Réponse à Eyesesso
Monsieur EYESESSO, vous m’obligez à consacrer mon temps à une activité que je déteste
particulièrement : répondre à des attaques personnelles, ce qui oblige à quitter l’exercice de l’esprit critique propre à la science pour l’esprit de critique qui est son contraire. Mais
comme j’ai remarqué que notre communauté est actuellement menacée de basculer dans l’obscurantisme, du fait d’un petit nombre d’individus qui, parce que mal formés, et d’ailleurs maîtrisant très
médiocrement le contenu de l’héritage intellectuel de nos aînés, qui eux, confrontés à une époque très dure : celle de la libération nationale, et à des colonisateurs imbus d’eux-mêmes,
s’étaient protégés d’une carapace, faite d’une éducation, et d’une érudition exceptionnelles. C’est pourquoi, il est urgent, non pas de rompre avec la Renaissance Africaine, ou l’Afrocentricité
qui constitue sa philosophie, mais de purger ce mouvement intellectuel des éléments nuisibles comme vous, qui menacent la communauté africaine de sombrer dans l’obscurantisme intellectuelle.
J’ai lu attentivement votre intervention, qui ne s’intéresse guère au dernier texte que j’ai
publié sur le site Africamaât (Critique de la politique Africaine), mais s’en prend à ma personne pour porter contre moi des jugements moraux totalement inappropriés. Mais, je ne vous
connais pas, et je ne vous reconnais aucune autorité morale ou scientifique, pour évaluer le degré de mon intégration dans la communauté africaine, ou de mon adhésion à l’afrocentricité et à la
Renaissance Africaine.
Je vous souhaite d’ailleurs beaucoup de courage dans la tâche que vous êtes assignée,
d’insulter les élites africaines, parmi lesquelles j’ai cru distinguer le nom du président MANDELA. Je vous fais simplement remarquer qu’en ce qui concerne les intellectuels africains, la
totalité a commencé ses études en Afrique, avant de les poursuivre et souvent de les finir en occident. Puisqu’il faut bien gagner sa vie, certains ont réussi à intégrer les universités
occidentales. C’est d’ailleurs le cas de nos plus grands intellectuels actuels. Et c’est modestement le mien aussi. Quant à juger arbitrairement de leur intégrité et de leur honnêteté, je m’en
garderai bien. Il n’ y a que quelqu’un comme vous, pour s’y aventurer bêtement. Sur le plan intellectuel justement, on ne juge quelqu’un que sur des faits positifs. J’ignore de quels faits
disposez vous lorsque vous vous permettez d’écrire : « Vos références intellectuelles sont majoritairement occidentales ». Et plus loin, « Ce moule occidental,
qui n’est ni plus ni moins que de l’aliénation intellectuelle, transparaît énormément dans vos articles ». Quels articles ? Pouvez-vous les citer ?
Au lieu de spéculer, si vous vous étiez donné la peine de me connaître, par exemple en
visitant le blog (http://révolution.africaine.over-blog.com),de notre groupe de réflexion « RévolutionAfricaine@yagroupes.fr», sur lequel, on trouve un certain nombre de mes écrits, vous
auriez eu de moi un point de vue plus objectif. Mais comme, visiblement il ne s’agit pas de votre but, permettez moi de me présenter. Je suis né au Congo-Brazza où j’ai fait mes études jusqu’à la
licence. Avant de les poursuivre et les terminer en Europe. Ce qui est important à souligner me semble t-il, est le fait que je prétends connaître aussi bien que n’importe qui, l’héritage
intellectuel de tous nos aînés. Ensuite fermement convaincu que notre héritage culturel est capable de répondre puissamment à la crise actuelle de la société postcoloniale et de la communauté
africaine, j’ai conçu une théorie de la Révolution Africaine dont deux tomes sont déjà disponibles. Rappelons quand même, que j’ai eu OBENGA comme professeur d’égyptologie à l’université de
Brazzaville où C. A DIOP lui-même et bien d’autres sont venus régulièrement contribuer à nous sensibiliser à la démarche de l’afrocentricité qui est la notre aujourd’hui. Ainsi pour moi, vous ne
représentez absolument rien.
Contrairement à vous, je ne me plains pas de l’éducation que j’ai reçue. Au contraire, j’ai
l’intention d’apporter à la communauté africaine une contribution que seule l’histoire pourra juger la portée. En effet selon notre puissance mentale, chacun de nous est plus ou moins capable de
se débarrasser de son aliénation. Un exemple ? C.A DIOP justement.
Pour agir comme vous faites sous prétexte de lutter contre l’aliénation des intellectuels
africains, je crains que, étant donné la démarche farfelue que vous utilisez, le plus aliéné de tous ne soit vous-même. Car il est bien connu : il n’ y a qu’un fou qui soit capable de
reconnaître un fou. C’est pourquoi vous voyez des aliénés partout. En tout cas l’arbitraire de votre démarche, le manque de sérieux d’une telle attitude, la méchanceté gratuite que vous répandez,
la division que vous risquez de suscitez dans la communauté africaine, et enfin l’imbécillité de votre initiative, m’obligent à demander aux membres de la communauté africaine de se montrer
impitoyables avec les individus de votre espèce, qui n’apportent rien de positif au projet de la Renaissance Africaine, à part, provoquer des querelles pour attirer l’attention sur eux.
Si vous n’êtes pas capables de contribuer d’une façon ou d’une autre à la Renaissance
Africaine, laissez donc les vrais patriotes africains travailler, au lieu de fabriquer des problèmes imaginaires. Quant à votre traitement insipide et stupide que vous souhaitez me prescrire pour
me guérir de je ne sais quelle aberration, je connais quelqu’un que vous connaissez très bien, qui en a besoin de toute urgence : c’est Monsieur EYESESSO. La seule pratique capable de guérir
notre communauté de la crise de personnalité africaine, qui est la vraie crise non seulement de la société postcoloniale, mais de toute notre communauté, est la pratique de la MAAT. Car elle nous
réconcilie avec ce qu’il y a de sacré dans notre héritage culturel, elle permet de reconstruire notre identité, et de construire une nouvelle société africaine indépendante, puissante et
prospère. J’ai appelé cette société : La Société Initiatique. J’expose le processus de sa construction dans le tome IV de la Théorie de la Révolution Africaine : « L’édification de
la Société Initiatique ». Mais en attendant la publication de ce dernier ouvrage, vous pouvez acquérir chez les éditions MENAIBUC le Tome II de cette théorie intitulé : « MAAT.
L’idéologie africaine ».
Sachez que C.A DIOP, qui était impitoyable avec les fascificateurs de l’histoire africaine,
savait aussi reconnaître qu’il y a toujours eu à toutes les époques des savants de bonne foi. C’est heureusement sur cette base, que nous pouvons continuer à croire en la science et la pratiquer
sereinement. C’est pourquoi la véritable signification de l’afrocentricité est l’aspiration de la communauté africaine à vouloir utiliser de façon optimale ses capacités intellectuelles afin de
maîtriser la totalité des savoirs.
Aussi, ce n’est pas parce que vous terminez par hasard votre intervention par
« Respecter toutes les cultures de l’humanité », après avoir pondu des fadaises, qu’il faut tolérer l’irrationalité de votre comportement. Sachez que nous sommes résolus à tenir la
dragée haute aux individus comme vous qui introduisent la confusion et la division dans la communauté africaine pour le simple plaisir de plaire, au moment où notre environnement est devenu
totalement hostile.
Contentez-vous à l’avenir de commenter strictement les textes des auteurs au lieu de
vouloir les juger stupidement. Vous ferez peut être alors œuvre utile.
JP. KAYA