Introduction à la Révolution

Que seraient devenues les sociétés africaines si les traites négrières et les colonisations européennes n'avaient pas eu lieu ?

Cette question angoisse et térrorise intellectuellement les Africains, en même temps, qu'elle permet aux occidentaux de prétendre garder sur les Africains une supériorité morale. En effet, personne dans la communauté africaine n'a jamais osé répondre à cette question, sous prétexte qu'il est impossible de reconstituer une histoire qui n'a jamais eu lieu. Or justement ce travail est faisable. La théorie politique le permet. Cette discipline qui a été fondée sur la base de la 11è thèse de MARX sur FEUERBACH, affrirme la volonté de transformer le monde, au lieu de passer son temps à essayer de l'interpréter.
En l'absence d'une intervention extérieure traumatisante, les sociétés africaines auraient pu expérimenter une trajectoire de développement qui est propre à la société africaine. Nous avons appelé cette trajectoire:"Schéma conceptuel de développement du système communautaire"
Le moteur de cette trajectoire est l'Initiation ou MAAT sa version pharaonique. L'Egypte des pharaons, pour atteindre le haut niveau de civilisation qui étonne toute l'humanité aujourd'hui encore, n'a fait que reproduire ce schéma, qui est le code culturel de la civlisation africaine elle même.
La MAAT, s'avère ainsi être non seulement le moteur de développement de la société africaine, mais aussi la réponse à la crise actuelle de la société postcoloniale, qui contrairement à ce que les africanistes affirment est loin d'être un retard de dévéloppement, mais une crise de la personnalité africaine, conséquence des traumatismes et des violences subies par les sociétés africaines durant des siècles. Cette crise, dans la mesure où elle concerne le psychisme humain, s'inscrit donc de ce fait dans le domaine de compétence de l'Initiation, le psychisme humain.

La réponse initiatique à cette crise, donnera donc naissance à la SOCIETE INITIATIQUE, le contenu le plus pertinent de la RENAISSANCE AFRICAINE.


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Jeudi 4 juin 2009

LE SYMBOLISME DE LA SOURCE

 

Par

 

JP. KAYA

 

 

AVANT PROPOS

 

         A l’intention de nos militants et des responsables des Fédérations de notre Parti, qui sur le terrain, dans différents pays africains, sont confrontés à l’absurde et à des difficultés qui paraissent insurmontables, j’avais décidé de créer une école du Parti, représentée depuis peu par un blog, que nous avons baptisé THOT ACADEMY. Ce blog sera alimenté progressivement par des textes qui soit existent déjà, mais sont dispersés à travers les forums de notre Parti, soit, restent à écrire : c’est ce que je m’efforce de faire régulièrement dans « rubrique Pédagogie Initiatique »  du blog Révolution Africaine, avec l’espoir, que les membres du Bureau Politique de notre Parti se joindrons à moi pour que notre effort commun devienne une véritable source d’inspiration pour tous les Serviteurs de la Maât.

 

 

INTRODUCTION

 

        Pour un adepte de l’initiation, c'est-à-dire un serviteur de la Maât, la nature est un véritable livre vivant, ouvert, où il peut tout apprendre et tout connaître, jusqu’à percer les mystères mêmes de la Création, sans l’intermédiaire d’un  instructeur, à condition de maîtriser le savoir initiatique et notamment, le symbolisme.

  Lorsqu’il observe par exemple une araignée en train de construire une toile aux dimensions parfaites, avec un fil qu’il a lui-même secrété, cela le conduit à méditer sur le Créateur de l’Univers, et à découvrir comment il  a émané  la Création à partir du Néant. Lorsqu’un Serviteur de la Maât, rencontre un escargot, celui-ci  interpelle son esprit sur une vérité transcendante. Car l’escargot nous fait penser au Créateur, exactement comme dans la conception africaine du monde, où après avoir créé le monde, Il ne s’est pas retiré de celui-ci, mais continue à l’habiter, comme l’escargot, qui porte sa maison sur son dos.

 

I - OBSERVATION : LA SOURCE EST SYMBOLIQUEMENT

        LA MANIFESTATION DE L’ESPRIT DIVIN

 

 

         Lorsqu’un Serviteur de la Maât, contemple une source, ses capacités mentales le mettent en face  d’un phénomène qui exprime la puissance même de l’esprit divin. S’il est suffisamment réceptif et spirituellement évolué, en regardant la source, il peut sentir se produire en lui-même un phénomène semblable. Il sentira couler dans son for intérieur la Force Vitale Elle-même. En effet qu’est ce qu’une source ? Certes, il s’agit de l’endroit précis où naît un cours d’eau.

