Initiatique ne s’oppose en aucune façon à la rationalité, mais uniquement pour parler comme Pareto aux  dérivations de la société moderne. La Renaissance Africaine revient ainsi à bâtir, suis generis, la Société Initiatique.

 

        En définitive, pour se débarrasser de son passé traumatique l’Homme Noir, est dans l’obligation d’opter pour une rupture révolutionnaire. Celle-ci est dirigée en priorité contre la société africaine postcoloniale qui représente le point faible et aveugle de la communauté africaine. Ensuite cette révolution sera dirigée  contre certains acteurs de la scène internationale et  les systèmes de pensée qu’ils ont mis au point dans l’intention d’aliéner, puis d’asservir le Nègre. Enfin, celui-ci,  doit se tourner avec assurance vers son héritage historique, qui contient un projet de société capable non seulement de le guérir de son aliénation, mais aussi de lui offrir une nouvelle formation sociale qui apportera à l’humanité elle-même, une nouvelle expérience de civilisation.

 

 

JP. KAYA

 

Vie, Force, Santé.

         

       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par JP KAYA - Publié dans : Théorie de la révolution
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 2 mai 2009
 

FONDEMENTS SPIRITUELS DE LA REVOLUTION AFRICAINE

 

Par

 

JP. KAYA

 

 

Un adepte de l’Initiation m’a posé une question sur le forum du blog « Révolution Africaine » il y’a environ deux mois. A cette question je n’ai apporté aucune réponse jusqu’ici. Or il s’agit d’une question essentielle qui interroge la légalité et même la légitimité de la démarche intellectuelle qui fonde mon discours et mon projet. Cette personne voulait savoir en un mot, si j’avais réellement eu une expérience initiatique, et si par conséquent, certaines qualités ou certains pouvoirs ont pu germer dans mon psychisme. Cette question m’a déjà été posée plusieurs fois, et à part quelques amis très proches, je n’ai jamais jugé utile d’apporter un début de réponse aux autres. Pourquoi ? Parce que nous vivons à une époque tellement matérialiste, et les gens que l’on rencontre sont si individualistes et incrédules, tournés vers la recherche des plaisirs si éphémères, que c’est perdre son temps que de discuter spiritualité avec eux. Mais il y’ a les autres, ceux sur lesquels doit compter un Serviteur de la Maât. Même s’il n’y a que deux ou trois personnes, il ne faut pas les laisser dans l’incertitude, il faut témoigner, pour affermir leur foi. Mais comme je l’avais écrit dans l’introduction du Tome I de la Théorie de la Révolution Africaine, ceux qui veulent vraiment connaître la vérité, doivent s’attendre à vivre une expérience paranormale, où ils risquent de perdre l’usage de leur Raison. Je préviens le lecteur qu'il risque de ne pas s'en sortir indemne. Mais, je réponds à une question qui m'a été posée.

 

I. COMME TOUJOURS IL Y’A UN REVE AU COMMENCEMENT

 

Cette affaire a commencé au fond de la brousse africaine, dans mon village natal. Je devais avoir autour de quatre ans. Ce qui est certain, c’est que je n’étais pas encore à l’école, et autant que je puisse me souvenir, j’étais si petit que je ne pouvais pas encore m’exprimer correctement. Ce fait est important pour comprendre la suite de l’histoire. Un jour, j’eus un rêve éveillé, je fus en quelque sorte transporté dans une autre dimension. Je me souviens seulement qu’au départ, j’étais dans la maison de ma Grand-mère maternelle.

        Puis, je vis, qu'autour de moi, et aussi loin que je pouvais voir, tout s’était transformé en or massif : les arbres, l’herbe, les maisons, le sol, la forêt elle-même, les animaux etc. Tout cela était imprégné de couleurs d’une splendeur et d’une beauté fabuleuse. Et une lumière indescriptible, semblait sortir bizarrement des entrailles de la terre. Il faut ajouter le spectacle dans le ciel des êtres féeriques qui tournaient au dessus de moi tout en s’adressant à moi. Le spectacle était si impressionnant, que j’étais subjugué, ébahi, cloué sur place. En y repensant, je me dis aujourd’hui, que j’avais été certainement transporté sur le soleil lui-même.

 

          Revenu de ce rêve stupéfiant, je n’ai pu constaté qu’une chose : j’avais radicalement changé. Mais comme cela se passait dans la petite enfance, il me serait difficile de dire, comment j’étais avant cette expérience. Une chose est certaine, après celle-ci, jusqu’aujourd’hui, une sorte d’énergie s’est emparée de mon psychisme. Mais surtout j’ai depuis cette date l’impression de revivre sans fin cette expérience. Curieusement il me suffit de me concentrer sur ce souvenir pour le revivre à tout moment.

Mais à l’époque où il s’est produit, cet évènement avait bouleversé toute ma famille, car personne n’arrivait ni à l’expliquer, ni à lui donner un sens. Par ailleurs comme j’étais encore enfant, je n’arrivais pas moi-même décrire ou expliquer ce que j’avais vécu. On interpréta l’affaire comme si j’avais été victime d’une apparition. Mon père qui travaillait en ville, ne su jamais ce qui s’était réellement passé. Par la suite j’ai regretté que personne n’ait su comment canaliser cette énergie qui me rendait turbulent. Mais cette énergie qui s’était emparée de moi, s’est elle même d’abord transformée en performances intellectuelles à l’école, puis ensuite en besoin pressant de recherche spirituelle, jusqu’à me conduire aujourd’hui à formuler la théorie de la Révolution Africaine. Rétrospectivement, j’en suis arrivé à considérer que cette expérience a certainement modifié radicalement ma perception des choses et le fonctionnement même de mon cerveau. Ainsi, généralement, ce qui est normal pour la plupart des gens, ce qui amuse ou plaît à tout le monde m’ennuie mortellement. Le directeur du département où j'enseignais à la Sorbonne  s’est aperçu de cela  et m’a dit une chose qui me sembla juste : « tu vis dans un état de lévitation sociale permanente».

            Ce n’est pas tout. Ce contact avec le monde divin, a aussi provoqué l’éclosion des qualités spirituelles comme la voyance et la clairvoyance. Un exemple, lors de la dernière élection présidentielle américaine, toute la communauté africaine a cru pendant un long moment que « l’effet Bradley » qui n’est qu’une version du mythe de la malédiction du Nègre, allait finalement faire perdre notre candidat, le Sénateur OBAMA. Car après plusieurs mois de sondages positifs, le choix de Sarah PALIN comme colistière de John Mc CAINE semblait avoir inversé la tendance. Mais à ce moment là j’eus une vision très nette de la victoire d’OBAMA, que j’exposai au Secrétaire Général actuel de notre parti. Un mois plus tard il ne pouvait que constater sa véracité. Je dois simplement souligner que je suis incapable de provoquer par moi-même de telles visions. Elles me sont offertes en quelque sorte gratuitement par la Maât. Mais je suis incapable de les reproduire ou de les provoquer.

 

II. UNE INTERVENTION MIRACULEUSE

 

           Sans aligner ici tous les faits qui sont venus confirmer le premier contact avec le monde invisible, je peux encore évoquer un évènement qui sort vraiment de l’ordinaire, et qui s’est produit lorsque j’avais 5 ou 6 ans.