 Imaginons que quelqu’un de malveillant, vienne y déposer des ordures, ou même du poison. Pendant un certain temps, il est clair, que la source sera inutilisable, car empoisonnée. Impossible de venir y puiser son eau. Mais ce que l’Initié sait, c’est que par sa propre dynamique, la source va progressivement rejeter au loin toute la pollution engendrée par la malveillance. Ce, quel que soit le temps qu’il faudra pour nettoyer l’endroit. Elle possède en effet une capacité d’auto-nettoyage.

         La source fonctionne ainsi comme le soleil, à sa manière, elle rayonne. Par ce rayonnement, elle repousse  très loin tous les obstacles, tous les déchets, qui tenteraient de l’empêcher de s’exprimer. Cette force qui lui permet de rejeter au loin tout ce qui fait obstacle à sa nature profonde, c’est précisément le symbole même de la Nature Divine : le désintéressement.

 

II- APPLICATION

 

        Lorsqu’un Serviteur de la Maât, est parvenu à laisser la Nature Divine s’installer en lui,         il crée ainsi une source en lui-même. Alors, rien ne peut  plus le salir, ni l’arrêter.  Car cette Nature agit et s’exprime comme une source, ou mieux encore comme le soleil lui-même, qui n’est qu’une source géante. Dans les textes précédents, j’ai  déjà expliqué comment mettre en place les conditions d’expression en soi même de cette Nature Supérieure. C’est poser en réalité la question de l’évolution spirituelle, que nous pouvons ramener ici, à quelques principes de base.

         Pour que  la Nature Divine daigne s’incarner dans l’Homme, ou s’éveiller dans son psychisme, celui-ci, doit poser la pureté comme base de sa vie quotidienne, autrement dit  sa conduite doit être fondée sur le désintéressement : qualité fondamentale de la Nature Divine.  C’est ce mimétisme, si on peut dire, qui va  éveiller, ranimer la Nature Divine dans le psychisme de l’Homme, puisque nous avons reconnu que Dieu n’a jamais quitté sa propre Création depuis qu’il l’a créée.

 

III- MORALE

 

        Dans la vie quotidienne, et ordinaire, et à plus forte raison, dans la vie spirituelle,  l’Homme rencontre nécessairement une opposition qu’il déclenche chez autrui, dès qu’il souhaite  atteindre des objectifs qui sortent de l’ordinaire. Les Initiés estiment que, lorsqu’un individu prend conscience que la vie habituelle qu’il mène est en opposition avec  son épanouissement spirituelle, et qu’il décide de changer de cap, il déclenche d’abord en lui-même des forces opposées, représentées par sa propre nature inférieure, mais c’est aussi le cas des personnes qui composent son environnement social. Il se heurte ainsi à l’incompréhension, à la réprobation, à la malveillance, à la médisance, à la trahison, à la mauvaise foi et à l’irrationalité.

        Notre Parti, dont l’idéologie est la Maât,  rencontrera nécessairement tôt ou tard, les mêmes difficultés.  Mais si  les Serviteurs de la Maât,  connaissent parfaitement l’enseignement de THOT, (DJEOUTI de son nom africain), le Maître de tous les Maîtres de l’Initiation, et Gardien des secrets du ciel.  S’ils travaillent avec abnégation à faire jaillir dans leur psychisme, la source, qui représente la Nature Divine Elle-même, alors, ils deviendraient inaccessibles, intouchables, rien ne pourrait les déstabiliser, ni les salir, ni les décourager. Parce que  l’expérience de cette source qui agit au-dedans d’eux-mêmes, les ferait vivre dans une félicité impossible à perturber.

 Car, elle transforme aussi leur volonté en puissance, leur intelligence en Sagesse, et leur affectivité en Amour Impersonnel et universel.

 

Il n’y a pas de Vérité supérieure à la Maât. La Maât Seule est l’Unique Vérité

 

VIE, FORCE, SANTE

 

       

Par JP KAYA - Publié dans : Pédagogie initiatique
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Mardi 26 mai 2009

A PARAITRE EN JUILLET 2009

  

« L’ADIEU A LA MODERNITE »

 

Prolégomènes à la Maâtisation du Monde

 

 

Par

 

JP. KAYA

 

 

PRESENTATION

 

 

            La Modernité[1] est un concept engendré par une époque historique déterminée, appartenant à l’histoire de l’Europe occidentale. Cette époque va de la prise de Constantinople par les Turcs à la Révolution française[2]. Soit de 1453 à 1789. C'est-à-dire plus de trois siècles, qui ont vu se transformer radicalement la civilisation européenne sur tous les plans : intellectuel, artistique, social, économique, politique, juridique et religieux. Cependant, bien que la périodisation historique voie dans la Révolution française la fin de cette époque extraordinaire pour l’Europe, en réalité, la période contemporaine demeure totalement imprégnée par l’héritage de la Modernité. Elle est non seulement son prolongement, mais aussi sa routinisation.