En Afrique tout le monde le sait, la nuit tombe d’un coup, le moment crépusculaire ne dure pas très longtemps. Un jour en fin d’après-midi, je suis allé avec les enfants de mon village me baigner dans une rivière. Celle-ci a un courant si fort, que les enfants doivent rester le plus près possible de la rive pour ne pas être emportés. Or en cette fin d’après-midi alors que la nuit tombait, je m’étais tout simplement laissé entraîné par le courant, au moment où tout le monde s’était rhabillé et avait pris le chemin du retour pour rentrer à la maison.

Donc, j’étais resté tout seul dans la rivière au moment où la nuit tombait, et en très mauvaise posture. Incapable de lutter contre le courant, la panique me saisit, et j’étais tout simplement en train de me noyer. C’est ici, que se produisit un évènement que je suis obligé de qualifier de supranormal. Alors, que j’étais tout seul, car je pouvais le constater, j’ai senti, très nettement, une main me saisir fermement le bras gauche, et m’entraîner jusqu’à la rive. Sauf, qu’il n’ y avait personne. Sans cette intervention miraculeuse, je serais mort à coup sûr. Cet évènement m’a si bien marqué, que dans les moments de stress, je ressens encore la pression de cette main salvatrice et invisible sur mon bras gauche.

         Là encore, il s’agit d’un premier évènement qui a préfiguré un certain nombre d’évènements de même nature. Devant de tels faits, malgré les affirmations fracassantes et péremptoires des savants, rien ne peut me convaincre de la non réalité du monde divin.

 

III. LA PRATIQUE DE LA MAAT

 

          Lorsqu’un individu est sujet des évènements que je viens de décrire, il est obligatoirement porté à s’intéresser à la spiritualité. Dans mon cas, c’est mon père, qui joua indirectement le premier rôle de pédagogue en initiation. De façon spontanée il s’était imposé une vie mystique. Lorsque j’eus l’âge de 7ans, il décida de me faire venir auprès de lui en ville pour que je puisse poursuivre mon cursus scolaire. Bien que n’étant pas allé plus loin que l’école primaire, Il avait réussi à se composer une petite bibliothèque d’ouvrages initiatiques, qu’il faisait venir de l’étranger. Ouvrages qu’il m’avait néanmoins interdit de toucher et de lire avant d’avoir été au collège. Mais en son absence, pendant qu’il était au travail, j’avais réussi à tout dévorer. Et lorsqu’il me permit à l’âge de 13 ans de les consulter, j’en connaissais le contenu depuis longtemps. Néanmoins, c’est à 17 ans lorsque j’accédai à l’université, que je senti un besoin impérieux de faire partie d’une école initiatique. Un ami que je connaissais depuis le lycée m’aida à rejoindre la bonne école et j’y suis resté depuis.

Au cours de mes études universitaires, j’eus la surprise de constater en moi-même, un après-midi, ce que les hindous appellent l’éveil de la Kundalini, la Force Vitale (le ka de nos ancêtres de l’époque pharaonique) qui alimente et active les centres spirituels de l’Homme. J’ai décris cette expérience que j’ai vécu, dans le tome II de la Théorie de la Révolution africaine. Ouvrage que j’ai consacré à l’étude de la Maât.

C’est la pratique de l’initiation, qui permet à l’être humain, de découvrir le sens de sa vie, de comprendre quelle est sa place dans l’univers, et qu’est ce qu’il doit faire pour se conformer au Haut Idéal que lui propose la science initiatique, afin d’atteindre le plein épanouissement de toutes ses qualités et de toutes ses capacités supérieures, pour permettre à sa Nature divine de s’installer dans son psychisme.

 

           En ce qui me concerne, c’est dès mon premier contact avec le monde invisible, que j’ai reçu une sorte de feuille de route qui s’est gravé dans mon inconscient. Par la suite, il m’a suffit, grâce à la pratique initiatique, d’activer ce programme. Ainsi, je sais ce que j’ai à faire depuis longtemps : point par point, étape par étape. Cette mission, est de définir pour la communauté africaine une pensée opératoire, une idéologie, qui expose de la manière la plus claire une analyse de la situation actuelle de la communauté africaine, puis de concevoir une réponse à la crise africaine. Ensuite de concevoir et mettre en œuvre un projet de société, pour construire une nouvelle société africaine, afin de faire de l’Afrique une puissance qui prendra toute sa place parmi les autres nations.

 

 

Il a été donné à l’Homme des capacités d’une puissance inconmesurable. Les limites qui l’empêchent d’exploiter ce gisement se trouvent uniquement dans sa subjectivité. Mais seule la pratique de la science initiatique lui permettra d’ y accéder et d’utiliser pleinement ces possibilités.

 

 

Il n’y a pas de vérité supérieure à la Maât. La Maât seule est l’Unique Vérité.

 

JP. KAYA

Par JP KAYA
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 22 avril 2009

PROGRAMME DE RECHERCHE PANAFRICAIN :

 

« Fondements herméneutiques de la MAAT »

 

            Conformément  au texte d’orientation politique définissant le contenu de l’An I de la Révolution Africaine, le P.S.I, lance un vaste programme de recherche au niveau panafricain, pour exhumer et ressusciter les fondements de l’idéologie africaine : la MAAT.

            Tous les sympathisants, et tous les militants de notre parti quel que soit leur lieu de résidence, dans le monde entier sont conviés à  participer à ce vaste programme de recherche. Il s’agit, de revisiter l’Histoire du continent africain de la Préhistoire à nos jours, afin d’observer, d’identifier et de restituer toutes les formes sous lesquelles, la pensée initiatique et la pratique de l’Initiation se sont exprimées en Afrique.

 

            Nous poursuivons le but, non seulement de redéfinir la valeur de la pensée africaine, mais aussi de créer les conditions qui permettront aux descendants des pharaons, de redécouvrir l’outil qui a permis l’édification des grandes civilisations africaines, et enfin de se l’approprier pour faire renaître en soi même la mentalité pharaonique.

 

            Toutes les données recueillies, seront publiées sur le blog de notre parti (Thot-Academy. Over-blog.org) destiné à la diffusion de l’idéologie du parti, de la manière suivante :

 

            1°)- Contributions

 

            2°)- Bibliographie

 

            3°)- Textes choisis

 

            4°)- Doctrine

 

 

            Toute personne souhaitant participer au programme de Recherche, doit prendre contact avec le Bureau Politique du P.S.I, à l’adresse suivante : ConseildAmonRe@yahoogroupes.fr

 

            Le programme sera piloté par le Secrétaire du parti du Parti  chargé de la Recherche scientifique : Mr AMATH TALL.

 

 

Vie, Force, Santé.

 

JP. KAYA

 

Président du PSI

 

Par JP KAYA - Publié dans : News
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 17 avril 2009

COMMENT FAIRE FACE À L’ADVERSITE ?

 

 

 

Par

 

JP. KAYA

 

 

Alors que l’Humanité traverse actuellement une de ces périodes cruelles de son histoire, aux prises avec une crise économique, comparativement en valeur, plus violente que celle de 1929, beaucoup d’êtres humains confrontés à la dureté soudaine de l’existence plus que d’habitude, ont déjà cédé , ou risquent de céder au désespoir. Qu’est ce que la MAAT a à dire face à cette situation ? La sagesse populaire prétend que face à la pression certains individus s’épanouissent, alors que d’autres s’effondrent. Il s’agit d’une vérité que seuls les Initiés savent interpréter correctement.
 

Depuis toujours, les Initiés, autrement dit les Serviteurs de la MAAT, savent que, tant que l’Homme vivra sur Terre, il sera toujours la proie des tourments et des angoisses, donc il ne peut  pas échapper  à la souffrance. Même les plus riches des humains, ne sont pas épargnés par cette perspective. C’est pourquoi l’enseignement de la MAAT, prépare ses disciples quotidiennement à affronter, puis à surmonter l’adversité.
 