            Or, il semble que cette culture moderne soit aujourd’hui sur le déclin, car parvenue au bout de ses ressources mentales. On considère ainsi désormais  la Postmodernité comme une alternative pour la dépasser. Ainsi, en occident même, la critique de la Modernité a déjà été ouverte[3]. Même si, cette critique n’est pas allée jusqu’à répudier la Modernité,  dans la civilisation occidentale actuelle, nous allons montrer que l’analyse objective de cette culture met en lumière sa responsabilité fondamentale dans les  dysfonctionnements les plus dangereux de la société néolibérale. La crise financière actuelle que traverse le capitalisme, est une crise sociétale et systémique, dont la genèse doit être recherchée dans l’identité de la Modernité. L'équilibre même de notre biosphère est mis en danger par le mode de consommation engendré par les valeurs de la Modernité. Loin de proposer un dépassement de la Modernité, la Postmodernité n’est que l’hypertrophie de cette dernière, que Lipotvesky définit comme un procès de la personnalisation[4], autrement dit un surdéveloppement de l’ego, une transformation de l’individualisme en égoïsme comme le craignait déjà du Durkheim.

            Quoique A. Touraine, ait proposé la meilleure définition de la Modernité, comme étant l’action que toute société est capable d’exercer sur elle-même pour échapper à la caducité, nous affirmons que chaque société est en mesure de trouver cette capacité dans son propre code culturel, sans pour autant s’occidentaliser, autrement dit s’aliéner en adoptant l'individualisme comme idéologie. Aussi, est-il pertinent de poser aux élites africaines, qui ne jurent que par la Modernité, laquelle leur apparaît comme le salut même de l’Afrique, une question d’honnêteté intellectuelle. Que faire de la Modernité, alors qu’il est question pour l’Humanité d’en sortir dès maintenant ?
            Nous prenons donc la responsabilité de dire adieu à la modernité. Elle n'a pas démerité, mais elle ne représentait qu'une époque de l'Histoire humaine. Un nouveau paradigme est prêt à la supplanter et dépasser ses lacunes: c'est la maâtisation, qui donnera naissance à la Société Initiatique.

 

 

TABLE DES MATIERES

 

PREFACE

 

INTRODUCTION

 

CHAPITRE I. FONDEMENTS NORMATIFS DE LA MODERNITE

 

1-      Antécédents historiques

2-      L’individualisme

3-      Le capitalisme

4-      Le triomphe de la Raison

5-      Le renouveau de la pensée et des Formes artistiques

6-      L’invention du modèle libéral

 

CHAPITRE II. LE CONCEPT DE LA MODERNITE : LA RATIONNALISATION DU MONDE

 

1-      Une économie en expansion permanente

2-      Une société atomisée et un Homme solitaire

3-      Une société fondée sur le travail et l’efficacité

4-      La foi dans la puissance de la rationalité et les pouvoirs de la science

5-      Le procès de la personnalisation

 

CHAPITRE III. CRITIQUE DE LA MODERNITE : LE DESENCHANTEMENT DU MONDE

 

1-      Critique du droit

2-      Critique de l’Etat

3-      Critique de l’économie politique

4-      Critique de la pensée scientifique

5-      Critique de la religion

6-      Critique de la démocratie

 

CHAPITRE IV. SORTIE DE LA MODERNITE : A LA RECHERCHE DU PARADIGME PERDU. INTRODUCTION  A LA MAATISATION DU MONDE

 

1-      La vanité d’être un « Moderne »

2-      « C’est quoi même être primitif ? »

3-      Le problème posé à l’Etre par la Société Moderne

4-      « Le bûcher des vanités » ou la dernière crise du capitalisme

5-      Principes de base du processus de maâtisation appliqué

 à la société et au Monde

 

CONCLUSION

 

POSTFACE

 

 

 

 

 



[1] LEFEBVRE (H) ; « Introduction à la Modernité » ; Editions de Minuit, Paris, 1962.