Rappelons que toutes les Initiations des Africains Précoloniaux étaient organisées autour de la volonté de domestiquer la souffrance. Ainsi les anciens Congolais avaient-ils baptisé leur pratique initiatique majeure : le KIMPASI. Autrement dit: « la voie de la souffrance », ou encore « Ecole de l’effort ».

 

I. L’AMOUR DE L’EFFORT

 

L’Initiation a pour but l’éclosion des qualités supérieures (intellectuelles, affectives et volontaires) de l’être humain, pour promouvoir son développement spirituel. Mais pour parvenir à cette fin il ne doit pas fuir l’adversité et la souffrance. Pourquoi ?

Imaginons une personne qui a décidé d’escalader une montagne. Comment atteindrait-elle le sommet, si la pente de la montagne ne comportait pas d’aspérités ? Car il faut bien qu’il s’accroche à quelque chose pour progresser. Un avion par exemple ne pourrait pas voler s’il ne rencontrait pas des obstacles : la résistance que lui oppose l’air. Ainsi le Serviteur de la MAAT, n’est ni bouleversé, ni désespéré, face aux obstacles que la vie quotidienne accumule sur sa route. Il a une mentalité positive, et considère ces obstacles comme des moyens nécessaires pour vaincre. Autrement dit, il aime l’effort et apprécie même la souffrance. Car, c’est en triomphant des obstacles, qu’il se développe spirituellement. Or sa récompense ultime et suprême se trouve dans cette évolution spirituelle.

 

 

II. LA SOUFFRANCE LIBERE DES QUALITES ET DES CAPACITES

 

Certes, il n’est pas nécessaire d’aller chercher des situations traumatiques stupidement. La vie elle-même s’en chargera. Autrement dit, que nous le souhaitions ou non, à un moment ou un autre, nous serons toujours aux prises avec l’adversité. Nous pourrions mêmes être irréprochables, exemplaires, nous attirerions quand mêmes par exemple des individus jaloux, qui nous en voudrons à mort sans motif valable, ou plutôt, parce que nous agissons de façon exemplaire. C’est pourquoi le Serviteur de la MAAT, doit apprendre à domestiquer la douleur et la souffrance. Ceci n’a rien à voir avec le masochisme. Cet effort qu’il fait a une signification morale, et donne des résultats concrets. Prenons un exemple extrême.

Pour obtenir un antidote contre le poison le plus virulent, du serpent le plus venimeux, on utilise encore le venin de ce même serpent. Ou encore, un même médicament pris selon la dose prescrite, peut guérir bien sûr, mais aussi tuer, si la dose est dépassée. Interprété d’après le langage symbolique cela ne veut pas dire que la souffrance a un effet thérapeutique, mais lorsque l’esprit sait la dominer et la domestiquer, elle libère des qualités supérieures qui attendent d’éclore dans le psychisme humain, sous forme : d’intelligence, de volonté, de sensibilité, de clairvoyance…


  III.
L’ASCESE INITIATIQUE ET L’ILLUMINATION DE LA

CONSCIENCE

 

La capacité du Serviteur de la MAAT à sublimer la souffrance, lui vient d’un comportement spécifique à l’adepte de l’Initiation, et qui constitue le socle même de la pratique initiatique. En effet la première leçon qu’il reçoit dès qu’il met les pieds dans une école initiatique, est de faire systématiquement attention au moindre geste qu’il fait, à chaque acte qu’il pose, en exécutant chaque geste avec conscience, à chaque instant de sa vie. Beaucoup sont déçus en espérant que de grands secrets devraient leurs être révélés tout de suite. Or, c’est en s’entraînant systématiquement à surveiller la qualité de ses idées, de ses pensées, de ses sentiments, et à plus forte raison celle des pulsions qui viendraient parasiter sa vie mentale, et l’entraîner ainsi à donner issue à des penchants ténébreux, qui alimentent sa nature inférieure au détriment de sa Nature Divine, empêchant ainsi son évolution spirituelle, que sa conscience va s’illuminer, et que des centres spirituels puissants vont peu à peu entrer en activité dans son organisme.

Certains individus d’une mauvaise foi totale, croient que le seul contact avec un Maître de l’Initiation devrait leur permettre d’obtenir toutes les qualités et tous les pouvoirs. Avec une telle attitude nous voyons hélas, comme dans un miroir, se préparer pour eux de véritables calamités. Car si le travail initiatique est fondé sur l’effort, il requiert en même temps la patience et l’abnégation. Il peut arriver qu’au cours de toute une vie, un individu, même motivé ne soit pas capable de développer une seule qualité. Cela peut s’expliquer, mais cela ne doit pas décourager celui qui recherche le feu sacré.

 

Obéissant catégoriquement à l’impératif de rester concentré sur chaque acte qu’il pose, le Serviteur de la MAAT, obtient tôt ou tard, comme récompense, l’éveil de sa conscience, et son illumination, ce qui lui permet justement d’accéder à la connaissance maâtique, la connaissance stable du monde, la science divine elle-même.

Il me semble que cette rigueur est semblable à celle qu’exige l’esprit scientifique, par la suspension du jugement, pour accéder à la vérité scientifique. Sauf que cette dernière est relative. Mais laissons cela de côté.

Au commencement, Dieu a déposé dans l’Homme toutes les qualités supérieures, mais sous forme de graines. Pour les faire germer et permettre leur épanouissement, l’Homme a l’obligation d’accomplir un effort. Celui-ci commence comme je l’ai dit par l’attention et la concentration portées sur les moindres détails de l’existence. C’est l’exercice répété, de cette attitude mentale, qui finit par faire oublier au Serviteur de la MAAT, l’existence même de la douleur et de la souffrance, car en les affrontant de façon consciente et volontaire, il éveille ou réveille des qualités supérieures dont l’efficacité le rend capable d’accomplir par la suite sans effort, des tâches et des travaux qui dépassent l’entendement humain.

Ainsi, un Homme qui fuit l’effort, ou celui qui ne recherche que les plaisirs et la facilité dans sa vie, entre en contradiction avec la signification même de la vie. Tôt ou tard, la MAAT, qui est l’intelligence qui gouverne l’Univers ne manquera pas de lui appliquer des sanctions appropriées.

Ceci est valable également pour ceux qui, incapables d’accepter le principe de réalité, croient pouvoir se venger en donnant libre cours à leur jalousie pour nuire à autrui. L’Histoire de l’humanité est là pour nous instruire. La ruse, la mauvaise foi, le mensonge n’ont jamais permis à quiconque de triompher définitivement.

Par exemple, il y’ a bientôt un an, nous avons assisté stupéfaits, au sein de notre parti, à peine créé, à la manifestation d’un groupe d’individus animés par la soif du pouvoir. Ils ont réussi à paralyser pendant des mois, l’activité du Bureau Politique. Leur but ? S’emparer du pouvoir. Rien de bien nouveau sous le soleil. Ils ont fini heureusement par aller se consoler ailleurs. Maintenant que cet épisode est aujourd’hui révolu, je pose la question suivante : s’ils avaient réussi leur manœuvre, comment auraient-ils fait pour obtenir la feuille de route que la MAAT nous a accordée depuis le commencement pour réaliser la refondation de la communauté africaine ? On voit donc comment les appétits d’un petit nombre peuvent mettre en péril, le salut de toute une communauté.