[2] CHENAUX (J) ; « De la Modernité » ; Maspero/La Découverte, Paris 1983.

[3] TOURAINE (A) ; « Critique de la Modernité » ; Grasset, Paris, 1992.

[4] LIPOTVESKY (…) ; « L’ère du vide. Essai sur l’individualisme contemporain »

Par JP KAYA - Publié dans : Publications
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Mercredi 6 mai 2009

RENAISSANCE AFRICAINE ET CONSCIENCE HISTORIQUE

 

 

Par

 

JP. KAYA

 

 

 

        L’option, ou l’attitude qui consiste à demander ou à conseiller aux Africains, d’oublier leur passé pour ne regarder que l’avenir, (sous-entendu, pour faire preuve de noblesse en refusant de s’abaisser à rendre les coups, pour apparaître, ou  pour donner un signe clair de maturité, et de grandeur), relève du lapsus calami.

 

 Cette attitude trahit en effet un conflit intérieur impossible à juguler de la part des anciens négriers et colonisateurs. Elle signifie, que l’on continue à regarder les Africains comme de grands enfants, pas encore matures. En même temps, conscients du mal qu’on leur a fait, on craint leur réaction, mais on a conscience que l’heure n’est plus aux rapports coloniaux ou  esclavagistes.

        Or, les Africains ne peuvent pas oublier ou ignorer leur passé. Pas, parce qu’ils ne veulent pas, mais tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas. Car, ils portent ce passé profondément inscrit en eux-mêmes. Mais ce refoulement d’un passé hautement traumatique, les expose à un retour du refoulé qui rend leur conduite imprévisible, parce qu’il a dévasté au préalable leur esprit et provoqué un dysfonctionnement de leur personnalité. Résultat, il y’ a un problème nègre, que toute l’humanité a l’obligation de connaître et de traiter sous peine de se retrouver dans un avenir proche, dans des tourments pires que ceux  qu’inflige l’Enfer aux damnés.

 

        Toutes les violences, les dominations, les humiliations, qu’un certains nombre de peuples (Arabes, et Européens) ont infligé aux Africains, ont atteint gravement le psychisme et la dignité du peuple africain. L’Homme Noir s’en est trouvé castré, et les conséquences qui en ont résultées, constituent précisément des obstacles à la Renaissance Africaine. Par ailleurs, les peuples désignés ci-dessus continuent à se  comporter aujourd’hui encore sciemment ou non comme des ennemis de l’Afrique. Ainsi, leur attitude, leurs relations personnelles, économiques, commerciales et politiques avec l’Afrique et les Africains, constituent de véritables obstacles à la Renaissance Africaine, à cause de l’hypocrisie et du cynisme qui les caractérisent.  Mais pourquoi  une telle permanence dans la nuisance ?

        En fait, cette attitude n’est que le prolongement à travers les millénaires d’une manipulation des textes sacrés du monde abrahamique, desquels des théologiens, des exégètes et des savants ont tiré « le mythe du Nègre maudit », qui diabolise l’Homme Noir et le refoule hors de la civilisation, jusqu’ à la périphérie de l’Histoire. Le résultat de ces manipulations a engendré historiquement la Traite négrière et la Colonisation, et à l’époque contemporaine, le racisme anti-Noir et l’africanisme eurocentriste sur le plan intellectuel. Les Noirs du monde entier, font quotidiennement dans leur vie personnelle l’expérience cruelle d’appartenir à une race dont quelques peuples irresponsables ont décidé par pure distraction, qu’elle était maudite. Senghor nous interpelle à ce propos.

        « Réveillez-vous un matin : Noir. Noir et nu. Noir et colonisé, dans le saisissement d’être vu par le regard corrosif du Blanc. » écrivait-il. Si l’on parvient à prendre la mesure de cette situation, on supputera alors la puissance du ressentiment qui anime le Nègre.

        Conscients de ces faits, en l’an 2000, les responsables politiques africains ont décidé qu’il était temps de lancer un mouvement panafricain pour réhabiliter le peuple Noir : la Renaissance Africaine. Mais sans un état de lieux précis et rigoureux, sans une analyse préalable approfondie de la situation actuelle de la communauté africaine, et de l’héritage de l’Afrique, une telle initiative, comme tant d’autres mises en œuvre par l’Afrique postcoloniale, encore aliénée, ne pouvait que s’enliser.

        La Renaissance implique une deuxième naissance, à partir d’un héritage et d’un patrimoine qui nous appartient. Dans notre cas, elle impose de faire la démonstration que toutes les affirmations et toutes les théories tirées de la manipulation des textes sacrés du monde abrahamique pour asservir le peuple Noir, ne sont que des mensonges et des lubies. Nous avons le devoir dans ces conditions, de donner la preuve que notre héritage historique est porteur d’un projet capable non seulement de nous sauver nous-mêmes, mais aussi toute l’humanité. Une telle initiative pour toucher et mobiliser la conscience historique des Africains, doit être menée par les Africains seuls. Et surtout pas avec l’aide de négriers déguisés qui aimeraient se faire passer pour des sauveurs de l’Afrique.

        Or, avions nous dit tantôt, que pour réussir cette Renaissance, il faut avant tout surmonter ou briser les obstacles qui se dressent devant nous. Ces obstacles sont représentés par l’attitude des peuples qui consciemment ou inconsciemment veulent maintenir sur la communauté africaine leur pouvoir. Ils le peuvent, parce qu’ils disposent d’un instrument qui reproduit et prolonge la traite négrière et la domination coloniale : c’est la société postcoloniale. A tous les niveaux, l’organisation (économique, monétaire, politique, sociale et culturelle) de cette société travaille contre les Africains et contre les intérêts vitaux et stratégiques de l’Afrique. La société postcoloniale avions-nous déjà dit ailleurs, s’oppose à l’épanouissement des citoyens africains et au développement de l’Afrique elle-même. Cette société organise et perpétue la faiblesse, la corruption et la médiocrité de la communauté africaine.

        Ainsi, il est inutile de rêver de la Renaissance Africaine, sans un démantèlement complet de cette société. Mais décider d’organiser la liquidation de cette société, c’est accepter de poser un acte révolutionnaire authentique de dimension historique. Donc, il ne peut y avoir de Renaissance Africaine, sans une Révolution Africaine préalable.   La question de la méthode, c'est-à-dire, celle de savoir comment doit se dérouler cette rupture, a déjà été sommairement traitée dans « Le Manifeste de la Révolution Africaine », elle sera approfondie dans le Tome III de la Théorie de la Révolution Africaine : « Mode opératoire », notre prochaine publication.  Dans ces textes, nous montrons que, bien qu’ayant pris conscience de la gravité et de l’urgence de la situation actuelle de la communauté africaine, nous ne choisissons pas pour autant la politique du pire : la violence aveugle.  Nous optons pour une révolution démocratique, mais dont la finalité sera néanmoins la liquidation totale de la société postcoloniale.  Ce qui privera les peuples ennemis de l’Afrique, car constituant par leur attitude un obstacle à la Renaissance Africaine, du moyen de perpétuer leur pouvoir sur la communauté africaine.

        Par ailleurs, que faire du vide laissé par la disparition de la société postcoloniale ? Cette question impose de réfléchir sur le contenu de la notion de  Renaissance Africaine, elle même. De notre point de vue, étant donné les prémisses que nous avons posés, la Renaissance Africaine, ne peut être un simple assainissement des structures de la société postcoloniale. Il ne peut pas non plus s’agir uniquement de s’appliquer à moderniser, c'est-à-dire rationaliser le fonctionnement de la société africaine postcoloniale. Malgré le léger intérêt que nous offre cette perspective, cela ne pose ni la question de la nature de la crise africaine, ni ne constitue une réponse appropriée à cette crise.  Il faut être révolutionnaire.

        Si, nous sommes parfaitement cohérents  avec  nous-mêmes,

si nous ne craignons pas de déclencher l’hilarité générale et la moquerie, en affirmant  que par les ressources de la Raison, nous sommes capables de tirer de l’héritage africain, un Mode de Production totalement novateur, et une idéologie qui nous permettraient de mettre en œuvre un projet de société, capable de sortir l’humanité de la préhistoire de la conscience humaine, alors, rien ne sert d’appeler de tous ses vœux la Renaissance Africaine, car dans ce cas précis, nous ne ferions que masquer notre profonde aliénation. Et nous nous mentirions à nous-mêmes.

        La Renaissance Africaine se résume en effet à une équation très simple. Il s’agit, de répondre en trois temps avec la ressource fondamentale de l’héritage africain, la MAAT, à la situation actuelle du Nègre. Une telle réponse est de nature à reconstruire l’identité, la personnalité et la dignité de l’Homme Noir.

 

        a)-Pratiquer la Maât pour combattre l’aliénation afin de  faire éclore dans le psychisme du Nègre la mentalité pharaonique, pour l’inciter à se réapproprier la totalité de son héritage historique et culturel ; puis de se manifester comme un bâtisseur, un entrepreneur et un conquérant dans le monde.