Cette affaire, n’est pas une question de diplômes obtenus à l’université, ou de connaissances accumulées, mais une question de prédestination. Car pour changer l’Histoire, il faut toujours qu’un individu se distingue et s’engage, mais sur des bases qui échappent à l’Histoire. Le principe n’a pas changé depuis la nuit des temps. Mais hélas la traîtrise elle aussi, n’a pas varié. Tant que l’Histoire durera, il y’ aura toujours des justes et des lâches ; comme la lumière s’oppose aux ténèbres.

 

L’intelligence cosmique, la MAAT, ne tolère pas les calculs louches. Ces actes peuvent avoir l’air de réussir pendant un temps, mais c’est pour mieux préparer leurs auteurs à la rétribution négative, à une déception cuisante. Car la loi fondamentale de l’Initiation veille : en posant un acte, on récolte tôt ou tard, nécessairement, les conséquences correspondantes, bonnes ou mauvaises. Il ne saurait en être autrement.

 

 

Il n’ y a pas de Vérité supérieure à la MAAT. La Maât Seule Est l’Unique Vérité.

 

 

JP. KAYA

 

Par JP KAYA - Publié dans : Pédagogie initiatique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 10 mars 2009

 POUR LE DARFOUR : J’ACCUSE !

 

Par

 

JP. KAYA

 

 

La théorie de la Révolution Africaine que j’ai diffusée sur le marché intellectuel africain, possède comme toute théorie politique,  la capacité de prédire rationnellement le sens que l’histoire peut prendre, grâce à sa propre cohérence interne. Ainsi, le changement survenu en Amérique il y’a quelques mois avait été clairement pensé,  formulé et exposé dans le Tome I de la Théorie de la Révolution Africaine (Première Partie). De même, les convulsions que nous observons actuellement aux Antilles avaient été pressenties dans le même ouvrage. Dans le même sens, l’Afrique qui est le noyau dur de la communauté africaine possède son point aveugle qui va déclencher le nationalisme africain, mettant le feu aux poudres en vue de la reconquête de la dignité africaine pour la création d’une puissance africaine contemporaine. Ce point aveugle est le Soudan, berceau de la civilisation africaine.

         Le Soudan d’Omar El BECHIR réunit tous les ingrédients qui révulsent profondément les Nègres, et qui dans la situation actuelle vont constituer le facteur qui  va accélérer l’accomplissement de  la Révolution Africaine.

                Commençons d’abord par présenter la situation. Le Soudan est un pays issu de l’antique NUBIE,  berceau de la civilisation africaine. Elle a d’abord donné naissance à l’Egypte pharaonique, à Axoum, et ensuite à l’épopée bantoue. Nous pouvons comparer ce pays,  à ce que l’Arabie est pour le monde arabo-musulman, et à ce que Rome et la Grèce anciennes furent pour la civilisation occidental.  Dans ces conditions, les Africains vivent comme une humiliation insupportable qu’un groupe d’illuminés intégristes islamistes se soient emparés du pouvoir par la force dans ce pays qui est le plus grand d’Afrique  et  entend s’imposer après l’avoir rebaptisé : République Arabe du Soudan, (ce qui est une contradiction dans les termes) en excluant ou en exterminant la composante africaine du pays, qui soit dit en passant, représente la majorité écrasante de la population, soit 98%. Avant de s’en prendre au Darfour, on ne doit pas oublier que le pouvoir central soudanais a mené  une guerre très longue qui a duré près de vingt ans contre le sud–Soudan, peuplé de Nègres animistes, guerre qui a provoqué des millions de morts.

 Devant la médiocrité habituelle et la vacuité morale et intellectuelle des responsables politiques et des élites africaines, il nous revient de faire connaître la véritable position des patriotes africains, les Serviteurs de la MAAT, car le régime soudanais les place en situation de légitime défense.

 Mon but ici n’est pas de créer les conditions d’une confrontation entre races ou entre religions, mais de dire les choses telles quelles sont pour que chacun puisse en prendre conscience, et de définir un chef d’accusation clair sur des faits établis afin de demander à la communauté africaine de prendre ses responsabilités pour protéger l’une de ses composantes : la population du Darfour, qui est en danger de mort, menacé par un régime intégriste et totalitaire.

  

I. QUELS SONT LES FAITS ?

 

                Omar BECHIR, président actuel du Soudan est un dictateur qui est arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat. Aujourd’hui il est inculpé par la CPI (Cour Pénale Internationale), pour avoir liquidé sur des bases raciales, près de 500. 000 Africains natifs du Darfour.  Il a formé des milices arabes (Janjaouides) pour harceler, terroriser, violer, incendier et assassiner les populations de cette région de l’Ouest du Soudan peuplé de paysans Nègres sédentaires. Cette région on le sait renferme aussi de richesses non seulement foncières, mais aussi minières et pétrolifères, que le pouvoir central convoite, alors que cette région a toujours été totalement délaissée en matière de développement. La stratégie du pouvoir central soudanais au Darfour, est de dépeupler la région, en assassinant sa population ou en l’expulsant de ses terres, afin de permettre aux populations arabes de s’y installer.

                Face à ce génocide, et face à l’inorganisation, l’impuissance, l’absence de volonté et de qualités morales des responsables politiques Africains, qui préfèrent détourner la tête alors qu’en Afrique même, sous les yeux du monde entier une population africaine est exterminée sur des bases raciales, la communauté mondiale ne pouvait pas indéfiniment fermer les yeux. C’est ainsi que le dictateur soudanais a été enfin inculpé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, de violsetc ; par la justice internationale. Ce qui est très peu par rapport aux faits constatés. La véritable accusation aurait dû être celle de génocide. Reste à mettre désormais le dictateur sous les verrous pour le juger. Puis liquider son régime.

                Malheureusement, la situation des populations africaines du Darfour va s’empirer dans l’immédiat, car le dictateur soudanais a personnellement décidé d’expulser plus d’une dizaine d’organisations humanitaires qui apportent une aide quotidienne et vitale aux populations martyres du Darfour, il multiplie les menaces à l’endroit de toute organisation qui tenterait de le contrarier. Ce qui impose donc de la part de la communauté internationale une réaction concrète et immédiate, puisque les responsables  africains empêtrés dans leur médiocrité et tremblant de peur, n’osent pas ouvrir la bouche  pour protester. Ne pas agir dans l’urgence, c’est condamner des millions de personnes parquées dans des camps de fortunes à une mort certaine, par manque de nourriture, de soins et de médicaments.

 

II. DES REACTIONS ERRATIQUES AU NIVEAU MONDIAL

 

                Chacun sait donc pour quelles raisons précises un mandat d’arrêt international a été délivré contre le dictateur soudanais. On sait que principalement il s’agit d’une réponse contre le déchaînement d’une violence aveugle d’un Etat contre un peuple en danger d’extinction. On sait clairement que cet Etat a déjà décimé près de 500.000 vies humaines dans la seule région du Darfour.  Le total des victimes de cette politique d’extermination s’élève à plusieurs millions si l’on prend en compte les victimes directes et indirectes de la guerre menée antérieurement contre le sud du pays.

                Mais face à ce génocide, des pays comme la Chine, la Russie,  et la plupart de pays arabes ou des organisations comme  la ligue arabe et le HAMAS (qui pourtant exige un soutien sans faille de la part des Africains dans sa propre lutte pour la création d’un Etat palestinien), n’ont pas hésité à apporter leur soutien au dictateur soudanais. On doit y ajouter aussi le cas de l’Union Africaine elle-même.

 Son cas est complexe, car l’Union Africaine est formée à plus de 90% de pays Négro-Africains et de moins de 10% de pays arabes. Pourquoi les Africains sont-ils incapables de défendre leurs propres frères qui sont en danger de mort au sein de cette organisation qu’ils dominent pourtant de façon écrasante ? Je vois au moins trois explications :

 

a)-L’aliénation. L’héritage de la Traite (Arabe et occidentale), de la colonisation et l’influence idéologique contemporaine de l’Islam, paralysent complètement les capacités volontaires des Africains. Devant un problème clair comme celui-ci, leur réflexe va être de courber l’échine, de chercher des excuses farfelues, de s’entredéchirer  et même de réprimer férocement des compatriotes qui oseront prendre la parole pour dénoncer les faits, alors que l’urgence de la situation, impose de parler d’une seule voie, de formuler des protestations fermes et de prendre des mesures immédiates.

 

b)-À cette faiblesse morale, s’ajoute la médiocrité. Cette dernière caractérise les institutions politiques africaines, et les acteurs qui les servent. On constate une greffe de l’Etat qui n’a jamais pris, ce qui entraîne une dévolution chaotique du pouvoir, une personnalisation et une privatisation du pouvoir et des institutions; et finalement une confusion permanente entre l’espace public et l’espace privé. Tout ceci débouche sur la politique du ventre, devenue l’idéologie de la société postcoloniale, qui gangrène tous les rouages de la société comme un cancer généralisé.

 

c)-Enfin la situation générale est aggravée par l’absence d’une idéologie africaine, capable de protéger chaque Africain et la communauté africaine elle même de l’influence nocive et déstabilisatrice des idéologies étrangères.

 

                Dans ces conditions, l’Union Africaine, m’apparaît comme un astre errant, une organisation sans but ni objet. Alors que l’Afrique n’a pas encore fini de régler tous ses comptes avec son passé récent (Traite et Colonisation), la voilà désormais sous la menace et même dans les griffes de l’extrémisme islamiste.  En l’absence d’une élite capable de faire le bilan du passé, puis de lui proposer un projet de société puissant, et une idéologie pour piloter ce projet, l’Afrique va ressembler à un cadavre d’hippopotame dévorée de l’intérieur par de milliards de vers et de bestioles.

 

                J’accuse les responsables politiques africains de lâcheté,  de faiblesse morale, de médiocrité et de servilité. L’Afrique du Sud elle-même, pays le plus riche et le plus puissant du continent a démissionné de ses responsabilités de leader et donne désormais l’impression de tourner le dos au reste de l’Afrique pour vivre dans sa bulle de prospérité, les évènements de Mais 2008 qui ont stupéfaits et traumatisés tous les Africains, resteront gravés à jamais dans leur esprit, car le retard avec lequel le gouvernement sud-africain a réagi aux persécutions contre les immigrés est fortement suspect. L’Afrique a donc besoin d’une nouvelle élite et d’un vrai projet de société à la place d’une Union Africaine qui est sous influence et sans avenir.

 

III. LA REPONSE INITIATIQUE

 

                L’Initiation est l’idéologie de la société africaine. C'est-à-dire de toutes les sociétés africaines. J’ai démontré que son action sur la structure de la société africaine, provoque la transformation, puis le développement de celle-ci. Il en découle une trajectoire de développement particulière à la société africaine, dont l’Initiation est  le moteur.  Elle agit d’abord sur la structure mentale de chaque individu, et suscite l’apparition de qualités mentales et morales supérieures. Il en résulte ce que j’ai qualifié de « mentalité pharaonique ». Laquelle se décompose en esprit d’entrepreneur, en esprit de bâtisseur et en esprit de conquérant. C’est à la pratique de l’initiation, que l’Egypte ancienne avait baptisé MAAT, que ce pays doit le très haut niveau de civilisation qui étonne aujourd’hui encore toute l’humanité. L’Initiation ou MAAT est aussi la réponse la plus fonctionnelle à la nature de la crise actuelle de la communauté africaine : la crise de la personnalité africaine. L’Initiation s’impose ainsi comme l’idéologie qui faisait défaut jusqu’ici à l’Afrique pour se protéger des menaces culturelles, quelles que soient leur nature et leurs origines, et trouver sa cohérence et son unité. Car cette idéologie découle de la structure même de la société africaine.

 On sait que les Africains sont avant tout victimes du fait d’être Noirs. Les peuples qui entrent en contact avec eux sont convaincus d’avance de leur capacité à imposer à ceux-ci leur influence et leur volonté, parce qu’à la base ils croient à l’infériorité  raciale des Nègres, ils espèrent ainsi apparaître comme des sauveurs ou des Maîtres. Ils obéissent donc à l’idéologie hamitique.

 En réalité ils profitent  des conséquences de la Traite et de la Colonisation sur la personnalité africaine qui ont détruit chez ces derniers la foi et la confiance en eux-mêmes, ce qui implique qu’ils soient  aujourd’hui prêts à s’entretuer pour plaire à n’importe quel abruti qui aura réussi à leur faire croire qu’il est leur Maître.

                Mais cette époque est définitivement révolue.  Notre parti, le P.S.I, doté d’une arme redoutable, l’idéologie africaine, la MAAT, est désormais implanté dans un grand nombre de pays africains, et se donne comme objectif de prendre racine dans chaque pays de la communauté africaine. Il s’est fixé comme but suprême  de révolutionner la mentalité de cette communauté, de doter l’Afrique d’un Etat puis de construire une nouvelle société africaine, sur la base des valeurs authentiquement africaines, pour ressusciter, protéger et stabiliser l’identité culturelle africaine, et faire de l’Afrique une puissance sur la scène internationale.

                Devant la médiocrité des dirigeants africains actuels, nous sommes désormais pressés d’incarner la légitimité et la légalité  au sein de la communauté africaine pour restaurer la dignité du peuple africain.

 

IV. POURQUOI LE SOUDAN VA-T-IL PROVOQUER L’EVEIL DU NATIONALISME AFRICAIN, QUI CONDUIRA A L’EXPANSION DE LA REVOLUTION AFRICAINE ?

 

                Omar BECHIR essaie habilement de camoufler ses crimes derrière un discours creux contre le néocolonialisme. Il se berce d’illusions en croyant ainsi rallier les Africains à sa cause. Il proclame également que la mobilisation des milliers de citoyens venus manifester,  lui révèle l’amour que son peuple a pour lui.  Comment peut-il en avoir la certitude dans un régime despotique et totalitaire, au sein duquel, les masses sont terrorisées par la brutalité du régime ? Depuis le IIIè Reich l’histoire abonde de ce genre de régimes bâti sur la gesticulation et la manipulation des masses. Leur destin heureusement n’en a jamais été modifié.

                Mais ces pitreries, ne font pas rire les  patriotes africains. Rappelons les faits. Au Soudan qui est le berceau de la civilisation africaine, les Nègres sont persécutés, et vivent en réalité sous un régime d’apartheid, ils sont massacrés et exterminés comme actuellement au Darfour. Cette situation n’a pu durer qu’avec la lâcheté des chefs d’Etat africains, qui sont des hommes sous influence et sans caractère. Elle ne durera pas d’avantage, car le régime soudanais est désormais dans l’œil du cyclone.