 

        b)-Pratiquer la Maât pour rétablir le fonctionnement normal de la personnalité africaine, et mettre fin à la crise africaine.

 

         c)-Utiliser la Maât pour construire une nouvelle société africaine : la Société Initiatique, pour supplanter la société postcoloniale. A noter que cette Société Initiatique ne s’oppose en aucune façon à la rationalité, mais uniquement pour parler comme Pareto aux  dérivations de la société moderne. La Renaissance Africaine revient ainsi à bâtir, suis generis, la Société Initiatique.

 

        En définitive, pour se débarrasser de son passé traumatique l’Homme Noir, est dans l’obligation d’opter pour une rupture révolutionnaire. Celle-ci est dirigée en priorité contre la société africaine postcoloniale qui représente le point faible et aveugle de la communauté africaine. Ensuite cette révolution sera dirigée  contre certains acteurs de la scène internationale et  les systèmes de pensée qu’ils ont mis au point dans l’intention d’aliéner, puis d’asservir le Nègre. Enfin, celui-ci,  doit se tourner avec assurance vers son héritage historique, qui contient un projet de société capable non seulement de le guérir de son aliénation, mais aussi de lui offrir une nouvelle formation sociale qui apportera à l’humanité elle-même, une nouvelle expérience de civilisation.

 

 

JP. KAYA

 

Vie, Force, Santé.

         

       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par JP KAYA - Publié dans : Théorie de la révolution
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Samedi 2 mai 2009
 

FONDEMENTS SPIRITUELS DE LA REVOLUTION AFRICAINE

 

Par

 

JP. KAYA

 

 

Un adepte de l’Initiation m’a posé une question sur le forum du blog « Révolution Africaine » il y’a environ deux mois. A cette question je n’ai apporté aucune réponse jusqu’ici. Or il s’agit d’une question essentielle qui interroge la légalité et même la légitimité de la démarche intellectuelle qui fonde mon discours et mon projet. Cette personne voulait savoir en un mot, si j’avais réellement eu une expérience initiatique, et si par conséquent, certaines qualités ou certains pouvoirs ont pu germer dans mon psychisme. Cette question m’a déjà été posée plusieurs fois, et à part quelques amis très proches, je n’ai jamais jugé utile d’apporter un début de réponse aux autres. Pourquoi ? Parce que nous vivons à une époque tellement matérialiste, et les gens que l’on rencontre sont si individualistes et incrédules, tournés vers la recherche des plaisirs si éphémères, que c’est perdre son temps que de discuter spiritualité avec eux. Mais il y’ a les autres, ceux sur lesquels doit compter un Serviteur de la Maât. Même s’il n’y a que deux ou trois personnes, il ne faut pas les laisser dans l’incertitude, il faut témoigner, pour affermir leur foi. Mais comme je l’avais écrit dans l’introduction du Tome I de la Théorie de la Révolution Africaine, ceux qui veulent vraiment connaître la vérité, doivent s’attendre à vivre une expérience paranormale, où ils risquent de perdre l’usage de leur Raison. Je préviens le lecteur qu'il risque de ne pas s'en sortir indemne. Mais, je réponds à une question qui m'a été posée.

 

I. COMME TOUJOURS IL Y’A UN REVE AU COMMENCEMENT

 

Cette affaire a commencé au fond de la brousse africaine, dans mon village natal. Je devais avoir autour de quatre ans. Ce qui est certain, c’est que je n’étais pas encore à l’école, et autant que je puisse me souvenir, j’étais si petit que je ne pouvais pas encore m’exprimer correctement. Ce fait est important pour comprendre la suite de l’histoire. Un jour, j’eus un rêve éveillé, je fus en quelque sorte transporté dans une autre dimension. Je me souviens seulement qu’au départ, j’étais dans la maison de ma Grand-mère maternelle.

        Puis, je vis, qu'autour de moi, et aussi loin que je pouvais voir, tout s’était transformé en or massif : les arbres, l’herbe, les maisons, le sol, la forêt elle-même, les animaux etc. Tout cela était imprégné de couleurs d’une splendeur et d’une beauté fabuleuse. Et une lumière indescriptible, semblait sortir bizarrement des entrailles de la terre. Il faut ajouter le spectacle dans le ciel des êtres féeriques qui tournaient au dessus de moi tout en s’adressant à moi. Le spectacle était si impressionnant, que j’étais subjugué, ébahi, cloué sur place. En y repensant, je me dis aujourd’hui, que j’avais été certainement transporté sur le soleil lui-même.

 

          Revenu de ce rêve stupéfiant, je n’ai pu constaté qu’une chose : j’avais radicalement changé. Mais comme cela se passait dans la petite enfance, il me serait difficile de dire, comment j’étais avant cette expérience. Une chose est certaine, après celle-ci, jusqu’aujourd’hui, une sorte d’énergie s’est emparée de mon psychisme. Mais surtout j’ai depuis cette date l’impression de revivre sans fin cette expérience. Curieusement il me suffit de me concentrer sur ce souvenir pour le revivre à tout moment.

Mais à l’époque où il s’est produit, cet évènement avait bouleversé toute ma famille, car personne n’arrivait ni à l’expliquer, ni à lui donner un sens. Par ailleurs comme j’étais encore enfant, je n’arrivais pas moi-même décrire ou expliquer ce que j’avais vécu. On interpréta l’affaire comme si j’avais été victime d’une apparition. Mon père qui travaillait en ville, ne su jamais ce qui s’était réellement passé. Par la suite j’ai regretté que personne n’ait su comment canaliser cette énergie qui me rendait turbulent. Mais cette énergie qui s’était emparée de moi, s’est elle même d’abord transformée en performances intellectuelles à l’école, puis ensuite en besoin pressant de recherche spirituelle, jusqu’à me conduire aujourd’hui à formuler la théorie de la Révolution Africaine. Rétrospectivement, j’en suis arrivé à considérer que cette expérience a certainement modifié radicalement ma perception des choses et le fonctionnement même de mon cerveau. Ainsi, généralement, ce qui est normal pour la plupart des gens, ce qui amuse ou plaît à tout le monde m’ennuie mortellement. Le directeur du département où j'enseignais à la Sorbonne  s’est aperçu de cela  et m’a dit une chose qui me sembla juste : « tu vis dans un état de lévitation sociale permanente».

            Ce n’est pas tout. Ce contact avec le monde divin, a aussi provoqué l’éclosion des qualités spirituelles comme la voyance et la clairvoyance. Un exemple, lors de la dernière élection présidentielle américaine, toute la communauté africaine a cru pendant un long moment que « l’effet Bradley » qui n’est qu’une version du mythe de la malédiction du Nègre, allait finalement faire perdre notre candidat, le Sénateur OBAMA. Car après plusieurs mois de sondages positifs, le choix de Sarah PALIN comme colistière de John Mc CAINE semblait avoir inversé la tendance. Mais à ce moment là j’eus une vision très nette de la victoire d’OBAMA, que j’exposai au Secrétaire Général actuel de notre parti. Un mois plus tard il ne pouvait que constater sa véracité. Je dois simplement souligner que je suis incapable de provoquer par moi-même de telles visions. Elles me sont offertes en quelque sorte gratuitement par la Maât. Mais je suis incapable de les reproduire ou de les provoquer.

 

II. UNE INTERVENTION MIRACULEUSE

 

           Sans aligner ici tous les faits qui sont venus confirmer le premier contact avec le monde invisible, je peux encore évoquer un évènement qui sort vraiment de l’ordinaire, et qui s’est produit lorsque j’avais 5 ou 6 ans.

En Afrique tout le monde le sait, la nuit tombe d’un coup, le moment crépusculaire ne dure pas très longtemps. Un jour en fin d’après-midi, je suis allé avec les enfants de mon village me baigner dans une rivière. Celle-ci a un courant si fort, que les enfants doivent rester le plus près possible de la rive pour ne pas être emportés. Or en cette fin d’après-midi alors que la nuit tombait, je m’étais tout simplement laissé entraîné par le courant, au moment où tout le monde s’était rhabillé et avait pris le chemin du retour pour rentrer à la maison.

Donc, j’étais resté tout seul dans la rivière au moment où la nuit tombait, et en très mauvaise posture. Incapable de lutter contre le courant, la panique me saisit, et j’étais tout simplement en train de me noyer. C’est ici, que se produisit un évènement que je suis obligé de qualifier de supranormal. Alors, que j’étais tout seul, car je pouvais le constater, j’ai senti, très nettement, une main me saisir fermement le bras gauche, et m’entraîner jusqu’à la rive. Sauf, qu’il n’ y avait personne. Sans cette intervention miraculeuse, je serais mort à coup sûr. Cet évènement m’a si bien marqué, que dans les moments de stress, je ressens encore la pression de cette main salvatrice et invisible sur mon bras gauche.