 

 Le monde entier doit comprendre que pour apaiser les passions qui couvent sous la question soudanaise, la seule réponse appropriée doit être de démocratiser le pays pour que la majorité ethnique légitime (les Nègres)  puisse gouverner en bonne intelligence et dans la concorde si possible avec la minorité arabe. Tant que le problème ne sera pas posé en ses termes, tant que la majorité africaine n’aura pas reconquis ce qui lui revient, rien ne pourra être réglé.  Tant que la question soudanaise n’est pas résolue, l’Union Africaine elle-même, ne pourra jamais fonctionner, et restera une coquille vide et même finira par se disloquer.

 

Agir autrement, c’est donc bâtir l’avenir de l’Union Africaine sur un mensonge. Résoudre la question soudanaise permettra de solutionner les cas similaires : ceux de la Somalie, de la Mauritanie, du Niger, sur la base de l’exemplarité. Enfin, résoudre avec intelligence la question soudanaise, c’est créer les conditions pour résoudre la question nègre au Maghreb lui même. Construire une Union Politique entre les deux régions de l’Afrique (l’Afrique Noire et le Maghreb), sans poser cette question ethnique de la manière la plus claire et la plus rigoureuse, c’est appuyer sur le déclencheur à retardement d’une gigantesque bombe atomique. Car les Africains sont désormais conscients de cette tension majeure qui les oppose aux Maghrébins. Elle risque d’exploser à tout moment, quand on s’y attendra le moins. La première étape pour la désamorcer est de régler la question soudanaise.

 

                Le Soudan doit redevenir, ce qu’il aurait dû  être depuis toujours : la Terre Sainte de l’Afrique, comme l’Arabie saoudite l’est pour le monde arabo-musulman.

 

                 La solution la moins coûteuse est de liquider le régime soudanais actuel, et d’organiser des élections libres sous la surveillance des instances internationales, pour démocratiser le pays.

 

 V. CONSIGNES

 

                Dans cette question soudanaise, les Africains ne doivent plus se laisser berner et insulter d’avantage.  Contre les populations qui ont manifesté pour soutenir le dictateur soudanais,  le peuple kémite doit dans le monde entier, manifester massivement son soutien à ses frères du Darfour, qui sont menacés de mort. Cette attitude, doit représenter le point départ d’une mobilisation qui ne prendra fin que lorsque la Nubie sera libérée de la tyrannie.

                Tout Président africain, qui recevrait Omar BECHIR dans son pays, et le laisserait repartir, sans l’arrêter pour le livrer aux autorités internationales compétentes, sera considéré comme un renégat, un ennemi du peuple kémite et doit s’attendre à être maudit jusqu’à la fin des temps.

 

                Le peuple Kémite ne peut se reconstruire qu’en posant des actes volontaristes. C’est le début d’un processus de reconquête de notre dignité perdue.

 

 

 

Ankh, Oudja, Seneb.

 

JP. KAYA

 

 

 

               

 

 

 

 

Par JP KAYA - Publié dans : Théorie de la révolution
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Mardi 10 mars 2009

 

 CHARTE DU P.S.I

 

 

PREAMBULE

 

                Chaque Etre humain possède de façon essentielle  une responsabilité envers sa communauté,  son peuple ou sa  nation, qu’il peut être amené à défendre dans certaines circonstances au péril de sa vie. Car ceux-ci  lui ont donné des repères et des valeurs pour vivre et survivre sur Terre. Ainsi le peuple Africain aussi, possède un héritage historique. Mais, celui-ci  a été nié, détruit, et avili par des peuples qui lui ont refusé le droit d’appartenir à la civilisation, et qui pour affirmer leur prétendue supériorité, continuent aujourd’hui encore  de façon obsessionnelle à le tenir en dehors de l’Histoire, à le dénigrer et à le rabaisser, alors même qu’il est le fondateur de l’Humanité actuelle et de la civilisation elle-même. Les dominations et les violences qui découlent de ce rapport  des peuples agresseurs au le peuple Kamite, à travers toutes traites négrières et toutes les colonisations, ont eu des conséquences directes sur le chaos et la médiocrité générale qui règnent aujourd’hui dans toute la communauté africaine  au niveau mondial. C’est cet héritage historique traumatique, qui empêche fondamentalement l’Homme Noir de recouvrer la paix de son âme et de goûter pleinement au don que Dieu a fait à toutes ses créatures : la vie, tout simplement.

                La responsabilité actuelle du Nègre, qui a réussi à vaincre son aliénation, est donc d’être conscient de cette insulte et de cette injustice  insupportables. Puis, de s’engager à rétablir la logique de l’Histoire dans le bon sens. Celui qui est favorable à notre libération mentale et notre épanouissement culturelle, sociale et économique. Le Nègre conscient de l’injustice qui lui a été faite, au mépris de son statut de créature divine, en niant son droit le plus élémentaire à la dignité, est obligé d’embrasser la vocation de Révolutionnaire, qui lui donne les moyens d’agir concrètement en vue d’atteindre un objectif contrôlable et mesurable. La question qui se pose est donc de définir l’objet de cette Révolution, et  sa finalité ultime.

 Le Parti Solaire Initiatique (P.S.I), qui inquiète ou terrorise certains, n’est rien moins que l’outil politique panafricain, construit sur des valeurs et l’idéologie africaines, qui s’est imposé l’objectif d’accomplir cette Révolution, pour permettre au Nègre de reconquérir sa dignité, et son identité culturelle, pour construire une nouvelle société africaine dans laquelle toutes ses qualités vont enfin s’épanouir. Cette Société lui  permettra aussi de construire une nouvelle nation africaine, capable d’engendrer une puissance africaine qui mettra fin définitivement  à l’aliénation culturelle du Nègre, et au pillage des ressources de l’Afrique, pour rétablir sa dignité.

                En même temps, bien que veillant sans faiblesse à la défense des intérêts africains, le projet de société des révolutionnaires africains est de construire une société qui instaurera de façon réelle la concorde et la Fraternité entre tous les Hommes sur Terre. A condition qu’ils acceptent la paix que nous leur proposerons. Aussi  les révolutionnaires africains s’engagent-ils à:

  

Article I.

 

 La résurrection  d’une idéologie combattante : la MAAT. L’idéologie africaine elle-même. Responsable de l’émergence d’une mentalité que nous avons baptisé conventionnellement : « La Mentalité pharaonique ». Car, sa pratique engendre l’esprit d’entreprise, l’esprit de bâtisseur, l’esprit de conquérant, et des qualités morales supérieures.

 

Article II.

 

 La constitution d’une élite  militante et révolutionnaire sur l’étendue de toute la communauté africaine au niveau mondial. Nourrie de la Maât, cette élite qui est représentée par les membres actuels de notre parti, deviendra l’outil même qui va abolir concrètement la société postcoloniale, qui est le prolongement et la reproduction sous nos yeux des habitudes nées et héritées de la Traite et de la Colonisation. Incapable de se reformer, car habitée par une logique irrationnelle, violente et chaotique, cette société empêche et l’épanouissement des citoyens africains et le développement des sociétés africaines elles mêmes. Aussi, une nouvelle élite doit-elle prendre la place, poste pour poste des responsables africains actuels, qui au fond, ne sont que des victimes de l’Histoire récente de l’Afrique.

 

Article III.

 

 L’implantation du parti sur la totalité du territoire de la communauté africaine est ainsi la réponse  la plus stratégique à cette organisation monstrueuse de  l’incompétence  et de la médiocrité. Bien que cela risque de rappeler certains souvenirs ; notre parti qui a la vocation de fournir à la communauté africaine un personnel politique sur des bases méritocratiques et morales, est donc appelé à créer et à diriger le nouvel Etat Africain qui naîtra suis généris. Il est appelé à créer une nouvelle tradition et une nouvelle culture politique africaine, qui fondée sur la Maât, révélera enfin au monde l’efficacité de la véritable pratique politique africaine.

 

Article IV.

 

 L’émergence d’une mentalité pharaonique offensive, sera la conséquence directe de cette pratique politique informée par la MAAT. Elle s’imposera comme une mentalité volontariste, qui nous permettra  de réaliser tous les objectifs prévus par l’édification de la Société Initiatique. On verra apparaître des citoyens africains qui n’ont rien à voir avec ceux que nous pouvons observer de nos jours. Socialisés à la Maât, ce seront des individus qui dans tous les domaines de l’activité  humaine, vont bouleverser, et transformer totalement leur environnement, laissant toute l’humanité ébahie. Car la Société Initiatique, c’est d’abord la construction d’une nouvelle infrastructure panafricaine d’intégration sociale et économique. Elle s’appuie sur la construction d’une centaine de métropoles sur toute l’étendue du continent Noir. Avec l’intention délibérée d’éclipser les grandes villes occidentales ou asiatiques actuelles. Car nous aurons l’avantage de penser d’avance dans les moindres détails ces nouvelles métropoles. L’Afrique pourra ainsi se doter d’une capitale administrative et politique, dotée de tous les outils pour gérer de façon méthode et même scientifique son immense territoire. L’objectif final de cette immense stratégie géo-urbaine, est de déplacer à terme toute la population africaine, des villes léguées par la colonisation, qui ne sont que des musées virales et bactériologiques, vers un espace urbain qui correspond à la nouvelle, mais aussi la vraie mentalité initiatique africaine, dans lequel, les descendants des pharaons, auront tous les moyens pour libérer leurs qualités et capacités supérieures endormies depuis des siècles.

 

Article V.

 

 L’unification du peuple africain, va se fonder sur cette réorganisation certes titanesque, mais calmement pensée. Elle se fera physiquement par le dynamitage des barrières administratives, douanières et politiques qui handicapent inutilement la mobilité sociale et géographique des citoyens africains à l’intérieur même de l’Afrique. Ce qui empêche la circulation des idées neuves, des nouveautés, des modes, des découvertes et des innovations, susceptibles d’entretenir l’émulation et la concurrence, donc la créativité. Puis elle donnera lieu à la création d’une monnaie unique, d’une citoyenneté africaine, d’une législation unifiée, d’un gouvernement, et d’un d’Etat africain. Certes certains intellectuels africains croyant faire preuve d’intelligence, s’ingénient à trouver et à multiplier des obstacles à cette intégration nécessaire et inévitable. Il leur manquent seulement certaines qualités données à quelques hommes politiques : le volontarisme et la clairvoyance, qui permettent de changer l’Histoire.

 

Article VI.

 

 Pour  parvenir de façon méthodique et sûre à l’unification de l’Afrique, il faudra bien sûr s’attacher à  libérer la totalité du territoire africain de toute domination et de toute sujétion : idéologique, culturelle, politique, économique et militaire étrangères. La nouvelle élite africaine  devra donc s’y employer avec détermination, car deux autorités politiques antagonistes ne peuvent pas régner de concert sur un même territoire.

 

Article VII.

 

 La construction d’une puissance africaine : culturelle, idéologique politique, économique et militaire ; qui doit se matérialiser par l’existence d’un Etat africain, est la conséquence de ce processus de libération. Elle implique  l’instauration de relations diplomatiques pacifiques et de coopération économiques équilibrées avec les autres peuples du monde.

 

Article VIII.

 

 L’édification d’une nouvelle expérience sociétale : la Société Initiatique. C’est l’apport principal de la Révolution Africaine à l’Histoire Universelle et à la civilisation mondiale. Cette société a la prétention de se substituer la société moderne libérale actuelle, pour inventer une nouvelle présence au monde de l’Etre humain.

 

Article IX.

 

 La volonté d’accomplir la Révolution Africaine par l’intelligence, donc par la démocratie, en aspirant à vaincre sans combattre.

 

Article X.

 

 L’exercice de notre droit à user de la violence si nécessaire pour vaincre toutes les tentatives réactionnaires délibérées de maintenir les Africains dans la société postcoloniale, ou sous toutes autres formes d’influences culturelles et idéologiques, incompatibles avec notre stratégie révolutionnaire, de nature à prolonger notre aliénation.

 

Article XI .

 

 D’apporter à l’humanité un nouveau paradigme : la Société Initiatique, qui sortira l’humanité actuelle de la préhistoire de la société humaine, qui maintient l’Homme dans la primitivité psychologique, dans la violence et  l’égoïsme ; pour lui permettre de vivre dans la paix et la Fraternité.

 

 

 

 

« Il n’y a pas de Vérité supérieure à la MAAT. Seule la MAAT est l’unique Vérité ».

 

 

 

Vie, Force, Santé.

 

JP. KAYA

 

 

 

 

Par JP KAYA - Publié dans : Programme politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 3 février 2009

LES FONDEMENTS DE LA MORALE REVOLUTIONNAIRE

 

 

 

Par

 

JP. KAYA

           

 

            Quelle est attitude  convient-il de tenir face à notre réalité historique actuelle ?  Faut-il assener nos convictions, affirmer nos opinions face à un système normatif mondial qui nous a brisé et qui continue à nous étouffer, ou bien faut-il modérer nos propos, « mettre de l’eau dans notre vin » pour ne heurter personne, et plaire à certains ?

 

            Nous sommes les membres d’un parti révolutionnaire. Le but de ce parti, aussi incroyable qu’il puisse paraître est de changer radicalement la réalité africaine actuelle, pour donner un autre destin à l'Afrique. Et, il y’ a des raisons à vouloir un tel changement profond et radical. En effet, la société africaine actuelle, dite postcoloniale, est issue d’un passé chaotique et traumatique, engendré par la traite et la colonisation.

            L’absence d’une remise en cause critique de ce passé fait que, la société postcoloniale reproduit chaque jour dans son fonctionnement le contenu de la Traite et de la Colonisation. Les autorités africaines actuelles (sauf rare exception), à leur corps défendant, incarnent les Négriers et les administrateurs coloniaux, contre leur propre peuple, qui reproduit de son côté le sort de ses ancêtres esclaves et sujets coloniaux. Au total, la société postcoloniale est habitée et animée par une logique irrationnelle, irréformable, qui l’empêche d’œuvrer à l’épanouissement : intellectuelle, sociale, économique et culturelle des citoyens africains, et au développement des sociétés africaines elles mêmes. Autrement dit la société africaine postcoloniale en entrant de façon absolue en contradiction avec l’espérance même des peuples africains, attire pour ainsi dire contre elle-même des mobilisations de type révolutionnaire.

            Autrement dit, parce qu’elle génère dans son fonctionnement une violence ouverte contre ses propres citoyens, et par ailleurs qu’elle soumet toutes les ressources disponibles dans la société à un pillage systématique de la part du groupe restreint qui s’est emparé du pouvoir par des élections truquées ou non, la société postcoloniale a fatalement remis en cause le contrat social qui permet aux citoyens d’accepter librement l’autorité du pouvoir politique.

            C’est pourquoi, dans ces conditions, les citoyens sont libres de retirer à ces autorités, qui ne sont ni plus, ni moins que des usurpateurs, la confiance qui permet de gouverner. Par conséquent, conscients d’être les vrais dépositaires de la souveraineté, les citoyens sont désormais libres  de décider d’attribuer cette souveraineté à de nouvelles élites pour bâtir un ordre nouveau, capable de satisfaire les aspirations fondamentales et légitimes du peuple.