         Là encore, il s’agit d’un premier évènement qui a préfiguré un certain nombre d’évènements de même nature. Devant de tels faits, malgré les affirmations fracassantes et péremptoires des savants, rien ne peut me convaincre de la non réalité du monde divin.

 

III. LA PRATIQUE DE LA MAAT

 

          Lorsqu’un individu est sujet des évènements que je viens de décrire, il est obligatoirement porté à s’intéresser à la spiritualité. Dans mon cas, c’est mon père, qui joua indirectement le premier rôle de pédagogue en initiation. De façon spontanée il s’était imposé une vie mystique. Lorsque j’eus l’âge de 7ans, il décida de me faire venir auprès de lui en ville pour que je puisse poursuivre mon cursus scolaire. Bien que n’étant pas allé plus loin que l’école primaire, Il avait réussi à se composer une petite bibliothèque d’ouvrages initiatiques, qu’il faisait venir de l’étranger. Ouvrages qu’il m’avait néanmoins interdit de toucher et de lire avant d’avoir été au collège. Mais en son absence, pendant qu’il était au travail, j’avais réussi à tout dévorer. Et lorsqu’il me permit à l’âge de 13 ans de les consulter, j’en connaissais le contenu depuis longtemps. Néanmoins, c’est à 17 ans lorsque j’accédai à l’université, que je senti un besoin impérieux de faire partie d’une école initiatique. Un ami que je connaissais depuis le lycée m’aida à rejoindre la bonne école et j’y suis resté depuis.

Au cours de mes études universitaires, j’eus la surprise de constater en moi-même, un après-midi, ce que les hindous appellent l’éveil de la Kundalini, la Force Vitale (le ka de nos ancêtres de l’époque pharaonique) qui alimente et active les centres spirituels de l’Homme. J’ai décris cette expérience que j’ai vécu, dans le tome II de la Théorie de la Révolution africaine. Ouvrage que j’ai consacré à l’étude de la Maât.

C’est la pratique de l’initiation, qui permet à l’être humain, de découvrir le sens de sa vie, de comprendre quelle est sa place dans l’univers, et qu’est ce qu’il doit faire pour se conformer au Haut Idéal que lui propose la science initiatique, afin d’atteindre le plein épanouissement de toutes ses qualités et de toutes ses capacités supérieures, pour permettre à sa Nature divine de s’installer dans son psychisme.

 

           En ce qui me concerne, c’est dès mon premier contact avec le monde invisible, que j’ai reçu une sorte de feuille de route qui s’est gravé dans mon inconscient. Par la suite, il m’a suffit, grâce à la pratique initiatique, d’activer ce programme. Ainsi, je sais ce que j’ai à faire depuis longtemps : point par point, étape par étape. Cette mission, est de définir pour la communauté africaine une pensée opératoire, une idéologie, qui expose de la manière la plus claire une analyse de la situation actuelle de la communauté africaine, puis de concevoir une réponse à la crise africaine. Ensuite de concevoir et mettre en œuvre un projet de société, pour construire une nouvelle société africaine, afin de faire de l’Afrique une puissance qui prendra toute sa place parmi les autres nations.

 

 

Il a été donné à l’Homme des capacités d’une puissance inconmesurable. Les limites qui l’empêchent d’exploiter ce gisement se trouvent uniquement dans sa subjectivité. Mais seule la pratique de la science initiatique lui permettra d’ y accéder et d’utiliser pleinement ces possibilités.

 

 

Il n’y a pas de vérité supérieure à la Maât. La Maât seule est l’Unique Vérité.

 

JP. KAYA

Par JP KAYA
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Nos objectifs

Ce blog a pour but de réflechir sur cette révolution puis de créer un parti révolutionnaire panafricain dans le but de réaliser la Révolution Africaine qui permettra la création d'un véritable Etat Fédéral Africain et d'une nouvelle société africaine fondée sur les valeurs fondamentales de l'Afrique la MAAT. Notre but, est de donner à la Renaissance Africaine un véritable contenu. Il s'agit pour nous d'abord, de rompre avec la société postcoloniale qui est une société africaine malade et corrompue. Cette société ne peut permettre ni le développement de l'Afrique ni l'épanouissement des citoyens africains. Cette société maintient la communauté africaine dans la médiocrité perpétuelle et sous la domination de puissances étrangères. Une rupture révolutionnaire s'impose pour en sortir et pour construire une société africaine viable afin de permettre l'avènement d'une véritable puissance africaine.

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