            Telles sont les raisons fondamentales qui sont à l’origine de toutes les Révolutions dans l’Histoire de l’Humanité. La situation de la communauté africaine s’y retrouve entièrement. Devant une telle situation, les révolutionnaires, ne peuvent se comporter que d’une façon déterminée. Ils apparaissent comme des êtres sans concession et sans qualités, qui ignorent la pitié et les compromis mous. Car ils se conduisent suivant une double éthique : celle de la résistance et celle du volontarisme. Rien de sacré et de vénérable ne peut se maintenir face à leur besoin impérieux de faire table rase du passé et de la réalité actuelle. Car leur existence est finalisée par la construction d’une nouvelle société capable d’établir ou de rétablir la justice sociale et la dignité humaine. Telles sont les fondements de la morale révolutionnaire.

 

            C’est pourquoi nous recommandons fortement à tous ceux qui frappent à la porte de notre Parti, de se soumettre à une introspection interprétative préalable, qui leur éviterait des déconvenues et des désillusions. Chaque nouveau membre doit être convaincu d’avance, qu’il possède le feu sacré qui couve dans chaque révolutionnaire authentique.

Enfin rappelons que le changement que nous souhaitons pour la communauté africaine est une rupture sans douleurs. Nous voulons vaincre sans combattre, démocratiquement. Cela ne signifie pas cependant que nous sommes prêts à tendre l’autre joue. Car cette plaisanterie n’a déjà que trop duré.

 

 

Vie, Force, Santé.

 

JP. KAYA

 

 

 

Par JP KAYA - Publié dans : Théorie de la révolution
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 23 janvier 2009

BONNE CHANCE MONSIEUR LE

PRESIDENT

 

Par

 

JP KAYA

 

 

                Monsieur le Président Barak OBAMA, vous êtes désormais en position de réaliser le rêve du Révérend Martin LUTHER KING. Ce rêve de fraternité et d’égalité qui permettrait aux Hommes d’origines diverses de vivre en harmonie. Bien sûr le défi à relever dans la situation actuelle de l’Amérique est colossal. Ainsi certains individus déçus de voir un Noir accéder au poste de Président du pays le plus puissant du monde répètent avec délectation que vous ne pourrez jamais honorer les espoirs immenses que vous avez suscités, et que vous échouerez nécessairement. Mais ce point de vue stupide inspiré par une passion contrariée s’annule de lui-même.

 

                Du point de vue de la communauté africaine, la situation économique préoccupante actuelle des États-unis, sans réjouir personne, est la meilleure opportunité pour un Président Afro-américain. En effet quel est l’enjeu historique pour la communauté afro-américaine ? C’est de s’intégrer, et de prendre toute sa place dans la société américaine. Or, la meilleure  façon d’y parvenir, est qu’un Président Afro-américain sauve l’Amérique de l’effondrement et de la décadence. S’il y parvient, cet acte à la fois concret et hautement symbolique, sera suffisant pour ancrer dans l’inconscient et dans la conscience de tous les Américains un sentiment perpétuel de respect et de gratitude envers tous les afro-américains. Alors, le statut des Africains dans la société américaine, changera radicalement.  Et, la fraternité entre les Américains de toutes les origines se renforcera d’autant.

 

                C’est pourquoi en tant que Serviteur de la MAAT, l’idéologie africaine, je pense qu’il n’ y a aucun intérêt pour un Afro-américain, d’accéder au pouvoir suprême en Amérique,  en souhaitant trouver un contexte  politique et socio-économique facile. Il fallait au contraire que cette situation fût la plus grave et la plus catastrophique possible, afin que la trace que vous laisseriez dans l’Histoire soit indélébile pour les générations futures.  Or, c’est le cas.  Et, vous êtes ainsi acculé à réussir, en vous surpassant, en mobilisant des qualités et des capacités supérieures. Vous avez ainsi le premier, la chance de changer radicalement l’image du Nègre à l’époque contemporaine. C’est pourquoi, je trouve futiles et mal inspirés les simples d’esprits qui s’inquiètent faussement de la gravité des défis que vous avez à surmonter.
                Au contraire un Serviteur de la MAAT se réjouit de se confronter aux pires difficultés qui soient, car en les surmontant, il s'épanouit moralement et spirituellement.

 

                De notre côté, habités par la mentalité pharaonique et initiatique, nous avons entamé   une tâche similaire. Après avoir constaté  la déchéance et la médiocrité généralisée de la société africaine postcoloniale, qui l’empêche de promouvoir l’épanouissement de chaque citoyen africain, ainsi que le développement de toutes les sociétés africaines, j’ai décidé de substituer à la société postcoloniale, par un acte volontariste, une nouvelle société africaine, qui découle à la fois de l’héritage repensé de la civilisation africaine, et en même temps de ma propre imagination: la Société Initiatique. Pour mettre en œuvre cette nouvelle société africaine, j’ai convié la communauté africaine à poser un premier acte retentissant : la Révolution Africaine, qui doit agir comme le détonateur de la Renaissance Africaine. Ainsi, toute la communauté africaine, indépendamment de l’endroit où dans le monde se trouvent ses membres, est prise dans un mouvement historique, qui dépasse l’opinion et la capacité de perception de tel ou tel commentateur qui crois avoir de l’esprit. Ce genre d’individus sont encore habités par l’idéologie « hamitique ». Ils finiront par se taire, assommés par la réponse du devenir historique, qui est indépendant de leur volonté.

 

                Naturellement de notre côté, le  projet de construire une nouvelle société africaine, semble relever apparemment de la folie précoce et flamboyante. Une utopie dira-t-on. Mais l’utopie n’est-elle pas fonctionnelle ? Sans le rêve, on ne peut rien engendrer, et rien bâtir de spectaculaire. Bref, il s’agit d’un  risque à courir, pour que l’Afrique renaisse sur de bases nouvelles.

 

                De toute évidence, nous entrons dans une époque où va émerger de concert dans toute la communauté africaine, une nouvelle génération d’élites, déterminées à inverser la logique de l’Histoire Universelle.

 

 

Ankh, Oudja, Seneb.

 

JP. KAYA

 

Par JP KAYA - Publié dans : Débat actuel
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Nos objectifs

Ce blog a pour but de réflechir sur cette révolution puis de créer un parti révolutionnaire panafricain dans le but de réaliser la Révolution Africaine qui permettra la création d'un véritable Etat Fédéral Africain et d'une nouvelle société africaine fondée sur les valeurs fondamentales de l'Afrique la MAAT. Notre but, est de donner à la Renaissance Africaine un véritable contenu. Il s'agit pour nous d'abord, de rompre avec la société postcoloniale qui est une société africaine malade et corrompue. Cette société ne peut permettre ni le développement de l'Afrique ni l'épanouissement des citoyens africains. Cette société maintient la communauté africaine dans la médiocrité perpétuelle et sous la domination de puissances étrangères. Une rupture révolutionnaire s'impose pour en sortir et pour construire une société africaine viable afin de permettre l'avènement d'une véritable puissance africaine.

Devenir membre

Afin de devenir membre du groupe de discussion Révolution Africaine, nous vous invitons à envoyer un mail à l'adresse suivante:
RevolutionAfricaine-subscribe at yahoogroupes.fr

Recommander ce blog

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Derniers Commentaires

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus